Les choses sont en train de s’accélérer de manière sidérante en Méditerranée au niveau du détroit de Gibraltar entre l’Espagne et le Maroc. On nous parle beaucoup ces derniers jours de l’enclave de Ceuta, un petit bout de terre, réputée espagnole, que le Maroc revendique de manière incessante mais que l’Espagne refuse de céder. En fait il n’y a pas une enclave mais deux. Il y a aussi Melilla. Autre enclave espagnole en territoire arabe. Ce sont les deux seuls endroits où l’Europe et l’Afrique se touchent et ont des frontières communes.

Et il s’en passe de drôles en ce moment à Ceuta, principalement mais aussi à Melilla.
Jeudi 30 juillet, la Cour suprême espagnole a rendu une décision qui change les règles du jeu sur place : elle a décidé que toute personne arrivant à la nage ne peut pas être immédiatement renvoyée. Séance tenant, des centaines de personnes sont arrivées à la nage, contournant le brise-lames qui sépare le Maroc du territoire espagnol, beaucoup blessées ou au bord de l’épuisement après des heures dans l’eau. Il y a même eu au moins 67 morts. D’un seul coup d’un seul, la ville de Ceuta s’est retrouvée submergée. Le pire étant que parmi les personnes arrivées à la nage, il y avait au moins 1500 mineurs isolés âgés de 7 à 14 ans. C’est fondamental parce que le droit espagnol actuel dispose que dans un cas pareil les mineurs ne sont d’une part pas expulsables, et d’autre part qu’il revient à la ville où ils arrivent, Ceuta, de s’occuper d’eux jusqu’à leur majorité. Ils deviennent pupilles de la ville, laquelle doit donc les héberger, les scolariser, les entretenir dans des centres qui, avant même cette vague migratoire, fonctionnaient déjà très au-delà de leurs capacités théoriques. À dix-huit ans, la plupart de ces gamins obtiendront un titre de séjour et prendront le bateau pour la péninsule. C’est-à-dire pour l’Europe et en premier lieu la France. Ajoutons qu’il y a eu aussi 130 personnes entrées le même jour à Melilla, dont une part importante de mineurs selon la déléguée du gouvernement. Personne n’en a parlé. C’est pourtant la preuve que le problème ne concernait pas une seule enclave.
Il faut bien mesurer ce que les habitants de Ceuta ont vécu en 48 heures. Ceuta est une ville de 83.600 habitants. D’un seul coup, à cause d’une décision délirante de la justice espagnole, ils ont vu débarquer… 60.000 personnes, y compris les 1500 mineurs, c’est-à-dire 70 % de la population de la ville. Le président de la ville de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a donné l’équivalent à l’échelle nationale : trente-quatre millions d’entrées en Espagne en une journée. Une folie absolue.
Pourtant en 24 heures une grande partie des envahisseurs a fait demi-tour et a franchi la frontière dans l’autre sens. Pourquoi ? Certes, il y a eu le rôle de l’armée et de la police, mais surtout on a vu cette chose incroyable : toute la ville s’est fermée. Les commerces, grandes surfaces, bars, etc. ont tous baissé le rideau. Rien à manger, rien à boire, nulle part où dormir. Toute la ville a refusé de nourrir les envahisseurs, donc nombreux sont ceux qui sont repartis. Politiquement ce fut la même chose : l’Assemblée de la ville a censuré l’attitude passive du gouvernement central, ce qu’ont soutenu tous les partis, y compris les socialistes locaux.
À Madrid, vendredi soir, une manifestation a eu lieu devant l’ambassade du Maroc. Les slogans étaient clairs « Espagne chrétienne et non musulmane » et de nombreuses banderoles réclamaient la remigration. Le rassemblement avait été convoqué sur le thème : « Défendre l’Espagne, seul le peuple sauve le peuple ». Et ce qui a fait hurler les Espagnols : il y avait des centaines de policiers contre cette manifestation, alors qu’ils auraient dû être aux frontières pour défendre le pays. Mais ils étaient là contre les manifestants qui défendent leur pays face à l’invasion migratoire.
La crise est à ce point profonde que même une organisation comme le Frente Obrero,une organisation de gauche, appelle à manifester dimanche 2 août à 20 h 30 avec comme mot d’ordre : « Défendons l’Espagne, ce sont les travailleurs qui paient les conséquences ». Et son manifeste dénonce une pression exercée par Rabat sur l’Espagne et réclame l’expulsion des clandestins. Il y en a certains en France qui devraient en prendre de la graine. Reste qu’il est quand même frappant que la gauche et la droite radicale manifestent au même endroit en 48 heures avec quasiment les mêmes slogans, cela montre que l’explosion est proche en Espagne.
Quant au gouvernement, Pedro Sanchez est un fou furieux qui devrait être interné au plus vite. Un dingue peut-être pire que Mélenchon. Ajoutez à cela que la femme du Premier ministre espagnol est empêtrée dans un scandale financier et de corruption qui la fait détester par toute la société. Et lui, comme si de rien n’était, continue à mener une politique absolument à l’opposé de ce que veulent les Espagnols. Tel un fou obsessionnel, il refuse de déclarer l’urgence nationale, désigne les mafias de passeurs comme responsables (pas la justice, malgré le vote de la loi qui a tout provoqué), remercie le Maroc pour sa coopération et appelle les dirigeants européens à ne pas se diviser. Il a simplement décidé un renforcement du nombre de policiers et de militaires à Ceuta.
Face à la folie de Pedro Sanchez, Giorgia Meloni a déclaré que cette invasion remettait en cause la sécurité des frontières européennes et que l’Italie ne resterait pas les bras croisés. Et qu’a fait Sanchez en réponse ? Je vous le donne en mille : il a fait convoquer l’ambassadeur italien, en dénonçant une « démagogie partisane » de l’Italie. C’est quand même fou cette affaire. Le gars menace de faire exploser toute l’Europe avec son délire immigrationniste et, lui, répond que c’est de la démagogie de s’élever contre ce qu’il fait et qui menace tous les pays.
La seule solution sérieuse serait de rétablir immédiatement les frontières avec l’Espagne et de considérer ce pays hors de l’espace Schengen, donc en réinstaurant des contrôles très stricts à la frontière entre la France et l’Espagne. Ce que l’Italie s’apprête à faire. Mais bien sûr, nos gouvernants parlent simplement de rétablir des contrôles à la frontière. Donc elle sera une véritable passoire et nous retrouverons en France une multitude de ces envahisseurs.
Elon Musk a fustigé sur X la logique complètement dingue du Premier ministre espagnol dans des termes sans équivoque : « Si l’Espagne propose aux migrants des avantages sociaux supérieurs au niveau de vie de 90 % de la population mondiale, des milliards de gens vont vouloir aller en Espagne et le pays sera détruit. » Autre façon de poser la question à laquelle je trouvais qu’il fallait faire répondre les immigrationnistes : « À partir de quel nombre d’immigrés allez-vous considérer que la France ne peut plus en accueillir d’autres ? ». Cette question est essentielle. Il faut les poursuivre afin qu’ils y répondent.
En attendant, Musk l’a dit sur X : « C’est absolument une invasion. Réveillez-vous, avant qu’il ne soit trop tard ».
Toute personne sensée ne peut que partager cette opinion.
Bernard GERMAIN