
Ville de Nice
Après de nouvelles révélations de Nice-Matin, Éric Ciotti a annoncé, ce mardi 4 août, vouloir se constituer partie civile dans l'information judiciaire ouverte sur l'affaire de la « tête de cochon », survenue en février dernier. En pleine campagne des municipales à Nice, une tête de cochon ornée d'une étoile de David et accompagnée d'une insulte avait été déposée devant le domicile de Christian Estrosi, alors candidat à sa réélection. Si les faits avaient d'abord été présentés comme visant le maire sortant, l'enquête s'était rapidement orientée vers des membres de son entourage, laissant penser à une opération de déstabilisation électorale.
Selon Nice-Matin, l'enquête judiciaire a révélé de nouvelles informations concernant plus directement le président de l'UDR, notamment l'existence d'un dispositif parallèle destiné à nuire à sa campagne : faux comptes sur les réseaux sociaux, contenus hostiles, vidéos réalisées avec l'intelligence artificielle pour abîmer son image et promotion payante sur Meta. Un protagoniste entendu par les enquêteurs aurait même affirmé qu'un marché public de deux millions d'euros lui aurait été promis en cas de réélection de Christian Estrosi.
Tout en soulignant que seule l'information judiciaire permettra d'établir les responsabilités, Éric Ciotti estime que si ces accusations étaient confirmées, elles constitueraient « l'un des plus graves scandales politiques de la Ve République ». Il affirme avoir été directement lésé durant la campagne et dit vouloir faire valoir ses droits afin que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire.
La Rédaction