LA FRANCE LIBÉRÉE

ALGÉRIE - De nouveaux mensonges

Vous ne le savez peut-être pas, mais l'Algérie demeure l'un des pays les  mieux desservis en avion depuis la France

En mars 2026 la dictature islamo-mafieuse d’Alger, amie du régime Macron, a faite adopter une loi qui qualifie la colonisation française de « crime d’État imprescriptible ». Parmi les griefs énumérés, l’un des plus explosifs est l’accusation de « destruction des lieux de culte et conversion forcée au christianisme ». Cette affirmation, reprise en chœur par une partie de la presse algérienne et islamo-gauchiste, est présentée comme une vérité incontestable, un dogme intouchable.

Pourtant, aucune étude historique sérieuse ne la confirme. Pire : les travaux des meilleurs spécialistes — français, algériens ou anglo-saxons — la démentent formellement. Alors, pourquoi cette persistance ? Parce que ce récit n’est pas un constat historique, mais un outil politique. Son objectif ? Unifier la nation algérienne ruinée par le régime mafieux d’Alger autour d’un récit victimaire, justifier une diplomatie agressive envers la France, et étouffer toute velléité de réconciliation mémorielle. Ne doutons pas que le régime Macron, qui déteste la France, va se répandre en nouvelles manifestations de repentance.

L’État colonial français, un ennemi de l’Église plus qu’un allié

Dès 1830, la France aborde la conquête de l’Algérie avec un bagage idéologique : celui de la Révolution française et de son anticléricalisme viscéral.

L’État français, dès le début de la colonisation, n’a aucune intention de christianiser l’Algérie. Au contraire, il craint l’influence de l’Église.

La IIIe République et la laïcité coloniale : l’école contre l’Église

Avec l’avènement de la IIIe République (1870), l’anticléricalisme devient une doctrine d’État. Les lois Jules Ferry (1881-1882) sur l’école gratuite, laïque et obligatoire sont appliquées en Algérie avec une rigueur particulière.

Pierre Vermeren (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) explique :

« La République française voyait dans l’école laïque le moyen de créer des citoyens français, pas des chrétiens. En Algérie, cette logique était encore plus forte : on ne voulait pas donner aux missionnaires un pouvoir qui aurait pu menacer l’ordre colonial. »

Conclusion : L’État français préfère l’assimilation par l’école laïque à toute forme de prosélytisme religieux.

L’armée, rempart contre l’influence cléricale

L’institution militaire, qui dirige l’Algérie jusqu’en 1871, est hostile au prosélytisme chrétien. Plusieurs exemples l’illustrent :

1832 : le général Clauzel, successeur de Bugeaud, expulse les jésuites qui avaient tenté de s’installer à Alger

1848 : après la révolution de février, le gouverneur Cavaignac interdit aux aumôniers militaires de prêcher en dehors des casernes

1871 : après la défaite de la France face à la Prusse, le nouveau gouverneur Mac Mahon (pourtant catholique) maintient la ligne anticléricale pour éviter toute division au sein de l’armée.

Bertrand Taithe (Université de Liverpool) note :

« L’armée française en Algérie était obsédée par une chose : maintenir l’ordre. Or, les missionnaires, en prêchant, risquaient de provoquer des révoltes. Ils étaient donc perçus comme une menace, pas comme des alliés. »

Conclusion : l’armée a systématiquement bloqué les tentatives de prosélytisme, par pragmatisme.

Les tentatives missionnaires – des échecs cuisants et marginaux

Mgr Lavigerie : l’ambition d’un homme seul

Si l’État français n’a jamais soutenu la christianisation, certains religieux ont tenté leur chance, le plus célèbre étant Charles-Martial Lavigerie, archevêque d’Alger de 1867 à 1892.

Le contexte : la famine de 1866-1868, une opportunité tragique

En 1866, une sécheresse catastrophique frappe l’Algérie, suivie d’une épidémie de choléra. Le bilan est effroyable : entre 500 000 et 800 000 morts, soit un tiers de la population algérienne.

Lavigerie voit là une opportunité : recueillir les orphelins musulmans et en faire des chrétiens.

1868 : Il fonde des orphelinats catholiques à Alger, Oran et Constantine

1869 : Il obtient l’autorisation de créer des « villages chrétiens arabes », où les convertis pourraient vivre selon les principes catholiques.

Problème : ces initiatives ne sont pas soutenues par l’État. Au contraire, le gouverneur Mac Mahon (alors en poste) les tolère à contrecœur, par crainte des réactions musulmanes.

L’échec : entre épidémies et hostilité locale

1870 : une épidémie de variole décime une partie des orphelins. Les survivants sont restitués à leurs familles musulmanes, qui refusent catégoriquement la conversion

1871 : Lavigerie tente de fonder un village chrétien à Bou Hanifia (près d’Oran). Résultat : les habitants quittent le village après quelques mois, sous la pression des tribus voisines

1880 : un dernier essai est tenté à Djemila. Échec total : les convertis sont ostracisés par leur communauté.

Conclusion : les tentatives de Lavigerie ont été des échecs et l’État français n’a jamais soutenu ces initiatives.

Les Pères Blancs : l’abandon du prosélytisme

Après la mort de Lavigerie (1892), les Pères Blancs (congrégation fondée par lui) poursuivent les tentatives d’évangélisation, notamment en Kabylie, région où les Berbères étaient perçus comme plus ouverts au christianisme.

La stratégie : cibler les Berbères

Les Pères Blancs estiment que les Kabyles, de culture berbère et non arabe, pourraient être plus réceptifs au christianisme. Ils ouvrent des écoles, des dispensaires et des églises dans la région.

1890 : fondation d’une mission à Tizi Ouzou

1900 : ouverture d’un séminaire à Alger pour former des prêtres d’origine kabyle.

Résultat : aucune conversion massive. Les Kabyles, bien que parfois critiques envers l’islam traditionnel, restent attachés à leur identité musulmane.

L’abandon officiel : la conférence de Bou Nouh (1937)

En 1937, lors de la conférence de Bou Nouh, les Pères Blancs reconnaissent officiellement l’échec de leur entreprise. Ils décident d’adopter une stratégie de « témoignage », c’est-à-dire une présence chrétienne discrète, sans prosélytisme actif.

Karima Direche (historienne, auteure de Chrétiens de Kabylie, 1873-1954) résume :

« Les Pères Blancs ont bien vite abouti au constat de l’échec des missions en Kabylie. Leur action s’est alors recentrée sur l’éducation et la santé, plutôt que sur la conversion. »

Conclusion : les Pères Blancs ont abandonné le prosélytisme actif après des décennies d’échecs.

Le texte algérien : un texte sans fondement historique

Le projet de loi adopté en 2026 ne cite aucune archive, aucun travail historique sérieux. Il se contente d’affirmer que la colonisation française a inclus une « conversion forcée au christianisme », sans apporter la moindre preuve.

Pourtant, les historiens sont formels :

Aucun document d’archives ne mentionne une politique systématique de conversion

Aucun décret, aucune loi coloniale n’a jamais imposé le christianisme aux Algériens

Les tentatives missionnaires (Lavigerie, Pères Blancs) ont été marginales, locales et sans succès.

Jean Lamolie

Date de dernière mise à jour : 20/05/2026

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