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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

POLITIQUE - Otan-Russie : à quoi joue la France ?

L'OTAN vue de Russie : menace forte, alliance faible par Isabelle Facon |  Vie publique

Le déclenchement d’une guerre est toujours censé répondre à un objectif : c’est ce que les polémologues nomment le « but de guerre ».

La France n’est pas en guerre contre la Russie, mais elle fait tout pour provoquer ce pays. Un peu comme les Étatsuniens l’ont fait sciemment à partir de 2014, en inspirant et soutenant un coup d’État à Kiev, puis en encourageant indirectement les exactions dans le Donbass, alors pleinement ukrainien, mais peuplé de Russes.

J’ai beau réfléchir, je ne vois pas ce que la Russie a pu nous faire pour que ceux qui parlent en notre nom aient une attitude aussi hostile à l’égard de ce pays. Non, je ne vois pas…

Nous n’avons strictement aucun intérêt en Ukraine où la place est prise par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Mais comme les principales richesses se situent dans le Donbass, il est compréhensible, sinon défendable, que ces pays aient eu, ou aient encore quelques intérêts dans cet affrontement qu’ils dissimulent sous une bannière otanienne utilement globalisante.

L’Ukraine n’est pas notre alliée, ce qui aurait pu justifier, si elle l’avait été, un engagement à ses côtés. Mais surtout ce pays présente tous les aspects qui normalement devraient rebuter l’aide de la France. L’OCDE le situe parmi les pays les plus corrompus ; ses dirigeants, véritables oligarques, ont détourné à leur profit des sommes considérables venant de l’aide des pays occidentaux. Qui plus est les références idéologiques du gouvernement ukrainien sont en contradiction absolue avec l’éthique de notre nation. Le passé nazi et la contribution militaire de quelques chefs ukrainiens de l’époque de la Seconde Guerre mondiale est regardé comme de l’héroïsme. Le gouvernement de Kiev a rapatrié et mis en terre, avec les honneurs nationaux, la dépouille d’Andry Melnyk, pourtant criminel de guerre pour le compte de Hitler. De même Stepan Bandera, proche de la Wehrmacht, est encensé et une statue à son effigie occupe la place principale de Lviv et des rues portent son nom. Ce n’est pas un détail…Tout cela rappelle quelques mauvais souvenirs en Pologne, de l’autre côté de la frontière, où la Diète a voté une loi qualifiant les massacres de Volhynie, en 1943, imputables à ces deux personnages, de « nettoyage ethnique » et de « génocide ». Ils firent entre 40 000 et 100 000 morts polonais dont beaucoup de Juifs.

Au début de ce conflit je me suis demandé quelle lubie poursuivait Poutine en voulant, dans ses « buts de guerre », ou dans ce qui a toujours été dénommé « opération militaire spéciale », « dénazifier » l’Ukraine. Le nazisme était une idéologie périmée depuis longtemps. À l’analyse, j’ai constaté que cet objectif pouvait revêtir une certaine pertinence. Le bataillon Azov, engagé à côté de l’armée régulière dans les opérations contre la population du Donbass en 2014, se référait ouvertement au nazisme. Il est aujourd’hui devenu une brigade, incluse dans la « garde nationale offensive », après avoir recruté parmi les partisans de la même idéologie. Ce sont des faits.

Enfin, même si ce n’est pas déterminant dans les relations internationales, l’Ukraine n’est pas une démocratie.
Je n’ai toujours pas trouvé de raisons objectives pour soutenir ce pays et provoquer la Russie par toutes sortes de comportements, pour le moins surprenants.

J’ai creusé davantage en me disant que si la France était en pointe avec l’Allemagne et le Royaume-Uni dans le soutien à cette Ukraine corrompue, c’était que quelques raisons m’échappaient.

Il est aisé de constater que les États-Unis se retirent de cette affaire après l’avoir initiée sous l’administration précédente. La rencontre d’Anchorage, en Alaska anciennement russe, a montré la convergence entre Trump et Poutine. Les deux Présidents ont tous deux admis la nécessité d’assurer la sécurité de l’Ukraine. Poutine a émis l’idée que la guerre n’aurait pas débuté si Trump « avait été Président en 2022 ». Puis il a espéré que les « Européens n’essaieront pas de saper les progrès escomptés par des provocations ou des intrigues en coulisses ».

Il faut insister sur l’attitude de la Russie à l’égard de l’Europe. Elle ne la menace pas et n’a aucunement l’intention de l’envahir. La CIA affirme clairement que Moscou n’a aucun plan d’invasion de l’ensemble UE-Royaume-Uni. Tulsi Gabbard, ex-directrice du renseignement, dit la même chose, tout comme John Mearsheimer, politologue étasunien reconnu et respecté. Mearsheimer ajoute que « Poutine n’a jamais pensé envahir toute l’Ukraine ». En toute objectivité, une attaque contre l’Europe occidentale virerait à la catastrophe pour tous les belligérants. Poutine le sait. Il sait aussi que la population russe, à la démographie affaiblie comme ailleurs en Europe, aspire à vivre à l’occidentale. Il sait aussi que l’avenir de la Russie est avec l’Europe occidentale et non pas dans un rapprochement confirmé avec l’écrasante Chine. Poutine comme Trump est un réaliste.

Il n’y a donc aucune raison objective pour la France de soutenir l’Ukraine. Alors pourquoi certains s’agitent-ils ?

Tout au long de l’histoire, le Royaume-Uni s’est toujours méfié de la Russie. Londres a constamment craint un rapprochement entre Paris et Moscou qui aurait changé radicalement la géopolitique sur le continent européen. Il y aurait d’ailleurs là une raison supplémentaire pour la France de rester discrète dans cette guerre. Mais bien davantage que cette position ancienne, apparaissent les intérêts de la City, donc des banquiers actionnaires de la Banque d’Angleterre. Ils sont les opérateurs sournois du chaos avec la FED, où nous retrouvons les mêmes banquiers et financiers. La guerre rapporte des sommes considérables qui tôt ou tard abondent la richesse déjà énorme de cette ploutocratie à la tête du système.

La raison de la poursuite de cette confrontation pourrait se trouver dans cette ambition vorace de quelques-uns. Les morts indiffèrent ces gens-là. Ce qui leur importe est bien la vente des matériels aux normes OTAN, donc produits par le lobby militaro-industriel étatsunien, membre éminent de l’État profond. S’y ajoutent les emprunts faits pour les acheter, simples lignes d’écritures qui asservissent toujours plus les États. Ils en remboursent le service avec les impôts payés par les ménages et les sociétés. Je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec la guerre contre l’Iran où des sommes faramineuses sont en jeu, aussi bien pour la reconstruction que le remplacement des armes détruites, ou encore pour la défense du pétrodollar.

Quant à l’Allemagne, outre le fait que son chancelier soit un ancien dirigeant du fond de pension BlackRock, le « but de guerre » est aisé à trouver. Il est historique. La zone de l’Europe centrale a toujours été le lieu de confrontation entre Slaves et Germains. Un effondrement de la Russie laisserait le champ libre aux ambitions de Berlin qui a déjà investi en Ukraine.

Mais je ne vois toujours pas le « but de guerre » que pourrait avoir la France…Tout au contraire de son attitude actuelle, qui ne lui offre aucun retour, elle devrait faire preuve de modération et préparer la fin de la fâcherie avec Moscou. Ses investissements en Russie étaient énormes. Ils n’étaient pas du côté ukrainien où les Anglo-Saxons et les Allemands protègent leurs seuls investissements en s’appuyant de manière subtile sur l’Europe et la France en particulier.

Enfin, je vois une dernière hypothèse. Elle concerne les responsables des trois pays montrant le plus d’hostilité à la Russie. Il est vrai que Keir Starmer vient d’être amené à la démission, mais l’hypothèse ci-dessous pourrait toujours s’appliquer, car son successeur défendra la même politique. Les dirigeants de ces pays sont très contestés par les populations respectives. Ils sont les représentants de la finance internationale qui les a mis en place. Il leur faut poursuivre leur mission. Aussi imaginent-ils – peut-être – pouvoir rassembler les peuples endoctrinés contre un ennemi fabriqué et ainsi pouvoir poursuivre leur action… Le fédéralisme européen et la finance internationale seraient donc à la manœuvre.

Décidément, comme en Afrique, la France possède l’art de la naïveté et de l’absence de vision ; à moins que ses dirigeants actuels agissent de manière parfaitement consciente au détriment des intérêts vrais de la Patrie. Il est temps que la France retrouve sa souveraineté. Elle la conduira naturellement à regarder le monde de manière réaliste et dans son seul intérêt.

Henri ROURE

Cercle Patria

Date de dernière mise à jour : 30/06/2026

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