
La ville de CEUTA en Espagne
On apprend ce samedi par l'AFP que, dans une lettre ouverte adressée à la présidence irlandaise de l’UE, au président du Conseil européen et à la présidente de la Commission européenne, vingt-deux signataires ont demandé, samedi, une « visioconférence d’urgence » des ministres de l’Intérieur européens pour évaluer et répondre à la situation créée par l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.
« Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l'instrumentalisation des migrations ou d'autres menaces hybrides donnent le sentiment qu'il est possible d'entrer illégalement dans l'Union européenne. Et qu'une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal », écrivent les signataires.
« Les événements de ces derniers jours exigent une réponse européenne immédiate et coordonnée », disent-ils, encore, dans cette lettre adressée à la présidence irlandaise de l'UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
La France et le Portugal ne sont pas signataires
La lettre a été lancée par Giorgia Meloni, dont le pays a temporairement suspendu les règles de l’espace Schengen vis-à-vis de l’Espagne, et son homologue danoise Mette Frederiksen, qui a jugé, vendredi, que l’UE devrait envisager de suspendre la coopération Schengen avec l’Espagne.
Parmi les autres signataires figurent le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres hongrois, suédois et polonais, mais pas les dirigeants français et portugais, dont les pays sont voisins immédiats de l’Espagne.
« Cette réunion devrait permettre de procéder à une évaluation commune de la situation et de convenir d’une réponse européenne coordonnée, comprenant la mobilisation rapide des instruments disponibles de l’Union européenne ainsi que le soutien nécessaire à l’Espagne pour rétablir un contrôle effectif de la frontière extérieure de l’Union et empêcher de nouveaux franchissements incontrôlés », lit-on, encore, dans ce document.
« Les ministres devraient notamment examiner la possibilité de renforcer le soutien de Frontex [l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières, NDLR] ainsi que l’efficacité de la coopération de l’Union européenne avec le Maroc », précise-t-elle.
La Rédaction