Prévue mercredi 15 juillet après-midi, place du Luxembourg à Ixelles (Bruxelles), une manifestation pour la remigration avait, dans un premier temps, été interdite par Romain De Reusme (PS), le bourgmestre d’Ixelles. Les organisateurs avaient alors aussitôt saisi la Justice en urgence. Ils dénonçaient alors une volonté des autorités bruxelloises de les priver de leurs « outils démocratiques ». Finalement, la manifestation a été autorisée par le Conseil d’État, à peine plus de 24 heures avant le début de l'événement. Selon la police, 125 personnes étaient présentes.
Cette manifestation a été organisée par Eva Vlaardingerbroek aux côtés du militant identitaire autrichien Martin Sellner, tous deux fondateurs de l'initiative « Save Europe Act ». Lancé le 31 mai dernier, ce texte prône l'adoption d’un cadre législatif censé « rétablir les frontières, l’État de droit et préserver la civilisation européenne ». Il propose également un moratoire sur l’immigration non occidentale, un durcissement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union et la mise en place d’un système européen de « remigration ». Eva Vlaardingerbroek explique que « la théorie du Grand Remplacement n’est plus une théorie, mais un fait ».
Début juillet, l'initiative a atteint la barre des 500.000 signatures (dont celles de Viktor Orbán et de membres de l'AfD), avec un objectif affiché d’un million. De son côté, la Commission européenne a prévenu, fin juin, qu’elle pourrait refuser d’enregistrer formellement la proposition comme initiative citoyenne européenne en raison des distinctions fondées sur l’origine « ethnique, culturelle ou civilisationnelle » qui pourraient constituer une discrimination contraire à la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
La Rédaction