
Le port de Ceuta en Espagne
Submergée par l'arrivée de plus de 1.500 migrants en quelques jours depuis les côtes marocaines, l'enclave espagnole de Ceuta hausse le ton. Son président, Juan Jesús Vivas, a demandé au gouvernement socialiste de Pedro Sánchez de déclarer l'état d'urgence national afin de mobiliser davantage de moyens face à une situation qu'il juge « insoutenable ».
Une requête rejetée par Madrid. Le gouvernement espagnol refuse, pour l'heure, d'activer ce dispositif exceptionnel, malgré une pression migratoire qui ne faiblit pas. La Garde civile a bien été renforcée sur place, mais elle peine à empêcher les tentatives d'entrée sur le territoire espagnol, rapporte la télévision publique RTVE.
Ce nouvel épisode met en lumière les difficultés de l'Espagne à contrôler cette frontière extérieure de l'Union européenne. Selon les ONG, plus de 60 migrants ont également trouvé la mort, ces derniers jours, en tentant de rejoindre Ceuta par la mer, preuve de la dangerosité croissante de cette route migratoire.
La Rédaction