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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

POLITIQUE - L’affaire Fedorova : comment Macron prépare son coup d’État de 2027

EMMANUEL MACRON

La France bascule. Sous nos yeux, Emmanuel Macron et ses complices organisent méthodiquement les conditions d’un coup de force institutionnel pour 2027. Banque de France, Conseil constitutionnel, Conseil d’État, Cour des comptes… : il ne suffit pas à Macron de placer ses pions aux postes clés de l’appareil d’État. Il s’agit de préparer l’opinion publique à une manœuvre autrement plus cruciale. L’affaire Xenia Fedorova, accusée par la caste politico-médiatique au grand complet d’être un agent de Poutine et de promouvoir en France les thèses du Kremlin, est montée de toutes pièces. Comment utiliser la diabolisation de la Russie pour justifier l’annulation des élections présidentielles de 2027. Comme en 2017 avec l’élimination de François Fillon par le coup d’État médiatico-judiciaire que l’on sait, le scénario est écrit d’avance.

2027 : l’année du grand hold-up démocratique

Qui décide de l’état de guerre ? Macron. Qui contrôle les médias pour marteler la peur ? Macron. Macron, dont le modèle en la matière est l’Ukrainien Zelensky – illégitime depuis deux ans à la tête de l’État –, qui se maintient au pouvoir par la guerre et la corruption systémique. En 2025, le Macron a demandé aux hôpitaux français, via son ministre de la Santé de l’époque, de se préparer à accueillir un flot important de blessés de guerre. Sans préciser de quelle guerre il pourrait s’agir, mais tout le monde a suivi son regard. Coïncidence ? Non. Préméditation.

La date des présidentielles de 2027 n’a toujours pas été publiée, à moins d’un an de l’échéance. Une première sous la Ve République. Pourquoi ce flou ? Parce que le régime attend le bon moment pour annuler le scrutin, comme en Roumanie, où des élections ont été reportées sine die sous prétexte d’ingérences russes… qui se sont révélées bidon.

Xenia Fedorova : le bouc émissaire idéal

L’affaire Xenia Fedorova, c’est l’opération choc psychologique. Une femme, une voix dissidente sur les sulfureux plateaux Bolloré depuis plus d’un an, soudain transformée en « 5e colonne de Poutine » par tous les médias centraux de la République macronienne. Sur toutes les questions-clés que soulève Xenia Fedorova, nos bons journalistes seraient bien en peine de lui apporter la contradiction :

lors pourquoi déclencher cette affaire maintenant ? Parce que les élections approchent, et qu’il faut un ennemi, intérieur et extérieur, pour activer la mise en résonance hystérique des foules. « Françaises, Français, Poutine et ses chars sont déjà dans Paris. La preuve par Xenia Fedorova ! », évidemment.

En 2017, l’affaire Fillon est sortie par Le Canard enchaîné, Mediapart, Libération, Le Monde – la presse alignée du régime – quelques mois avant le scrutin pour éliminer le candidat trop à droite. Trop tôt, et l’affaire aurait fait pschitt. Trop tard, et Fillon aurait été élu président. L’affaire du périscolaire parisien, révélée au grand public une semaine avant les municipales, n’a pas inversé le résultat des élections. Emmanuel Grégoire a été élu malgré l’énorme scandale de pédophilie qui éclabousse toute l’équipe municipale socialiste. Macron a retenu la leçon. L’affaire Fedorova, lancée quelque dix mois avant les présidentielles de 2027, aura le temps d’infuser l’opinion publique et d’y instiller le message voulu : la France est en guerre, contre la Russie. Proclamer l’état d’urgence est une nécessité. On peut s’attendre à d’autres provocations sous faux drapeaux : les systèmes informatiques d’institutions françaises – ministères, hôpitaux, universités… – piratés ? Par les Russes, c’est certain. Vandalisme et incendies criminels sur tout le territoire ? Les Russes, vous dis-je. Les racailles saccagent et pillent nos centres-villes ? Ils sont entraînés en Russie, c’est clair. Le Charles-de-Gaulle doit se replier vers un port français pour un carénage d’urgence ? Un coup des Russes, évidemment.

L’Élysée en première ligne

L’Élysée a lancé l’opération. Le ministre Barrot, la voix de son maître, l’a consciencieusement projetée dans l’espace public. Plenel, efficace second couteau de la CIA en France, l’a relayée. Les autres médias du régime se sont alignés sur le narratif officiel. Accusation ? « Propagande russe sur Cnews ». Une propagande distillée par cette Xenia Fedorova. Remarquons que l’opération pourrait avoir un but collatéral : faire fermer CNews, comme RT France – qui se conformait pourtant scrupuleusement aux lois françaises. Comme C8. Il n’y a pas de petits bénéfices.

Et que fait la « justice » pendant ce temps ? Elle condamne Xavier Moreau et Jacques Baud, qui ont le tort d’analyser la réalité du terrain sans adopter le prisme otanien. Elle les condamne sur simple suspicion, comme au bon vieux temps de la loi des suspects de 1792. Un an plus tard, c’était la Grande Terreur. L’Histoire se répète ?

La collusion PS-Macron : une trahison en marche

Nathalie Loiseau, macroniste zélée, exige via l’UE l’expulsion de Xenia Fedorova. Pourquoi passer par Bruxelles ? Parce que Macron veut une Europe flic, où les opposants sont bannis sans procès.

Jérôme Guedj, du PS, emboîte le pas à Loiseau. On se souviendra que les socialistes ont refusé de voter les motions de censure contre Lecornu, que les candidats PS et macronistes aux législatives de 2024 se sont mutuellement fait la courte échelle, que le parti à la rose a été le meilleur allié de Macron en 2017 pour éliminer Fillon. La collusion PS-macronie dans cette affaire, et une fois de plus, ne surprendra donc pas.

Fedorova porte atteinte aux « intérêts supérieurs de la Nation » !

À propos de Fedorova, Nunez parle dans l’hémicycle de « troubles à l’ordre public » et d’« atteintes aux intérêts supérieurs de la nation » ! Parce qu’elle fait son travail de journaliste ? Alors que 140 000 OQTF ont été prononcées en 2025, mais seulement 15 700 exécutées. Que samedi avant-dernier, des émeutiers ont mis plus de 70 villes à feu et à sang. Des binationaux pour la plupart, facilement expulsables si on leur retire leur nationalité française. Mais non. Le régime préfère laisser pourrir la France plutôt que de froisser le politiquement correct. Xenia Fedorova est infiniment plus dangereuse pour les Français, c’est certain…

La guerre comme alibi

Macron a besoin d’un ennemi extérieur pour proroger indéfiniment son pouvoir. La Russie, diable incarné, est toute désignée. Peu importe que ce soit la première puissance nucléaire mondiale, dotée de missiles hypersoniques inarrêtables. Peu importe que l’Ukraine, sous Zelensky, attaque la Russie en profondeur pour forcer Moscou à commettre la faute capitale, comme en 2022 après huit ans de provocations otano-ukrainiennes. Macron est-il convaincu que, malgré ses menaces, l’ours russe ne bougera pas ? Le pari est effroyablement risqué.

Le message est clair : « Les Russes sont déjà là ! La 5e colonne de Poutine sévit aujourd’hui sur CNews, et demain dans la France entière ! ». Alerte générale. Une psychose savamment distillée pour justifier l’état d’urgence, reporter les élections et écraser toute opposition.

2027 : servitude ou sursaut démocratique ?

Macron et ses complices jouent avec le feu. Ils savent que leur légitimité est nulle, que leur politique a ruiné la France, et que leur seule chance de rester au pouvoir, c’est la guerre et la peur. Après 2017, les Français seront-ils une nouvelle fois dupe ? On peut espérer que non. Mais le réflexe pavlovien anti-russe a été massivement inculqué à la population, à longueur d’antenne…

Henri Dubost

Date de dernière mise à jour : 10/06/2026

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