« Trop de moyens pour emmerder les gentils, jamais assez pour arrêter les vrais méchants ! Voilà comment je résume le problème de notre pays » écrit Charles Sannat dans son édito.
Je n’accuse aucun gendarme, aucun procureur, ni aucun juge, car la réalité est simple.
Effroyablement simple.
Trop de moyens pour emmerder les gentils, jamais assez pour arrêter les vrais méchants.
C’est un choix.
Il n’y a aucun manque de moyens.
Il y a des choix politiques.
Faire avec les moyens que l’on a c’est le lot de chacun de nous, dans nos vies personnelles comme professionnelles.
Quand on ne peut pas tout faire, on fait des choix.
Pas de problème de moyens pour tuer les vaches
L’État coupable non pas du manque de moyens mais des mauvais choix et des mauvaises consignes.
La France, l’État français a fait le choix de mobiliser des gendarmes pour auditionner les vilains agriculteurs ou de mettre des moyens incroyables pour aller tuer des vaches. Aucun problème de moyens pour tuer les vaches.
L’État a fait le choix de mettre des gendarmes dans les rues pour arrêter ma femme au volant d’une voiture dont le crime (dont je confesse être le responsable c’est moi qui avait oublié de m’en occuper) était un contrôle technique dépassé. C’est mal. Très mal. Là nous avons des gendarmes (et moi une prune de 90 euros d’amende et une fiche d’immobilisation de la voiture tout de même).
Nous avons des fonctionnaires pour vérifier les mandats de vente d’un de mes copains agent immobilier dont 2 ou 3 étaient périmés de 3 semaines. C’est mal. Tellement mal d’ailleurs qu’il a été reçu par le substitut du Procureur pour se faire mettre à l’amende. Aucun problème de moyen ni de temps pour le recevoir tellement c’est grave.
L’État a mis de gros moyens dont des hélicoptères et des drones pour vérifier le pass’ sanitaire et les plages dynamiques…
L’État met de gros moyens pour casser la gueule des Gilets Jaunes avec une chaîne judiciaire qui fonctionne à merveille.
L’État a su créer la Brav-M sans aucun souci de moyens.
L’État a su acheter 100 blindés pour la Gendarmerie mais qui ne sortent jamais les soirs de match de foot qui se terminent en pillages et en émeutes.
L’État a donc trop de moyens pour emmerder les gentils, mais jamais assez pour arrêter les vrais méchants, parce qu’en réalité il ne veut pas emmerder les vrais méchants et juste faire ch** les vrais gentils.
Pas de moyens pour auditionner les violeurs, les assassins, les pillards et ceux qui pourrissent la vie de tous dans ce pays, mais tant de moyens pour un « port illégal » qui existe depuis 40 ans !
C’est peut-être très mal… mais que de moyens pour cette affaire si « sensible ».
Pour les violeurs rien
Beaucoup de moyens pour vous faire payer vos impôts… mais aucun pour arrêter les violeurs.
L’IA et les images satellites pour vous faire payer et déclarer vos piscines… c’est si mal, si grave.
Aucune IA pour les violeurs et les tueurs d’enfants et de grands.
Ne cédez pas au mensonge du manque de moyens. C’est trop facile.
Nous n’en manquons pas.
L’État a décidé d’emm** les vrais gentils et de laisser pourrir la vie des braves gens par les vrais méchants.
Est-ce volontaire ? Est-ce une stratégie ? S’agit-il juste de bêtise ? De manque de volonté politique ? De courage ?
Vous en penserez ce que vous voudrez, mais il y a une réalité.
Trop de moyens pour emmerder les gentils, jamais assez pour arrêter les vrais méchants !
Alors si vous êtes en colère, une colère froide, une colère forte, vous êtes normal.
Ceux qui nous dirigent sont évidemment coupables et responsables des décisions qu’ils prennent.
Ce qu’il faut faire est simple
Il faut concentrer les moyens sur les vrais méchants et foutre la paix aux vrais gentils, même si parfois, même les gentils font des âneries du genre oublier leur contrôle technique, oublier de renouveler un mandat, ou de déclarer ses impôts 10 jours en retard. Il y a aussi celui qui se gare mal, ou celui qui glisse un peu trop vite le stop. Ce n’est pas bien. Mais ce n’est pas violer, tuer ou piller.
Alors que l’État nous foute la paix et s’occupe des méchants.
Entendez-vous la colère qui gronde ?
Nous avons délégué notre sécurité à l’État, nous payons des impôts avant tout pour cela.
Si l’État n’assure plus la sécurité de nos enfants, de nos femmes et de nos vieux, alors je ne veux plus d’État, je ne veux plus d’impôts.
Si l’Etat n’assure plus la sécurité de nos plus fragiles, de nos plus faibles, alors c’est le retour de la loi du plus fort mais surtout, la matérialisation de l’effondrement de l’Etat, de sa faillite.
Plus un Etat, plus un système politique est aux abois, plus il s’en prend non pas aux vrais méchants, mais à tous les vrais gentils.
Ne vous y trompez pas.
Cette situation, la mort de nos enfants, par les viols, par les agressions aux couteaux, ne doivent rien au hasard.
Elles sont les conséquences des choix et des priorités définis par ceux qui nous dirigent et les imposent à ceux qui assurent les tâches de police et de justice.
Il va falloir remettre les choses dans le bon ordre, dans le bon sens avec bon sens et certainement pas avec ceux qui sont responsables de cette faillite totale et du naufrage de toute notre nation.
Afuera.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. »
La Rédaction