
« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements » (Charles Darwin).
Mes amis ne comprennent pas toujours mon pessimisme. En réalité je ne suis pas pessimiste, je suis tout simplement…lucide. Je pense, comme Michel Onfray ou Eric Naulleau, que notre pays ne se relèvera pas d’un demi-siècle de laxisme et de permissivité dans tous les domaines. Il ne survivra pas à l’immigration-invasion qu’il subit (et qu’il encourage). Il ne fera pas revenir ses usines et ses industries délocalisées depuis des décennies. Il ne surmontera pas ses 3.500 milliards de dette.
Mais ce qui le tuera, définitivement je le crains, c’est qu’il ne s’aime plus et qu’une grande majorité de sa population n’a plus envie de se battre pour sa survie, ni même de travailler ; elle vit d’assistanat. Elle est devenue à la fois peureuse, trouillarde, et surtout totalement dépendante des largesses de l’État ; largesses payées avec l’argent des contribuables qui travaillent.
La sainte pétoche peut s’expliquer et même se comprendre à défaut de s’excuser. En France, on peut encore se moquer des cathos, des « beaufs » et des blondes, tout le reste est tabou. Le quidam peut tomber sous le coup de la loi pour…27 motifs de discriminations. Notre pays est devenu un remake de l’ex-URSS sans même sans rendre compte. Le premier à faire cette comparaison entre la France et l’URSS est Jacques Marseille. Il était connu pour ses prises de position ultralibérales. Il avait commencé sa carrière au PCF, puis comme « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », ce qui les différencie des girouettes, il avait effectué un virage vers le libéralisme débridé : l’économie de marché après celle de Georges Marchais. Il était lucide puisqu’il déclarait, en 2006 : « J’ai gardé de mon passage au PCF une méfiance absolue et finalement justifiée envers la social-démocratie française. Le Parti socialiste a toujours eu cette posture anti-argent et anticapitaliste tout en faisant des promesses d’égalité qu’il a toujours trahies. Seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable ». Certes, sa droite n’est pas la mienne, mais la dernière phrase me convient bien puisque Maurice Barrès disait en gros la même chose en 1920, à une époque où la vraie droite ne rasait pas encore les murs.
J’ajoute qu’à la peur des tribunaux, on peut ajouter celle d’une fatwa pour des propos jugés insultants pour l’Islam. Les assassinats par « blessure au cou » d’Arnaud Beltrame, de Samuel Paty, de Dominique Bernard et de quelques autres, sont là pour nous rappeler qu’il est dangereux d’émettre la moindre critique contre Allah et son prophète Mahomet. Pour éviter ça, peut-être faudrait-il éviter de laisser entrer chez nous des gens pour qui le surinage pour un simple regard, l’égorgement rituel, et autre « sourire kabyle »(1) sont une seconde nature, mais le simple fait de le dire peut vous valoir des poursuites judiciaires et une condamnation pour « incitation à la haine raciale ».
La peur des tribunaux est une des raisons, l’autre c’est l’assistanat. Chaque jour qui passe me donne l’occasion de mesurer le délitement de la France : tout va à vau-l’eau, plus rien ne fonctionne normalement, et ceci n’est pas imputable à la conjoncture ou au hasard. Il y a chez nos dirigeants politiques une volonté de tout tirer vers le bas, de tout niveler, pour que les Français, conscients de leur médiocrité, finissent par accepter les diktats et les oukases de Bruxelles, et qu’on les mène vers une gouvernance européenne puis mondiale comme on conduit des veaux à l’abattoir.
Depuis longtemps, « panem et circenses », du pain et des jeux, ou, si vous préférez, Mac-Do et le foot, ne suffisent plus à abrutir les masses. L’homme occidental est devenu un enfant gâté, il faut donc le flatter dans ses plus bas instincts. La pornographie, les loisirs, les 35 heures, la violence télévisuelle, la drogue quasi légalisée, les mœurs les plus dépravées, l’entretiennent dans une sorte d’hédonisme narcissique dans lequel, hélas, une large majorité se vautre et se complaît.
Notre pays ne veut plus de citoyens responsables, de travailleurs, il veut des consommateurs. Pour ce faire, l’État-providence est là pour distribuer de l’argent à ceux qui ne veulent pas travailler. L’immigration invasive a bien compris qu’en France on pouvait vivre sans travailler et, de surcroît, être soigné, nourri et logé aux frais du contribuable. Mais il existe aussi des larves bien françaises qui ne veulent plus bosser et qui appellent à la régularisation des sans-papiers qui font, nous dit-on, « les métiers que les Français ne veulent plus faire ».
Selon « France Travail » – le nouveau nom de « Pôle Emploi » – le nombre de chômeurs (toutes catégories confondues), s’établit à 6.150.800 au 1er trimestre 2026. Même sur ce plan-là Macron a échoué lamentablement. Son objectif de ramener le taux de chômage à 5 % à la fin de son second mandat paraît désormais inatteignable ; nous sommes déjà à 8%, or les faillites en série et l’hécatombe des emplois à la clé ne sont hélas pas terminées. Je compatis à la détresse des gens qui perdent leur emploi en raison des délocalisations et des crises successives. En revanche, il serait temps de remettre en cause les « ruptures conventionnelles » qui donnent droit au chômage (et aux prud’hommes), et de remettre au travail tous ceux qui ne veulent plus bosser.
Notre pays est le plus généreux en Europe (et dans le monde) en matière d’aides diverses et variées. Je ne vous énumérerai pas l’ensemble des aides auxquelles ont droit les foyers « les plus défavorisés ». Je suis mal placé pour ça car – primo – je ne les connais pas toutes et – secundo – je paie des impôts depuis 1971, soit …55 ans, et en dehors des allocations familiales (2), je n’ai jamais touché la moindre aide. Il est vrai que j’ai eu la chance de ne jamais connaître le chômage. La liste des aides dont je vais vous parler est donc loin, très loin, d’être exhaustive.
Commençons par le RSA : le Revenu de Solidarité Active est une aide versée directement par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et les caisses de Mutualité Sociale Agricole (MSA), destinée à soutenir les gens en situation de précarité. Son montant varie, de 635,71 € à 1 276,29 €. Environ 2 millions de personnes touchent le RSA et ce chiffre augmente d’année en année.
L’AME : L’Aide Médicale de l’État, dispositif scandaleux qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. L’AME nous coûte 1,4 milliard d’€ par an. 460.000 étrangers en situation irrégulière en ont bénéficié l’an dernier, et ce chiffre ne cesse de croître. Parmi les aides pour les accès aux soins des Français dans le besoin, on trouve la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Depuis le 1er novembre 2019, la CSS a remplacé la CMU et l’ACS.
Signalons encore les aides au logement de la CAF : l’Aide Personnalisée au Logement (APL) destinée aux locataires résidant dans un hébergement ayant fait l’objet d’une convention avec l’État. L’Allocation de Logement Familiale (ALF), et l’Allocation de Logement Sociale (ALS) qui s’adresse aux locataires qui ne sont pas éligibles à l’APL ou à l’ALF.
Les Allocations Familiales, versées par la CAF (et la MSA) sont destinées aux familles ayant au moins deux enfants à charge. Leur montant est déterminé en fonction de la composition du ménage (nombre d’enfants à charge, en couple ou parent isolé) et de ses revenus. Les Allocations Familiales sont utiles, légitimes et indispensables pour (tenter de) freiner la dénatalité. Mais pour beaucoup de familles issues de l’immigration, c’est un moyen de vivre confortablement aux frais du système.
La Prime d’Activité : c’est une aide sociale conçue pour augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Versée par la CAF (ou la MSA) cette prime s’adresse aux personnes exerçant une activité professionnelle, y compris celles bénéficiant d’indemnisations pour chômage partiel ou technique. Son montant mensuel est de 622,63 € pour une personne seule.
L’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS), c’est une aide destinée aux familles ayant au minimum un enfant scolarisé âgé entre 6 et 18 ans. Cette allocation a pour objectif de couvrir une partie des dépenses associées à la rentrée scolaire: fournitures scolaires, matériel, vêtements. Son montant varie entre 398,09 € et 452 €, en fonction de l’âge de l’enfant et des revenus de sa famille. Nous savons tous que cette prime fait le bonheur des vendeurs d’écrans plasma ou de smartphones.
La Bourse de lycée est une prestation accordée aux familles dont les ressources annuelles ne dépassent pas certains plafonds, établis en fonction du nombre d’enfants à charge. Son montant varie de 468 € à 993 € par an selon l’échelon attribué.
Le Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) destiné aux jeunes de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 29 ans en situation de handicap) sans emploi, ni formation. C’est une allocation qui peut aller jusqu’à 552,14 € par mois. L’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) est accordée aux personnes ayant épuisé leurs droits aux prestations chômage. Pour une personne seule, le plafond de ressources mensuelles est fixé à 1.271,90 € par mois, tandis que pour un couple, le plafond est de 1.998,70 € par mois.
Au milieu de cette kyrielle d’aides plus ou moins justifiée, il en est une qui est parfaitement légitime : l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) versée par la CAF (ou la MSA).
Elle est destinée aux personnes en situation de handicap. Son montant maximum est de 1.033,32 € par mois. Ce montant peut varier en fonction des ressources de chaque bénéficiaire.
Citons encore des « aides à la mobilité » : l’aide au permis de conduire, une aide forfaitaire de 500 € pour les apprentis âgés de 16 à 25 ans. La SNCF propose aussi des aides spécifiques pour les étudiants et les apprentis, dont les modalités varient en fonction de la région.
Et quelques autres en vrac : la prime de naissance, l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH), l’aide ménagère à domicile. Et aussi les aides d’« Action Logement », un organisme destiné à faciliter l’accès à l’hébergement.
À cela, il faut ajouter les aides sociales régionales, départementales ou locales : soutiens au transport, à l’hébergement, à la restauration. Et les aides apportées par les associations : Banque alimentaire, Restos du cœur, Secours populaire, Secours catholique, etc., etc. Tout ceci est financé par nos impôts. Certaines aides sont utiles voire indispensables, je ne le conteste pas mais d’autres permettent à des gens qui ne veulent pas travailler de vivre aussi bien, sinon mieux, que ceux qui se lèvent tous les matins, dans un pays où le SMIC net est de 1 443,11 € par mois et où un agriculteur survit tant bien que mal avec 400 € mensuels.
Il me faut aussi dire un mot sur l’inégalité des Français devant l’impôt. 55% des foyers fiscaux – soit plus de la moitié de la population – ne paient pas d’impôts sur le revenu. Dans un pays qui prône l’égalité, c’est choquant ! De plus, 18.525 foyers disposant d’un patrimoine d’au moins 1,3 million d’euros n’ont payé aucun impôt sur le revenu l’an dernier. Cette information, relayée par « le Monde » et l’AFP, provient de documents transmis par le ministère de l’Économie à la commission des Finances du Sénat. Concrètement, il s’agit des foyers assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), applicable au-delà de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier.
Et ne parlons pas, ou plutôt si, parlons-en, de tous ces exilés fiscaux aux USA, à Dubaï, en Belgique ou ailleurs. Sportifs, vedettes du show-biz, pétasses « influenceuses » très majoritairement de gauche et qui viennent régulièrement nous donner des leçons de morale, de civisme, de « vivre ensemble » sur les plateaux télé. Nous, Français des classes dites moyennes (mais qui se paupérisent d’année en année) nous sommes tondus par le fisc et corvéables à merci. Et je n’ai pas la naïveté de penser, comme Jacques Marseille jadis, que « seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable » car encore faudrait-il qu’il y ait dans ce pays une droite assumée et fière de ses valeurs.
Eric de Verdelhan
1)- Ce terme est utilisé, depuis la conquête de l’Algérie, pour désigner un égorgement d’une oreille à l’autre. Je ne saurais vous dire pourquoi on l’attribue aux Kabyles ?
2)- le minimum pour deux enfants et ce, pendant seulement, 10 ans.