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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

CONFLIT INTERNATIONAL - La guerre se précise, ce qui permettrait à Macron d’annuler les élections

EMMANUEL MACRON

Ne nous faisons pas trop d’illusions sur le départ de Macron en 2027. Rien n’est joué.

Tout est fait en Europe pour pousser Poutine dans ses derniers retranchements, à savoir l’usage du nucléaire tactique, prétexte à engager officiellement l’Otan aux côtés de l’Ukraine, pays qui pourtant ne fait pas partie de l’Alliance. Mais peu importe.

Car l’Ukraine n’est qu’un pion dont le seul intérêt est de permettre la dislocation de la Fédération de Russie, une obsession américaine depuis la fin de la guerre froide.

– 1er objectif : Pas question pour Washington que ce puissant pays, qui possède 20 % des richesses naturelles de la planète, sans compter l’immense trésor géologique arctique, s’allie à l’Europe pour former la première puissance mondiale

– 2e objectif : Disloquer la Fédération de Russie pour mieux la dépecer et piller ses richesses. Aux 21 républiques officiellement reconnues, le Tsar a ajouté la Crimée en 2014 et les républiques de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia en 2023.

Après 1577 jours de guerre, nous sommes à des années-lumière de l’époque où Biden interdisait aux Ukrainiens toute frappe à l’intérieur du territoire russe par crainte d’une riposte brutale de Poutine, assis sur ses 6 200 têtes nucléaires. Mais depuis ce message de prudence face à un ennemi aussi puissant qu’imprévisible, 52 mois de guerre ont passé, dévoilant un Ours russe beaucoup plus placide et débonnaire que prévu. Une à une, toutes les lignes rouges ont sauté sans aucune réaction du Kremlin, incitant les Européens à une escalade sans fin.

Bien que saignée à mort, l’Ukraine a réussi à stabiliser le front grâce à deux atouts majeurs : l’arrivée des drones qui rééquilibrent les forces terrestres entre les belligérants et le réseau satellitaire d’Elon Musk Starlink, qui permet aux Ukrainiens de guider avec précision drones et missiles sur leur cible. 12 000 satellites couvrent le globe, avec un objectif futur de 42 000 satellites. Les Russes n’ont pas l’équivalent, même s’ils parviennent à brouiller les signaux de guidage de nombreux drones.

Dans cette guerre par procuration que mène l’Occident contre la Russie, Trump pratique le double jeu, disant tout et son contraire et retournant sa veste au gré des événements. On comprend que Poutine s’en méfie et ménage son ego. Trump est dangereux.

Il vient de lâcher Israël en rase campagne, sans le moindre état d’âme et en engueulant Netanyahu. Il vient de capituler devant Téhéran, grand vainqueur de la confrontation. Qu’a donc obtenu Trump pour pavoiser comme il le fait depuis le G7 ?

Il a obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz, qui était libre d’accès avant la guerre ! Jolie victoire. Sans parler du contrôle sur le détroit que les Iraniens entendent conserver. En dehors de cela, rien n’est réglé. Israël reste entouré d’ennemis, Iran, Hamas, Hezbollah, Houthis. Les dossiers nucléaire et balistique seront négociés plus tard.

Un fiasco digne de la débâcle de Kaboul ou de la panique en évacuant Saïgon en 1975.

Mais revenons en Ukraine.

La situation semblant se compliquer en Russie avec l’intensification des frappes en profondeur, à raison de 1 000 drones par jour et de quelques missiles, l’exaspération de nombreux officiers et des élites russes devient de plus en plus manifeste : qu’attend Poutine pour déchaîner les enfers, s’interroge le peuple qui s’impatiente ?

Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma, vient de poser deux très bonnes questions, auxquelles toute la Russie attend les réponses.

1– Pourquoi la Russie ne mène pas de frappes contre les dirigeants ukrainiens ?

2– Pourquoi Zelensky bénéficie d’une garantie de sécurité de la part du Kremlin, alors que nos enfants n’en ont pas ?

Si j’étais Russe, j’aimerais que Poutine me réponde.

Et voici ce que dit Boris Karpov sur son blog Telegram. Texte intégral

« Les frappes massives de drones sur Moscou ont pour objet d’une part de détruire la raffinerie principale, d’autre part de semer la panique dans la population, mais aussi et surtout de cartographier la défense anti-aérienne de la ville.

Lors de la prochaine étape ce ne seront pas 180 drones mais 100 à 150 missiles qui arriveront, sachant contourner les défenses. Les frappes ne seront plus sur la banlieue mais sur le centre de la ville.

Il y a deux solutions possibles.

1– frapper quelques structures hors d’Ukraine, en Roumanie et Pologne par exemple, impliquées dans l’effort de guerre. Ports, bases militaires, entrepôts. Frapper non pas avec des Orekhnik sans tête mais avec des charges lourdes. Et on pourra alors cette fois dire « la prochaine fois ce sera nucléaire », ce sera crédible.

2– donner un délai de 48 heures pour vider Kiev puis lancer une frappe nucléaire tactique. Éventuellement également sur Lvov, important point d’entrée du matériel occidental.

Dans ces 2 cas la guerre s’arrêtera, les sponsors européens ne voulant pas aller plus loin. Simplement car actuellement ils n’y sont pas prêts.

Si nos dirigeants continuent leurs actions de grands discours ne faisant que faire rire l’ennemi (et malheureusement beaucoup de Russes aussi…) les forces de l’OTAN entreront en Russie bien plus vite que les plus pessimistes ne le pensent. Et nos dirigeants eh bien… ne dirigeront plus rien.

Le choix est clair et plus nos dirigeants attendent, plus la fin de la Russie approche rapidement. » Boris Karpov

Voilà où nous a menés l’acharnement occidental contre un pays ami de la France. Cette guerre ne sert que les intérêts des États-Unis, bien à l’abri derrière leurs deux océans. Une fois de plus, ils mènent une guerre loin de chez eux, et cette fois-ci sans même engager leurs propres légions.

Inutile d’ajouter que ce que dit Boris Karpov est ce que pensent de plus en plus de Russes. Ce sont là deux « solutions » tout à fait crédibles si la situation s’aggrave en Russie et que le conflit s’éternise encore, après 52 mois de combats.

C’est donc le scénario du pire qui se dessine et qui permettrait à Macron de prétexter la guerre pour annuler les élections. C’est aussi le souhait de Zelensky, qui se sait protégé tant qu’il reste au pouvoir.

Mais jouer avec le feu nucléaire n’est certainement pas la solution. Nous sommes dirigés par des illuminés qui font le pari fou que Poutine n’a pas de ligne rouge. Quelle erreur ! Non seulement le Tsar peut opérer un virage à 180°, mais de plus, il n’est pas irremplaçable. Avec un dur au Kremlin, les fanfarons européens se sentiront beaucoup moins une âme de Rambo.

Nous sommes vraiment dirigés par des guignols, mais des guignols très dangereux qui n’ont aucun sens des réalités.

Aucune armée européenne n’est apte à une guerre de haute intensité. Manque de matériels, avec des munitions pour une semaine, des effectifs squelettiques.

L’armée française est taillée pour les Opex, pas pour se frotter aux Russes.

Il nous faudra 20 ans pour tout reconstruire, à condition d’y mettre les moyens financiers, malgré nos 3 500 milliards de dettes. Avec 200 avions de combat et 200 chars Leclerc, dont une partie seulement est opérationnelle, notre armée est à l’os.

Selon le général Pierre de Villiers, nous avons eu les plus grandes difficultés à assurer sur la durée la présence d’un contingent de 5 000 soldats au Sahel. Faute de pièces détachées, on cannibalisait un matériel en panne, hélicoptère ou véhicule, pour en faire fonctionner un autre.

À titre d’information, voici les pertes matérielles ukrainiennes (chiffres du Mindef russe)

Au total, depuis le début de l’opération militaire spéciale, ont été détruits : 671 avions, 284 hélicoptères, 164 703 drones aériens sans pilote, 662 systèmes de missiles antiaériens, 29 819 chars et autres véhicules blindés de combat, 1 740 véhicules de lancement de systèmes de roquettes multiples, 35 395 canons d’artillerie de campagne et mortiers, 64 357 véhicules militaires spécialisés.

Rappelons que cinquante nations aident l’Ukraine. C’est donc l’équivalent de plusieurs armées européennes qui a été liquidé sur le front ukrainien par l’armée russe.

Combien de jours aurait tenu la France face à une telle coalition et une telle puissance de feu ennemie ?

Jacques Guillemain

Date de dernière mise à jour : 19/06/2026

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