
La mort de Louis, 17 ans, interpelle tous ceux à qui il reste une conscience, une humanité, une empathie normale venue de notre civilisation et de l’éducation reçue dans la vie familiale. Évidemment, pour tous ceux qui rejettent notre civilisation, qui ont été gavés de propagande gauchiste et wokiste en guise d’éducation, pour qui la vie familiale est un résidu de fascisme et de masculinisme, la mort de Louis est un fait divers indissociable de notre époque. Cette époque justement où les médias de grand chemin, les politiciens et tous ceux qui ont un intérêt personnel ou idéologique à ce que rien ne change, sinon pour empirer, rejettent leur responsabilité de la faute commune, mortelle, qui a conduit à ce drame. Parce que n’en déplaise à ceux qui veulent banaliser le crime, relativiser la douleur, la mort d’un jeune homme de 17 ans massacré par des racailles est toujours un drame.
Sans doute cette indifférence omniprésente est-elle due à ce que Philippe Arnon appelle l’inhibition psychosomatique dans son dernier article*. La banalisation du crime perpétré par des barbares venus d’ailleurs, ou ayant grandi dans un univers mental qui n’est pas le nôtre puisque lui-même importé, est aussi vue par certains comme étant l’acceptation de la facture à payer pour un passé dont nous ne sommes pas responsables. Faut-il rappeler que nous n’avons pas à juger ce que nos ancêtres ont fait hier avec les idéologies d’aujourd’hui, amenant à pratiquer une repentance illimitée dans le temps pour des choses que nous n’avons pas faites envers des gens qui ne les ont pas connues ? Enfin, selon les échos si nombreux de la tragédie (je n’écris pas « l’affaire » !) de la petite Lyhanna, nous serions un peuple où les pères violant leurs propres enfants seraient si nombreux qu’ils encombreraient à eux seuls une grande partie des tribunaux, justifieraient les retards considérables dans le traitement de la justice.
Disons le nettement : les barbares qui ont assassiné Louis et se sont filmés devant son corps en train de mourir pour se diffuser sur les réseaux sociaux méritent la peine de mort, quel que soit leur âge. Non pas pour l’exemple qui n’est que si rarement efficace, mais parce que ces monstres ayant renié, rejeté leur propre humanité, se sont exclus eux-mêmes de l’ensemble de l’humanité. Ce sont des êtres n’ayant plus d’humain que l’apparence. Il importe de s’en débarrasser ne serait-ce que pour leur dangerosité. Leurs parents défaillants doivent être renvoyés là d’où ils étaient venus ou déchus de tout droit parental et à se reproduire afin que la société n’ait plus à subir leurs manquements.
Demain ce sera le tour de l’un de nos enfants, ou petits-enfants, d’être victime de ces meutes barbares. Dans le pays le plus taxé du monde, aucun service public ne fonctionne correctement, même pas l’Aide sociale à l’enfance, censée protéger les plus jeunes d’entre nous. Pourtant les jeunes sont notre avenir, celui de nos famille, patrie et civilisation. Ils sont venus dans notre monde en confiance et ont besoin de la protection des plus âgés. Ils sont même plus humains que beaucoup d’adultes perturbés par les intérêts vénaux et la politique. Pourtant les politiciens et ceux qui les servent dans les services « publics » agissent au détriment du Bien commun au sein duquel ils devraient s’épanouir et espérer en l’avenir. Voilà pourquoi il faut absolument jeter un grand coup de pied dans la fourmilière des politiciens corrompus et incapables, dans l’État profond si fort ancré dans ses certitudes et influences. Il ne s’agit pas d’être de gauche ou de droite, ni même patriote ou internationaliste, mais de réagir selon le simple bon sens. Il est déjà bien tard et il ne faut pas attendre les élections. Nous sommes déjà trop habitués à toutes sortes d’horreurs qui nous auraient révoltés naguère. Nous pensons que c’est toujours pour les autres, sans voir que l’on est toujours l’autre de quelqu’un. Demain notre enfant ou l’enfant de notre enfant sera frappé par la même mort abominable et si injuste que celle de Louis. À moins que…
Daniel Pollett