TRANSPORTS - Au Havre, ce trolleybus qui fête ses 75 ans pourra-t-il à nouveau circuler un jour ?

Au Havre, le trolleybus accueilli par l'Association de sauvetage du patrimoine havrais dispose désormais d'une carte grise et de plaques d'immatriculation aux nouvelles normes lui permettant de circuler. Reste à trouver de quoi financer des batteries suffisamment puissantes.

Au Havre, le trolleybus rénové par l’Association de sauvetage du patrimoine havrais dispose désormais d’une carte grise et de plaques d’immatriculation aux normes actuelles lui permettant de circuler. Reste à trouver de quoi financer des batteries suffisamment puissantes pour qu’il puisse enfin rouler

Au Havre, le trolleybus rénové par une association dispose désormais d'une carte grise et de plaques d'immatriculation lui permettant de circuler. Reste la question des batteries.

Dans le tunnel Sainte-Marie, un trolleybus de modèle VBRh de la ligne 8, qui allait de la gare à Aplemont, attend patiemment de parcourir à nouveau les rues du Havre.

« Celui-ci date de 1951 et fêtera ses 75 ans ce 14 février », souligne Christopher Vimare, président de l’Association de sauvetage du patrimoine havrais (ASPH) qu’il a créée en 2016, en présentant ce véhicule lourd de 11 tonnes, dont l’exploitation a cessé en 1970 dans la cité océane. Il pouvait alors transporter jusqu’à 80 personnes, dont 20 assises.

L’ASPH doit acquérir des batteries plus puissantes

C’est en septembre 2022 que l’ASPH a accueilli ce trolleybus construit par la société Vetra suite à une convention signée avec l’association Amtuir, musée des transports urbains de France basé en région parisienne, pour son entretien. Mais l’asso, qui compte une vingtaine de bénévoles, veut aller plus loin en le faisant rouler.

Si à la création de cette association havraise, « l’objectif de base était de faire vivre le tunnel Sainte-Marie », dix ans plus tard, ses membres espèrent que 2026 sera l’année qui verra le trolleybus parcourir certaines rues de la ville. « Dans 10 000 euros, on peut le faire ! », sourit-il.

Soit le montant nécessaire à l’acquisition de nouvelles batteries au lithium lui permettant de parcourir plus qu’une cinquantaine de mètres actuellement. 28 batteries de type poids lourd – pour un poids total de 1 200 kilos – ont été installées à l’arrière de l’engin mais il n’y a « pas assez de puissance pour circuler longtemps », déplore Christopher Vimare, en quête de financements.

Car, grande nouvelle, le trolleybus dispose désormais des autorisations nécessaires pour rouler en tant que véhicule de collection avec une carte grise depuis celle barrée en 1970. « Le musée a réussi à faire les papiers », se réjouit Christopher Vimare, en dévoilant les nouvelles plaques d’immatriculation du véhicule, un an et demi après le début des démarches. Fini la plaque arborant le 818 Y 76, place désormais à l’immatriculation HE-650-TD pour le trolleybus 8.

Alors question : les Havrais pourront-ils, 56 ans plus tard, circuler à bord de ce véhicule qui allait de la gare à Aplemont, en passant notamment par le cours de la République, le Rond-Point, la rue Clovis, la rue Pasteur, Sainte-Cécile, etc. ?

Inimaginable de songer à une quelconque exploitation commerciale puisque le trolleybus ne dispose que d’une carte grise « collection » mais… « il y a la possibilité de faire quelque chose de très intéressant. On veut pouvoir montrer le véhicule au public et qu’il puisse monter dedans », explique le président de l’ASPH, titulaire du permis D (transport de personnes de plus de huit passagers). Avec pourquoi pas un circuit patrimonial entre le tunnel Sainte-Marie et le théâtre Le Normandy par exemple.

 Vanessa Leroy

Entre 1948 et 1970, chaque trolleybus pouvait transporter jusqu'à 80 personnes, dont 20 assises.

 

Date de dernière mise à jour : 15/02/2026

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