Le vainqueur 2012 de «Top Chef» est entendu depuis lundi matin par la police et répond selon cette dernière «à toutes les questions».

Le chef Jean Imbert, soupçonné de violences conjugales, est «entendu» depuis lundi matin par la police et répond à «toutes les questions des enquêteurs», ont indiqué ses avocates Jacqueline Laffont et Julie Benedetti à l’AFP. Selon BFMTV, le chef cuisinier est visé au total par trois plaintes de ses ex-compagnes pour violences conjugales, et a été placé en garde à vue lundi matin à Paris.
Le chef de 45 ans «s’est rendu à son audition avec de nombreux documents, pièces, autant d’éléments matériels solides qui étayent sa version des faits. Il répond à toutes les questions des enquêteurs», a précisé sa défense.
L’ancien gagnant de Top Chef, devenu l’une des stars de la gastronomie française, avait fait l’objet de plusieurs témoignages d’ex-compagnes, dénonçant des violences conjugales qu’il conteste. Il a notamment été visé par une plainte à l’été 2025, déposée par l’ancienne comédienne Lila Salet, 35 ans, pour des faits qui remonteraient à 2012-2013.
Une enquête a été ouverte au parquet de Paris pour violences par conjoint ou concubin et confiée au commissariat du 16e arrondissement, avait indiqué à l’AFP en avril le ministère public, se refusant alors à communiquer «le nombre et l’identité» des plaignantes, «tant pour le respect de leur intimité que pour préserver les chances de prospérer de l’enquête».
En mars, une autre ex-compagne de Jean Imbert, l’ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, 39 ans, avait indiqué à l’émission Complément d’Enquête avoir déposé plainte à son tour, pour des violences survenues au cours de leur relation entre 2012 et 2014.
De nombreux témoignages accablants
Une enquête publiée en avril 2025 par le magazine «Elle» rassemblait déjà les témoignages de plusieurs anciennes compagnes de Jean Imbert, qui décrivaient des relations marquées par une emprise psychologique, des humiliations et, pour certaines, des violences physiques. L'une évoquait un compagnon jaloux et intrusif, tandis qu'une autre dénonçait un climat «oppressant», fait de remarques sexistes et de dénigrements
De son côté, l'actrice Lila Salet affirme avoir été agressée à son domicile en 2013 et avoir retiré sa plainte sous la pression. Une autre ex-compagne assure que le chef lui avait cassé le nez lors d'une dispute. Les témoignages dressent le portrait d'un comportement récurrent, même si les faits rapportés diffèrent selon les relations.
Par l'intermédiaire de son entourage, Jean Imbert a toujours contesté ces accusations ou les a replacées dans le contexte de relations conflictuelles. Il reconnaît certains incidents, mais nie toute violence délibérée, évoquant des disputes mutuelles ou des gestes de défense. Ses proches soulignent également que d'autres anciennes compagnes gardent un souvenir très différent de leur relation avec le chef.
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