
L'ancienne présidente du Mouvement associatif va devoir défendre l'institution, attaquée sur son coût et son utilité. Le Cese a notamment été mis en cause en juillet par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes.
La responsable associative Claire Thoury a été élue mercredi 20 mai présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), pour une durée de cinq ans. Elle devient ainsi la première femme à la tête de cette institution, qui est attaquée sur son coût et son utilité.
Dans sa déclaration d'intention, l'ancienne présidente du Mouvement associatif a dit vouloir faire du Cese "un repère dans ces temps troublés". Elle souhaite également que l'institution, chargée de conseiller le gouvernement et le Parlement, le fasse "en temps réel", en s'inscrivant "pleinement dans le temps politique"
"Elle portera la voix de la société civile", affirme Emmanuel Macron
Cette nouvelle présidente, âgée de 36 ans, devra défendre l'institution face aux critiques sur l'utilité de ses rapports et son coût de fonctionnement. Le Cese a notamment été mis en cause en juillet par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes. L'institution a organisé trois conventions citoyennes, dont les effets concrets restent cependant limités : sur le climat, sur la fin de vie, puis, en 2025, sur les temps de l'enfant. Aux critiques sur les 140 avis rendus par le Cese en cinq ans, souvent trop consensuels pour être utiles, Claire Thoury répond qu'il "faut assumer la divergence quand elle est constructive".
Emmanuel Macron a félicité mercredi sur X(Nouvelle fenêtre) Claire Thoury. "Elle portera la voix de la société civile, au service de l’intérêt général et de la République", a écrit le chef de l'Etat.
La Rédaction