
Xenia Federova
Bruxelles, dont l’hypocrisie n’a plus de limite, nous trompe une fois de plus. Comme si Poutine allait accepter de payer des réparations ! Voilà des années que Bruxelles abuse et escroque les peuples européens, comme pour le Mercosur. C’est la ruine de l’Europe qui est ainsi programmée en soutenant Kiev de façon inconditionnelle et illimitée, sans l’aval des citoyens qui devront payer l’addition, les garants en dernier ressort.
À l’heure où la France en faillite se dirige à grande vitesse vers une tutelle du FMI, avec des taux d’intérêt qui explosent et alourdissent la charge de nos 3500 milliards de dettes, à l’heure où le pays compte 10 millions de pauvres et avoue ne plus pouvoir aider les automobilistes écrasés par le coût du carburant, à l’heure où l’économie est à l’arrêt avec la guerre en Iran, notre pays se trouve engagé par une décision de Bruxelles qui n’a rien trouvé de mieux que de débloquer un prêt de 90 milliards pour l’Ukraine, dont le remboursement est garanti par de supposées futures réparations russes. La part française est de 17 milliards.
Car pour Zelensky, les caisses sont toujours pleines. Il lui suffit de tendre la sébile.
En clair, Bruxelles parie sur une défaite de la Russie, contrainte à des réparations pour les dommages de guerre. On mesure ainsi le niveau d’hypocrisie de von der Leyen et des dirigeants russophobes qui la soutiennent.
L’Ukraine ne sera jamais en mesure de rembourser et Moscou n’acceptera jamais de casquer. C’est donc l’Union qui devra payer cette folie. Tout le monde le sait.
Et ces 90 milliards sont jugés insuffisants. Plusieurs dizaines de milliards sont déjà dans les tuyaux pour 2027. Le fardeau ukrainien ajouté à la crise énergétique actuelle nous entraîne par le fond.
Comme le rappelle Xenia Fedorova, chroniqueuse russe sur CNews, les citoyens européens ne sont jamais consultés et les fonds versés à Kiev le sont sans aucun contrôle, malgré la corruption démentielle qui sévit dans l’entourage de Zelensky.
Si les contribuables européens savaient combien de villas à 20 millions de dollars ils ont financé à la sueur de leur front, il y aurait une révolution au sein de l’Union.
Rappelons que cette Europe a été vendue aux citoyens des Etats membres comme une promesse de paix et de prospérité. En réalité, elle finance une guerre antirusse 100 % américaine, qui la mène à la ruine. C’est du suicide.
La France, déjà en faillite, est le pays le plus touché par ces largesse d’Ursula von der Leyen et de son complice Macron, qui n’a cessé de brader nos intérêts aux pays étrangers.
En armant l’Ukraine, Macron a désossé notre armée qui n’a plus les moyens de se mettre à niveau. Le coût des intérêts de la dette dépasse dorénavant le budget Défense.
En finançant cette guerre contre le pays le plus puissant d’Europe, cette Russie aux ressources énergétiques inépuisables, l’Union impose aux citoyens européens un engagement financier massif et permanent qui plombe sa compétitivité, alors que la guerre en Iran fait planer une crise économique majeure.
Déjà largement endettée après la crise Covid, l’Union emprunte pour soutenir l’Ukraine.
Et chez nous, tout ce qu’il ne fallait pas faire afin de protéger la France, Macron l’a fait. En dix ans il aura détruit l’industrie, liquidé l’agriculture et tous les services publics. Jamais notre pays n’a connu une situation aussi critique en temps de paix. Ruinée, divisée comme jamais et connaissant une fracture identitaire sans précédent, c’est un de Gaulle qu’il nous faudrait en 2027. Mais il est à craindre que les Français, biberonnés au discours de gauche depuis les années 1980, reconduisent les mêmes qui ruinent le pays depuis 40 ans.
Pour terminer, je cite Xenia Federova :
« L’Europe accepte de lier son avenir financier à une guerre dont elle ne maîtrise ni le rythme, ni l’issue, ni le coût final. »
Autant dire que Bruxelles et ses valets va-t-en-guerre jouent à la roulette russe.
Jacques Guillemain