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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

HISTOIRE - Le procès de Jeanne d’Arc

30 mai 1431 : Jeanne d'Arc est brûlée à Rouen

« Personne au monde, ni roi, ni duc, ni fille du roi d’Écosse, ni qui ce soit, ne peut pas reconquérir le royaume de France, et il n’aura secours que de moi, quoique j’aimasse mieux filer auprès de ma pauvre mère ; car ce n’est pas là mon état… » (Jeanne d’Arc)

À l’issue de son procès en appel,  Marine Le Pen a pris la décision de se pourvoir en cassation pour ne pas devoir mener la campagne présidentielle de 2027 sous bracelet électronique. Est-ce un bon choix ? Il m’est difficile de le dire mais je crains que, lors de la prochaine élection, les médias  occultent  sciemment les programmes des candidats – ou plus exactement les VRAIS problèmes des Français – pour se focaliser sur la condamnation de Marine et des cadres de l’ex-FN. Je vois poindre une campagne qui aurait quelques  similitudes avec celle de François Fillon en 2017. Sitôt connue la décision de Marine Le Pen de maintenir sa candidature, les responsables des partis politiques, de l’extrême-gauche à la droite molle, ont poussé des cris d’orfraie et affiché des pudeurs de vierge outragée. On nous a même resservi, en l’actualisant, une formule utilisée en son temps par François Fillon : « Imagine-t-on le général De Gaulle sous bracelet électronique ? ».

Dès le lendemain, un sondage (1) nous apprenait que Marine Le Pen, malgré la confirmation de sa condamnation, survolait les intentions de vote. Selon les configurations, elle récoltait entre 34 % et 36 % des suffrages, très loin devant ses challengers. Et aussitôt un autre sondage, de BFM-TV, nous apprenait que « près de 60 % des Français désapprouvent le choix de Marine Le Pen de se présenter ». Allez comprendre… Certes les sondeurs passent leur temps à se tromper mais cette manie sondagière n’est pas gratuite : c’est avec des sondages qu’on manipule l’opinion qui, comme chacun sait, est versatile et manque – pour beaucoup – de maturité voire de culture politique.

Le procès de Marine Le Pen me fait penser à un autre procès, ancien et parfaitement injuste, celui de Jeanne d’Arc. Certes Marine ne risque pas la mort mais les attendus et les conclusions de son procès – « un procès qui n’est pas politique » – me semblent aussi contestables que ceux qui ont envoyé la « Pucelle d’Orléans » au bûcher le 30 mai 1431. Faisons un peu d’histoire :

Le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons. Conduite à Arras, elle est vendue aux Anglais le 21 novembre 1430, pour 10.000 livres tournois, payées par les Rouennais. Détenue au château du Crotoy du 21 novembre au 20 décembre 1430, elle est remise aux Anglais. Puis elle est mise entre les mains de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais qui va présider son procès. Cauchon, qui porte bien son nom, accuse Jeanne d’hérésie. Elle est emprisonnée dans une tour du château de Philippe Auguste à Rouen. Jugée par l’Église, Jeanne reste emprisonnée dans cette prison civile, au mépris du droit canonique. En fait, il s’agissait – déjà ! –  d’un procès « politique » dans lequel un prélat, donc un notable, vendu aux ennemis de la France, allait abattre une femme qui défendait son pays. L’enquête préliminaire commence en janvier 1431 et Jeanne est interrogée sans ménagement à Rouen. Le procès débute le 21 février 1431. Cent vingt personnes y participent, dont vingt-deux chanoines, soixante docteurs, dix abbés normands, dix délégués de l’université de Paris. Leurs membres sont sélectionnés avec soin car on veut qu’ils soient dociles. Lors du procès de réhabilitation, Richard de Grouchet dira : « C’est sous la menace et en pleine terreur que nous dûmes prendre part au procès ; nous avions l’intention de déguerpir ». Pour Jean Massieu, « il n’y avait personne au tribunal qui ne tremblât de peur ». Jean Lemaître déclare : « Je vois que si l’on n’agit pas selon la volonté des Anglais, c’est la mort qui menace ». Le tribunal, qui ne sait pas quoi inventer pour la condamner lui reproche de porter des habits d’homme, d’avoir quitté ses parents sans qu’ils lui aient donné congé, et surtout de s’en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu’à celui de « l’Église militante ». Les juges estiment que ses « voix », sont inspirées par le démon. Soixante-dix chefs d’accusation sont trouvés, le principal, le plus grave, étant « revelationum et apparitionum divinorum mendosa confictrix » (2). 

L’université de Paris – La Sorbonne – rend elle aussi son avis : Jeanne d’Arc est coupable d’être « schismatique, apostate, menteuse, devineresse, suspecte d’hérésie, errante en la foi et blasphématrice de Dieu et des Saints ». En fait, même si c’est énoncé dans le langage de ce temps, je me demande si Marine Le Pen n’est pas un peu tout ça ?

De plus, Jeanne avait osé dire à ses juges : « Sur l’amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n’en sais rien, mais je suis convaincue qu’ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre ». C’est, incontestablement, une déclaration odieusement xénophobe !

Le tribunal déclare Jeanne d’Arc « relapse » (3), la condamne au bûcher et la livre au « bras séculier ». Le 30 mai 1431, après s’être confessée et avoir communié, Jeanne en tunique de toile soufrée est conduite, sous escorte anglaise, dans la charrette du bourreau Geoffroy Thérage, place du vieux marché à Rouen. Après le prêche et la lecture de sa sentence, les soldats conduisent Jeanne au bûcher… des témoignages disent que sur le bûcher, un écriteau décrivant ses péchés masquait Jeanne, et qu’elle était coiffée de la mitre d’infamie.  Le cardinal de Winchester a insisté pour qu’il ne restât rien de son corps. Il voulait éviter tout culte posthume de la « pucelle » et a ordonné trois crémations successives. Depuis 1920, sur proposition – adoptée à l’unanimité des deux chambres – du député Maurice Barrès, la fête de Jeanne d’Arc est devenue une fête nationale…

Pour conclure, j’ai envie de dire à tous ces « collabos », ces traîtres et ces islamo-gauchistes, que quand, dans quelques années, la France sera devenue une Ripoux-blique islamique, ils auront le droit de lapider, voire même de brûler vives les donzelles comme Marine Le Pen, Marion Maréchal, ou Sarah Knafo. Mais qu’ils se méfient : en effet, les harpies féministes devront elles aussi numéroter leurs abattis car leur conception du rôle de la femme dans la société me semble en totale contradiction avec le Coran et la charia.

Éric de Verdelhan

1) Sondage d’ « OpinionWay » pour « Les Échos » et « Radio Classique »

2) Elle imagine mensongèrement des révélations et apparitions divines.

3)  « Relapse » : retombée dans ses erreurs passées

Date de dernière mise à jour : 11/07/2026

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