La République universelle unit les peuples de la terre en vue d’un asservissement de l’humanité. Aujourd’hui les BRICS s’opposent à l’Occident, mais tous les pays de ces deux blocs s’entendent pour soumettre, assujettir et domestiquer, surveiller et contrôler les hommes.

La République universelle, démocratique et sociale
L’idée de République universelle, voisine du cosmopolitisme, a des origines lointaines. Au IVe siècle avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand bâtit un Empire qui s’étend de l’Egypte au Pendjab. Afin de consolider la conquête par les armes, il substitue une « citoyenneté du monde » aux nationalités qu’il a soumises, démarche très actuelle.
Alexandre tente de réaliser une fusion religieuse de la Grèce et de l’Orient, afin de réconcilier l’Europe et l’Asie, unies de force dans son Empire. Cette confusion du politique et du religieux caractérise le cosmopolitisme d’Alexandre. Cette idée survit à Alexandre dans la ville d’Alexandrie, ville symbolique du cosmopolitisme.
Alexandrie est le centre de la pensée dite « hellénistique », définie comme un syncrétisme gréco-oriental, c’est-à-dire une juxtaposition de la Grèce et de l’Orient. Durant cette période, hellénistique, les trois siècles avant Jésus-Christ, les doctrines égyptiennes conquièrent le monde gréco-latin. La pensée hellénistique et le cosmopolitisme représentent une victoire de l’Orient sur la Grèce par le biais de l’ésotérisme égyptien, de la connaissance réservée à des initiés. Les cosmopolites modernes, héritiers d’Alexandre sont fidèles à sa mémoire.
L’ésotérisme juif est à l’origine des hérésies gnostiques, mouvements hérétiques à la source du modernisme, de la philosophie gnostico-moderne, avec des arrière-pensées politiques et commerciales.
En effet, une raison politique explique l’hostilité des milieux gnostiques : le christianisme constitue une entrave aux excès du nationalisme juif, la tendance impérialiste des Juifs.
Le judaïsme conçoit un salut collectif. Les rabbins ont pour but le salut collectif du peuple juif. Pour eux, le salut du peuple dit « élu » passe par une domination de « la nation juive » sur les autres nations, c’est-à-dire un impérialisme. Cette aspiration exclut les « goys » du salut.
Le christianisme a un caractère universel et exotérique. D’une part, sa doctrine s’étend à tous et respecte le particulier, il offre le salut à tous les humains. D’autre part, sa connaissance est accordée à tous.
Par ce double aspect, le christianisme met fin à la justification du but impérialiste du nationalisme juif, son « droit » à soumettre toutes les nations du monde. Cette raison politique éclaircit l’aversion des autorités juives envers le christianisme.
Une autre raison tient au refus du cosmopolitisme par le christianisme. Pendant la période hellénistique, les ésotéristes juifs s’unissent aux ésotéristes égyptiens. L’Orient domine le monde gréco-romain. Puis, la nation juive fait la guerre à un monde devenu occidental après la conquête romaine. Elle perd cette guerre contre l’Empire romain. Depuis la destruction du Temple de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ, la nation juive est « errante », une « diaspora ». Les Juifs n’ont pas de territoire à défendre. Ils ont à se venger contre l’Occident, par exemple en infiltrant les sociétés secrètes de Rome pour les orientaliser. Et ils ont le monde à conquérir.
Les Juifs résident dans diverses nations qu’ils cherchent à soumettre à leur nation errante. Le cosmopolitisme est donc à leur service.
Depuis 1948, les Juifs ont retrouvé un territoire sur lequel ils ont créé un Etat religieux… et restent cosmopolites. Sur ce territoire, ils sont nationalistes dans le sens « raciste » du terme. Et le cosmopolitisme moderne sert toujours le but impérialiste du nationalisme juif. L’impérialisme juif s’accorde parfaitement au cosmopolitisme, puisque celui-ci supprime les nations… à l’exception de la nation juive.
Aujourd’hui, le christianisme est éradiqué au bénéfice du capital-socialisme, voulu par les financiers. Le pouvoir mondialiste est entre les mains d’initiés dont la philosophie est cosmopolite. Pouvoir de plus en plus institutionnalisé. Aujourd’hui comme hier, le christianisme est combattu pour d’identiques motifs politiques et commerciaux. De tout temps, la religion chrétienne est un scandale pour les financiers, mains cachées dirigeant les empires, et leurs séides occultistes, leurs partisans fanatiques ésotériques, les sorciers des peuples. Après 2 000 ans de luttes secrètes acharnées, après la Révolution, après Vatican II et l’infiltration de la hiérarchie catholique, le christianisme est pratiquement anéanti.
Le Talmud, écrit entre 100 et 500 après Jésus-Christ, codifie l’ésotérisme juif, et confirme que l’ésotérisme juif inspire les gnoses antichrétiennes et le mouvement philosophique antichrétien.
Le mysticisme juif sert de fil conducteur aux hérésies gnostiques et à la philosophie gnostique, alliance magico-rationnelle.
Or, les croyances et les rituels talmudiques ont atteint la Franc-Maçonnerie spéculative. Telle est l’actualité du Talmud. Une route conduit du mysticisme talmudique à la gnose naturaliste de la Franc-Maçonnerie moderne.
Au IVe siècle, pour le commerce, les Juifs s’installent en Afrique du Nord et en Occident, en Italie, au Sud de la Gaule, en Espagne, en Angleterre et sur le Rhin. Ces migrations de la Diaspora dessinent très exactement la géographie de la future Kabbale, le mouvement du mysticisme juif.
Les premiers mouvements gnostiques et la Kabbale née officiellement au XIIe siècle, servent les intérêts commerciaux. La Kabbale, compromission de l’ésotérisme juif avec les cultes cosmiques, apostasie du Dieu de la Bible, valorisation de l’Homme, l’Initié et de la Nature, le Cosmos, contre Dieu. Pour les ésotéristes juifs, le Talmud est un instrument de lutte contre la tradition chrétienne. Pour les ésotéristes païens, la philosophie est un instrument de lutte contre la tradition chrétienne.
Le christianisme a de nombreux torts : dénoncer l’Argent apatride, mettre fin aux prérogatives des Juifs et des païens, supprimer la magie, abolir le sacrificiel, promouvoir la liberté et la laïcité, la véritable laïcité. Aussi, au IVe siècle, les talmudistes scellent une alliance avec les initiés païens qui combattent l’Eglise. L’alliance judéo-païenne revit et se renforce parce que le paganisme et le judaïsme sont victimes de la christianisation de l’Empire. Les persécuteurs sont ensemble écartés du pouvoir, les chrétiens prennent la place auprès des empereurs. Depuis 1789, l’alliance judéo-païenne a renversé la situation, a totalement évincé le catholicisme, et a repris le pouvoir, tous les pouvoirs.
En 1736, Ramsay, appelé le chevalier de Ramsay, écossais, protestant, initié à Rome, Grand Officier de la Grande Loge, (1686-1743), prononce un Discours cosmopolite. Il lance un appel aux francs-maçons pour qu’ils collaborent à l’élaboration d’une Encyclopédie et à la construction d’une République universelle. Les deux sont liés, comme les événements vont le démontrer.
Le Discours de Ramsay assigne à la Franc-Maçonnerie la tâche de construire une République mondiale. Ramsay s’exclame : « Le monde entier n’est qu’une grande république », et s’adresse à tous les francs-maçons. Son appel à une République universelle a été entendu : l’Encyclopédie, la Révolution, le mondialisme.
Ramsay appelle « les esprits et les cœurs » à « former dans la suite des temps une nation spirituelle où… on créera un peuple nouveau ». Les « esprits et les cœurs » désignent les initiés des deux voies, ceux de la raison et ceux du cœur.
La Révolution maçonnique se fait par la réunion des illuminés des deux voies. Les mots ont changé, mais le mondialisme se construit par le biais d’une « spiritualité globale » et vise à créer « un peuple nouveau », une masse de déracinés qui seront exploités par un gouvernement mondial.
Sous la Révolution, le culte de la Déesse Raison est une nouvelle « religion » imaginée par deux antichrétiens forcenés, le maçon Chaumette et le Prussien Cloots.
Anacharsis Cloots, illuminé de la Raison, violemment antichrétien (1755-1794), vient à Paris en 1776 pour participer au mouvement encyclopédiste. Il se proclame « l’ennemi personnel de Jésus-Christ ». Mais il ne l’est pas de Mahomet. En 1780, il publie Certitude des preuves du mahométisme. Il est donc probablement un Juif marrane, voire un sabbatéiste : un partisan de Sabbataï Zevi (1626-1676), un illuminé qui se prétend le Messie juif, qui vit dans l’opulence en terre d’Islam, qui instrumentalise l’Islam. Les délires de Zevi sont d’actualité, parce qu’avec le sabbatéisme, nous sommes à l’origine de la révolution sexuelle de Mai 68, révolution qui est d’origine juive, comme le gauchisme.
Ce jacobin vient à l’Assemblée constituante avec trente-six étrangers qui participent à la Révolution dite française. Il se dit citoyen du monde et se proclame « l’Orateur du genre humain ». On le fait « citoyen français », citoyen d’honneur de la France le 26 juin 1792. Il est élu à la Convention, à laquelle il rend des services diplomatiques, c’est-à-dire d’espionnage. Ses relations communautaires y aident certainement. Hébertiste, il est exécuté le 26 mars 1794.
Surtout, Anacharsis Cloots présente le programme des principes de la Révolution dans deux ouvrages de 1792 et 1793 : La République universelle et Bases constitutionnelles de la république du genre humain.
Mais ces deux ouvrages actuellement dans le commerce sont caviardés. Tous les passages déplaisants, gênants, dérangeants, ont été extraits, extirpés. A partir des originaux, Pierre Hillard a publié l’oeuvre véritable. Les passages supprimés indiquent la finalité de la Révolution dite française :
Aboutir à une gouvernance mondiale, que Cloots appelle la République universelle.
Favoriser l’immigration. Quand on fait venir des populations nord-africaines, sub-sahariennes, asiatiques, on noie la population de souche, on déstabilise le pays.
Décatholiser. La République universelle remplacera l’Eglise catholique.
Cloots parle des capitalistes hébreux qui tiennent tout, il écrit « nos amis les rabbins ».Cloots parle aussi de l’imprégnation de la Kabbale, de la métempsychose, réincarnation de l’âme après la mort.
Aujourd’hui, les principes de Cloots sont appliqués scrupuleusement, et les pays occidentaux sont soumis aux mêmes règles d’immigration, de sexualisme, de wokisme, de numérisation, de transhumanisme, de surveillance et de contrôle, comme si la République universelle était instituée.
Jean Saunier