LA FRANCE LIBÉRÉE

NATION - Interdiction de la manifestation du Comité du 9-Mai à Paris

59 militants d'ultradroite et d'ultragauche interpellés, 32 placés en garde à vue

Patrouilles de police dans le quartier Saint-Michel, à Paris, dans le cadre de l'interdiction de manifestations d'ultradroite et d'ultragauche à Paris, le 9 mai 2026. (UMIT DONMEZ / ANADOLU)

Selon la préfecture de police de Paris, ces personnes ont été interpellées pour participation à un groupement en vue de commettre des violences.

Le bilan est revu à la hausse. Alors que le tribunal administratif de Paris a confirmé l'interdiction de manifestation du collectif d'ultradroite Comité du 9-Mai qui était prévue samedi 9 mai à Paris, 59 militants d’ultradroite et d'ultragauche ont malgré tout été interpellés dans les rues de la capitale, dont 32 ont été placées en garde à vue, a annoncé la préfecture de police.

Ces arrestations "pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, des dégradations, des violences volontaires en réunion" et pour "port d'armes prohibées (matraques télescopiques, couteaux…)" ont eu lieu dans le cadre de contrôles réalisés en milieu d'après-midi dans les secteurs de République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse, pour faire respecter l'interdiction de la manifestation du Comité du 9-Mai, ainsi que de celle d'un contre-rassemblement antifasciste dont le mot d'ordre "Pas de Nazis dans Paris".

"Les confrontations ne sauraient être tolérées"

Des regroupements dans ces secteurs ont pourtant eu lieu et ont été dispersés une partie de la journée par les forces de l'ordre. "Si les manifestants doivent pouvoir se rassembler en toute sécurité, les arrêtés d'interdiction doivent être respectés et les confrontations entre militants d'ultradroite et d'ultragauche ne sauraient être tolérées", a fait savoir la préfecture dans un communiqué. Elle avait, dans un premier temps, annoncé neuf placements en garde à vue ; des militants d'ultradroite selon nos informations.

Le collectif d'ultradroite comptait organiser, comme chaque année, une marche en l'honneur du militant d'extrême droite ultranationaliste Sébastien Deyzieu, mort le 9 mai 1994 après avoir chuté du toit d'un immeuble parisien alors qu'il tentait d'échapper à la police. Pour justifier l'interdiction du rassemblement, la préfecture de police de Paris avait argué que la marche en l'honneur du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, en février de l'année dernière, avait généré des "troubles à l'ordre public". Elle a été suivie par les juges des référés.

Le Livre Rouge

Date de dernière mise à jour : 09/05/2026

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