
Carole Bouquet, actrice française reconnue, doit composer aujourd’hui avec un quotidien bien plus âpre : des douleurs chroniques apparues après une chute survenue il y a plus de dix ans, la poursuivent inlassablement. Dans un entretien accordé à Paris Match le 15 juillet 2026, Carole Bouquet revient en toute sincérité sur son combat et les stratégies qu’elle déploie pour affronter la souffrance, sans jamais céder à la résignation.
Les répercussions de l’accident et le combat au quotidien de Carole Bouquet
L’histoire commence en 2013, lorsque Carole Bouquet fait une chute dans l’une de ses propriétés, un accident aux conséquences lourdes. Elle confie : « Ma tête est partie la première. J’ai eu de nombreux points de suture sur le visage et je me suis coupé un nerf dans la bouche. » (Paris Match, 15/07/2026). Depuis, un mal persistant la hante : une névralgie du trijumeau, pathologie difficile à traiter provoquant de vives douleurs faciales. Malgré les avancées médicales, la comédienne indique : « J’ai essayé en vain tout ce qui existe actuellement pour la névralgie du trijumeau, mais je ne désespère pas de venir à bout de mes souffrances dans un avenir proche, de continuer à essayer de nouveaux traitements à l’hôpital. »
Le quotidien de Carole Bouquet est rythmé par des techniques originales pour adoucir la douleur : mastication de chewing-gum, glaçons pressés contre le visage, journées entières passées immobile dans sa chambre, et cette particularité où la parole — notamment sur scène — lui permet de s’extraire temporairement de la souffrance : « Quand je joue au théâtre, je continue à avoir mal, mais je réussis à faire avec. Le paradoxe est là : j’ai mal car je parle, mais j’ai moins mal car je suis distraite de mes maux. » Pour Carole Bouquet, conjuguer vie artistique et douleur exige un courage et une ténacité exemplaires.
La passion de Pantelleria : vignobles, héritage et force de transmission
À Pantelleria, Carole Bouquet a multiplié ses achats immobiliers, possédant désormais quatre maisons sur cette île entre la Sicile et la Tunisie. Elle y a développé une autre facette de son identité : productrice de vin blanc. Sa rencontre avec Nunzio Gorgone lui a permis d’apprendre la culture de la vigne, et elle produit chaque année en moyenne 5 000 bouteilles de son vin blanc baptisé « Sangue d’Oro », un projet qui illustre sa détermination malgré les obstacles. Ce savoir-faire s’inscrit dans un héritage familial précieux qu’elle évoque avec respect, notamment à travers son père, « pur produit de la méritocratie républicaine […] j’ai l’impression de rester fidèle à son héritage, en ne renonçant pas », ou ses fils, Dimitri Rassam (44 ans) et Louis Giacobetti (39 ans), qui symbolisent pour elle la nécessité de persévérer.
L’actrice exprime sa volonté de continuer malgré les douleurs : « Je souhaiterais divorcer de mes douleurs mais à l’amiable, afin qu’elles ne se fâchent pas contre moi. » Elle explique aussi combien son caractère, l’exemple paternel et l’amour de ses enfants sont des moteurs puissants : « mon caractère, mon père, mes enfants […] mes fils ne comprendraient pas que je batte en retraite. Ils vivraient cela comme un abandon ». Bien plus qu’un simple témoignage, son parcours incarne la résilience ; un équilibre rare entre passion artistique et vie à Pantelleria.
La Rédaction
Sources : Paris Match, Purepeople