LA FRANCE LIBÉRÉE

GUERRE AU MOYEN-ORIENT - quelque 1 500 navires sont "piégés" dans le Golfe, selon l'Organisation maritime internationale

Guerre au Moyen-Orient : 1.500 navires et leurs équipages « piégés » dans  le Golfe en raison du blocus imposé par l'Iran dans le détroit d'Ormuz  (direct)

Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, depuis le début de la guerre, fin février.

Quelque 1 500 navires et leurs équipages restent "piégés" dans le Golfe en raison du blocus imposé par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, a annoncé jeudi 7 mai à Panama un responsable de l'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer. "A l'heure actuelle, nous avons environ 20 000 membres d'équipage et quelque 1 500 navires piégés", a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'OMI, à l'occasion de l'ouverture de la Convention maritime des Amériques dans la capitale panaméenne. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Suivez notre direct.

• Le déploiement du "Charles-de-Gaulle" a vocation à "montrer la crédibilité de la France". Son positionnement dans la région du Golfe doit aussi permettre de "définir un cadre de sécurisation sur le moyen et long terme", selon Sébastien Lecornu, alors que le porte-avions se tient prêt en cas de déclenchement d'une mission pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz.

• Le président Massoud Pezeshkian dit avoir rencontré le guide suprême Mojtaba Khamenei. "Ce qui m'a le plus marqué lors de cette rencontre, c'est la vision et l'approche humble et sincère du guide suprême de la Révolution islamique", a déclaré Massoud Pezeshkian dans une vidéo diffusée par la télévision d'Etat, sans préciser la date de cette rencontre. Mojtaba Khamenei, blessé dans des frappes au premier jour de la guerre qui ont coûté la vie à son père et prédécesseur à la fonction de guide suprême, Ali Khamenei, ne s'est exprimé que par le biais de communiqués depuis sa nomination. Il n'a pas non plus été vu en public.

• La France ne compte pas lever "la moindre sanction" contre l'Iran tant que le détroit d'Ormuz reste bloqué. "L'Iran, ou en tout cas le régime iranien, sollicite de la part des Etats-Unis notamment que, en contrepartie de gestes sur le programme nucléaire qui doit être encadré, (…) des levées de sanctions puissent être décidées (…). Mais il est hors de question que la moindre sanction puisse être levée tant qu'un détroit comme celui d'Ormuz sera bloqué", a déclaré Jean-Noël Barrot sur RTL(Nouvelle fenêtre).

• Un "deal" loin d'être signé. Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a accueilli avec ironie les rumeurs d'accord entre son pays et les Etats-Unis. "L'opération 'T'inquiète, frère' a échoué. Retour à la routine avec l'opération Fauxios'", a-t-il écrit sur X(Nouvelle fenêtre), jeudi 7 mai. Une référence aux articles du média Axios, qui s'appuie régulièrement sur des sources au sein de l'administration américaine. La veille, Donald Trump avait jugé "très possible" un accord de paix avec l'Iran, générant une chute du pétrole et une flambée des places boursières.

Paolo Philippe, Margaux Duguet

Date de dernière mise à jour : 07/05/2026

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