
La violence politique dite « antifasciste » n’est pas un accident, un débordement spontané. Elle s’inscrit dans une configuration intellectuelle.
Les révolutionnaires modernes, les gauchistes ont gagné la guerre culturelle et leur victoire entraîne une dictature politique, sous couvert de démagogie et de démocratie verbale et représentative. La pensée unique gauchiste s’impose.
Le gauchisme se présente comme un adversaire du capitalisme, mais est un instrument privilégié du mondialisme, l’appel à une idéologie mondiale, conclusion logique de la Révolution, laquelle se gorge du sang des humains, parce qu’elle est religieuse avant d’être politique.
En effet, la Révolution est une ré-volution aux cultes du Cosmos, un retour cyclique aux cultes du Cosmos, dans lesquels les êtres humains étaient sacrifiés. La dictature culturelle démocratique occulte cette explication de la violence moderne. L’implication politique de ces cultes est le cosmopolitisme, le politique lié aux cultes du Cosmos, la réunion des particuliers en un Grand Tout, la métaphysique de l’Un ou monisme. Pour les initiés, c’est le principe même de l’initiation. Cette métaphysique de l’Un fournit le lien « religieux » entre le gauchisme et le mondialisme.
Le mondialisme est « religieux » avant d’être politique, c’est pourquoi le gauchisme l’accompagne.
Dans la logique de la Révolution et de la Démocratie, les mondialistes veulent faire la table rase révolutionnaire de toute opposition aux dogmes modernes révolutionnaires : la métaphysique moniste, le cosmopolitisme, les Droits de l’Homme, l’immigrationnisme, le multiculturalisme, l’idéologie du genre, l’avortement, l’euthanasie, le réchauffement climatique anthropique, la vaccination, le transhumanisme …
Nous n’avons plus le droit de critiquer l’un de ces dogmes, sous peine de mort sociale, ou même de mort physique. Les communistes, les nazis, avaient les mêmes exigences, opéraient de la même façon, sauf qu’en plus, ils enfermaient les opposants dans des camps.
Le mondialisme sera obtenu par la force, ou par le consentement, ou par un lavage de cerveau généralisé. Les politiques préparent le chaos par tous les moyens possibles, guerre civile, guerre mondiale… Les gauchistes exercent un lavage mental et obtiennent un relatif agrément populaire. Ils déploient une violence ponctuelle contre les dissidents et résistants qu’ils traitent de fascistes, racistes, nazis, extrême droite, complotistes, conspirationnistes, homophobes, xénophobes…
Les gauchistes et le pouvoir en place délèguent la violence à des bandes organisées, préparées, et aguerries au combat de rue, les antifas, les Black Blocs, véritables milices fascistes.
Les gauchistes ne reculent devant rien pour museler toute opposition et dicter leur idéologie à multiples facettes : perturbations des manifestations, injures, inversion accusatoire (c’est l’extrême droite qui commettrait les crimes politiques en France…). Bruno Gaccio, LFI, insulte Quentin : « C’était un gros connard. Comment ? C’était un néo-nazi qui faisait des entraînements dans les bois, et qui passait son temps à se battre », mensonges délibérés (selon le journal l’Humanité, les militantes de Némésis ont formé un appât pour tendre un piège aux antifas… Sur France info, Erwan Lecoeur affirme que 10 % des taulards sont membres du RN). Et les médias mainstream relaient ces contrevérités et autres calomnies.
Les antifas et les gauchistes ne nous tuent pas parce que nous sommes nazis et fascistes, ils nous traitent de nazis et de fascistes pour pouvoir nous tuer (tuer socialement ou physiquement).
Pierre Drieu la Rochelle, écrivain français, collaborateur, (1893-1945), prévenait dans Gilles, publié en 1939, : « Se déclarer antifasciste dans un pays où il n’y a pas l’ombre de fascisme, c’est évidemment la seule façon d’amener celui-ci à la vie ».
André Malraux, écrivain français (1901-1976), écrivait : « Les fascistes, au fond, croient toujours à la race de celui qui commande ».
Dans Lettres luthériennes, publié en 1976, Pier Paolo Pasolini, philosophe italien, (1922-1975), prophétisait : « Cette civilisation de consommation est une civilisation dictatoriale. En somme, si le mot de fascisme signifie violence du pouvoir, la société de consommation a bien réalisé le fascisme… Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle anti-fascisme… »
Winston Churchill n’aurait jamais prononcé cette phrase qu’on lui attribue : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes ».
Mais l’esprit de toutes ces citations transparaît. Les antifas d’aujourd’hui sont les véritables fascistes. Le fascisme, c’est la violence pour soumettre des idées. Nul doute alors que les milices antifas gauchistes, à la solde de Mélenchon et de Macron, pour le triomphe du mondialisme, sont fascistes… et protégées par le pouvoir.
Le gauchisme doit beaucoup à la guerre culturelle théorisée par Antonio Gramsci, et à l’École de Francfort, fondée en 1933 pour combattre le national-socialisme et lui opposer le cosmopolitisme. Ses auteurs les plus importants sont Theodor Adorno, Erich Fromm, Léo Löwenthal, Wilhelm Reich, Jürgen Habermas, Herbert Marcuse.
L’École de Francfort, école juive, accuse l’Occident d’être responsable du national-socialisme et de l’antisémitisme. Elle se trompe parce que le national-socialisme est révolutionnaire, parce que la Révolution est une guerre antichrétienne menée par les francs-maçons, qui sont des initiés orientaux, donc des ennemis de l’Occident. Dans l’ordre chronologique, les initiés orientaux sont les gnostiques, les hermétistes, les kabbalistes, les alchimistes, les Rose-Croix et leurs héritiers, les francs-maçons.
Le national-socialisme ne représente pas la civilisation de l’Occident chrétien. Le national-socialisme est une maladie d’une Révolution démocratique dont la responsabilité incombe à l’Orient antichrétien, l’Orient gnostique, talmudique et kabbalistique.
Les nazis ont revendiqué la défense de l’Occident, mais le national-socialisme est oriental, en tant que mouvement révolutionnaire et maçonnique. C’est donc l’Orient qui est responsable du génocide dont les Juifs, les Tziganes, et d’autres ont été victimes. Ce n’est pas l’Occident.
Les intellectuels de l’École de Francfort, plutôt riches, ont quitté l’Allemagne, abandonnant les « petits Juifs » des ghettos à leur triste sort. Ils se dispersent dans le monde entier et forment une diaspora philosophique. Leurs doctrines, véritables diktats culturels, influencent les universités.
Les membres de l’École de Francfort se présentent comme des héritiers des Lumières, de la gauche hégélienne, et du jacobinisme radical. Ils dépassent la lutte antifasciste pour formuler une nouvelle doctrine, la théorie critique ou négativisme.
Le négativisme, anarchisme aggravé, suite du nihilisme, conséquence des Lumières, d’Hegel, est utilisé à des fins politiques. Le négativisme consiste à dire « non » à toute structure ou institution qui crée une culture, parce que, dans la société bourgeoise et capitaliste, la culture devient fasciste.
Le négativisme vise à la destruction de toutes les institutions accusées d’être fascistes. Les institutions, créatrices de culture, contrarient la nature, considérée comme bonne et menacée par l’homme, et sont donc fascistes. Tout y passe. Non à l’école et à l’université, d’où le succès auprès des étudiants. Non à l’industrie. Non à la médecine. Non à la justice… Tout est fasciste.
Il faut donc tout détruire, tout déstructurer, pour « libérer » la société de la bourgeoisie et du capitalisme, coupables de fascisme. Grosse hypocrisie puisque le mondialisme est un capital-socialisme.
L’Occident est fasciste. Les contradicteurs sont accusés de fascisme. Si je critique, je suis fasciste, c’est-à-dire le Mal incarné.
Les marxistes, puis leurs héritiers gauchistes s’inspirent du négativisme pour mener leur guerre contre l’Occident, guerre culturelle, politique, et religieuse, religieuse puisque la tradition de l’Occident est le christianisme.
Le négationnisme entraîne l’élaboration d’une « culture » destinée à mettre fin à la culture classique « fasciste ». Une culture contre la culture. Une culture pour « libérer » l’homme, en réalité pour créer un nouveau fascisme. Fascisme inavoué, car libertaire, afin d’éradiquer la civilisation de l’Occident chrétien, obstacle politique et religieux à l’établissement de la dictature mondialiste voulue par des forces occultes diaboliques. Marcuse illustre cette dictature.
Herbert Marcuse, intellectuel marxiste juif allemand, naturalisé américain (1898-1979), choisit « le camp des faibles, exclus, défavorisés, marginaux et rebelles ». L’idée de tolérance est dévoyée dès lors qu’elle sert la cause de l’oppression. Dans une société de classes, la tolérance « est de facto limitée par la violence légale ou répression et par la position privilégiée occupée par les intérêts dominants et leurs relations ». Le monde administré, qui endoctrine et impose une pensée de l’indifférence, favorise la « neutralisation de la contestation réelle ». Selon la notion marcusienne de « tolérance répressive », la démocratie libérale protège l’oppression. En réalité, une société prétendument tolérante protège les forces dominantes.
Alors Marcuse se réfère à une pratique de la tolérance subversive, liée à un projet d’émancipation. Il faudrait donc retirer la tolérance aux forces jugées oppressives. Retirer la tolérance aux forces jugées oppressives devient légitime. La tolérance cesse d’être un principe universel. Elle devient instrument stratégique. On ne tolère plus tout le monde. On tolère ceux qui vont dans le bon sens de l’histoire. Cette mutation autorise la coercition morale au nom du progrès.
Marcuse n’exclut pas le recours à des formes d’action contraires aux lois démocratiques et justifie la légitimité d’une suspension de la tolérance démocratique : « Je crois qu’il y a un droit naturel de résistance pour les minorités opprimées et étouffées, un droit d’utiliser des moyens illégaux si les moyens légaux se révèlent inadéquats ». Après Mai 68, il insiste sur l’importance de la tolérance discriminante inversée.
Le principe de « tolérance répressive » de Marcuse est à la source de la violence de gauche. Ce principe a généré un basculement de la pluralité des points de vue vers la légitimation de la coercition, un retournement de la discussion démocratique vers la démonisation radicale de l’adversaire, la démolition de l’adversaire.
La génération des baby-boomers soixante-huitards, bonne élève des philosophes de l’École de Francfort, de Marcuse en particulier, a transmis une culture où la politique est guerre morale permanente, l’adversaire n’est plus un opposant, mais un ennemi existentiel, le dissident est suspect, la violence est conceptualisée comme nécessaire et légitime.
Ce paradigme imprègne la gauche radicale. Il justifie des actions d’intimidation ou de confrontation physique, sous le signe de la lutte « antifasciste ». Ces actions peuvent déboucher sur des ratonnades, sur des agressions à quinze contre un. Et qui planifie et orchestre ces assauts gratuits ? L’extrême gauche et non l’extrême droite, très marginale et très peu active.
Ce paradigme s’appelle la polarisation absolue, c’est-à-dire la focalisation exclusive, la concentration formelle et inflexible contre un groupe. Il y a à la fois attraction et obnubilation contre ce groupe.
Dans une telle société polarisée, plus de débat, mais un conflit et une action violente, plus d’adversaire, mais un ennemi catégorique, plus de désaccord, mais une exclusion, plus de politique, mais une guerre morale permanente, plus de règle universelle, mais une morale circonstancielle et spécifique. La violence devient centre de gravité. Le cadre de pensée rend ces violences concevables. Les fins justifient les moyens.
Ce registre prépare le terrain pour les meurtres politiques, comme celui de Charlie Kirk aux États-Unis, et les lynchages de rue, comme celui de Quentin Deranque, à Lyon. L’usage de la violence « par une minorité », alors que l’immense majorité est aliénée, laisse la place à toutes les dérives.
Nous en avons les preuves tous les jours, mais ces dérives échappent aux médias officiels, à la justice, et aux politiques.
Jean Saunier