____________________________________________________________________________________________________

« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

LA FRANCE LIBÉRÉE 2025 - 2026

MÉDIAS DE GAUCHE - Kretinsky, Drahi, Saadé, Niel, Pigasse : des milliardaires comme la gauche les aime

La France est à « droite », les médias … à gauche | A droite fièrement !

Dans le paysage médiatique, saturé de concentrations et d’influences occultes, des esprits chagrins relèveront un certain double standard : Vincent Bolloré, catholique assumé, est le diable incarné qui ose diffuser des idées conservatrices sur CNews, Europe 1 ou le JDD, tandis que Daniel Kretinsky, Patrick Drahi, Rodolphe Saadé et Xavier Niel sont des bienfaiteurs puisqu’ils maintiennent en survie des bastions de la gauche comme Libération ou Le Monde. Ces « milliardaires bienvenus » injectent des fortunes dans des titres alignés sur la doxa progressiste, sans que les cris d’orfraie sur la « menace pour la démocratie » ne retentissent. Deux poids, deux mesures flagrants.

Daniel Kretinsky, le Tchèque à la tête d’EPH (énergie, méchant charbon inclus) et d’Editis, est le champion de cette duplicité. Depuis 2022, il a injecté près de 60 millions d’euros dans Libération : 15 millions en 2022, 12-14 en 2023, 15 en 2024 et 17 millions fin 2025-début 2026, avec rééchelonnement de dette. Le journal, structurellement dans le rouge (30 millions de CA pour 10 millions de pertes), voit son équilibre repoussé à 2028 – un mirage selon les experts. Kretinsky n’est pas actionnaire, ses prêts ne se convertissent pas en capital, et il jure ne pas toucher à la ligne éditoriale. Pourtant, il est perçu comme un « actionnaire de fait » : sans lui, Libé coule. Denis Olivennes, son proche conseiller et ex-patron du titre, parle de « pluralisme ». Traduction : Kretinsky achète une respectabilité en France, où il vise Fnac Darty (OPA lancée en 2026), Casino, Monoprix, et tisse un réseau puissant. Ses médias (Marianne, Elle, Franc-Tireur, T18) montrent un profil libéral-économique, pro-UE, et pro-centrales à charbon – ce qui ne gêne pas Libé dès lors qu’il paie les factures.

Patrick Drahi, lui, a sauvé Libération en 2014 via Altice, avant de le placer en 2020 dans un fonds de dotation pour « garantir l’indépendance ». Des montages fiscaux et la revente du siège (78,7 millions) ont compensé les pertes. Drahi, endetté jusqu’au cou (Altice), a revendu BFM et RMC à Saadé en 2024. Ses médias restaient centristes ou de gauche modérée, évitant les sujets qui fâchent la bien-pensance. Proche du macronisme, il cultive une image pragmatique qui lui vaut la sympathie de la gauche et de l’extrême-centre.

Rodolphe Saadé (CMA CGM) a pris le relais : rachat de La Provence (2022), La Tribune, Brut, puis Altice Media (BFMTV, RMC). Son empire médiatique explose en trois ans, mais comme il finance des contenus « progressistes » ou neutres, pas de levée de boucliers. Saadé, deuxième actionnaire de Carrefour en 2025, diversifie sans heurter la doxa.

Xavier Niel (Free) complète le tableau : via des fonds, il a sanctuarisé Le Monde (cession de parts à un fonds indépendant en 2023-2024 après rachat des parts Kretinsky). Contrôle indirect sur Télérama, L’Obs, etc. Image de « Robin des pauvres » high-tech, il évite les soupçons d’influence brute.

Mathieu Pigasse est courtisé par la gauche intellectuelle et politique. Ce banquier d’affaires, devenu milliardaire grâce à la finance de marché et aux privatisations, a su se draper dans une aura de progressisme qui fascine les élites parisiennes. C’est chez Rothschild & Cie, puis à la tête de Lazard France, que Pigasse s’impose comme un roi des fusions-acquisitions, une formidable machine à cash. Il orchestrera des opérations fort juteuses avec une froideur chirurgicale, licenciant des milliers d’employés au passage, comme lors du rachat d’Alstom énergie par General Electric, une opération  calamiteuse (licenciements massifs, perte de savoir-faire français) dans laquelle a trempé Macron, alors ministre de l’économie de Hollande. Pigasse se présente en « sauveur » de l’industrie française, un discours qui séduit la gauche, jusqu’aux syndicats. De François Hollande à Emmanuel Macron, en passant par des figures de la gauche intellectuelle comme Bernard-Henri Lévy, Pigasse collectionne les amitiés influentes. La gauche, qui dénonce habituellement les « lobbies », est hypnotisée par son « charisme ». Il est l’ami de Jean-Luc Mélenchon (qui l’a reçu chez lui) et celui des patrons du CAC 40. Chemises ouvertes, interviews dans Paris Match, apparitions dans les festivals, ami du show-biz, mécène des think-tanks de gauche, il est le milliardaire « sympa », celui qui cite Bourdieu et pose avec le Tout-Paris de gauche, tout en conseillant des milliardaires. Défenseur des droits LGBTQ+, mécène des arts, ami des médias « engagés », Pigasse finance Le Monde, achète L’Obs, et se pose naturellement en rempart contre l’ « extrême droite ». La gauche fait semblant d’ignorer que l’empire du milliardaire repose sur les mécanismes éculés de la grosse phynanz prédatrice : optimisation fiscale, spéculation, et concentration du pouvoir.

Quant à Vincent Bolloré, la gauche hurle au fascisme médiatique. Des collectifs comme « Stop Bolloré » le traquent, Mélenchon appelle à la « vente à la découpe » de l’empire du mal. Pendant ce temps, Kretinsky, avec ses centrales polluantes, ou Drahi/Saadé/Niel avec leurs concentrations massives : silence radio. Pourquoi ? Parce qu’ils ne discutent pas le consensus dominant : immigration ouverte, wokisme, greenwashing. Libération, sous perfusion Kretinsky, lance des campagnes contre le « terrorisme masculiniste » via son enquête du 6 mars 2026 sur l’ « incel » (célibataire involontaire) Timothy G., premier visé en France pour « menace misogyne radicale », en ignorant superbement d’autres radicalités plus massives tels que l’islam(isme) ou le gauchisme.

Cette sélectivité révèle le vrai enjeu : la concentration (10 milliardaires contrôlent 80 % des médias) n’est un problème que si elle sert la « mauvaise » idéologie. Kretinsky, Niel, Saadé, Drahi achètent du réseau et de l’image en renflouant la gauche moribonde. Ces milliardaires sauvent les titres qui les protègent des critiques : c’est de bonne guerre. Bolloré pour sa part ose défier le narratif dominant et devient l’ennemi public. Tant que les fonds coulent vers les bons camps, l’indépendance est un slogan creux. Avec 2027 en ligne de mire, cette tolérance sélective pourrait craqueler si ces « sauveurs » pivotaient, ce qu’à Dieu ne plaise…

Henri Dubost

Date de dernière mise à jour : 08/03/2026

1 vote. Moyenne 4 sur 5.