
Aucun doute n’est possible. Les prophéties de l’Ecriture relatives à la Fin des Temps sont en voie de réalisation. De nombreux signes se sont accomplis.
1- L’Evangile devait être prêché dans le monde entier. Cette tâche fondamentale confiée par le Christ à son Eglise a trouvé son achèvement au XIXe siècle, sans le développement des missions étrangères.
2- L’Apostasie devait précéder la venue de l’Antéchrist. Après avoir officiellement apostasié, et après Vatican II, les vieilles nations chrétiennes ont sombré dans l’incroyance et dans l’immoralité, optant pour le type de société hédoniste décrite dans Le Meilleur des mondes.
3- Le « Sacrifice Perpétuel » de la Nouvelle Alliance devait être interrompu. La prophétie s’est accomplie en 1969 par l’imposition d’un nouveau rite de la Messe conçu avec la collaboration des pasteurs protestants. Le Moto Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, le 7 juillet 2007, autorisant la célébration de l’ancien rite qualifié de « Rite Extraordinaire », n’a pas modifié sensiblement la situation.
4- « L’Abomination de la Désolation » devait s’installer dans le « Lieu Saint », c’est-à-dire l’Eglise. Lors du Concile Vatican II (1962-1965), Rome a adopté les principes fondamentaux de la Révolution. Par leurs réformes, les papes eux-mêmes ont grandement contribué à la destruction de la liturgie, du dogme et de la morale. En la personne du pape François, on se demande si ne réalise pas sous nos yeux la prophétie relative à la deuxième Bête de l’Apocalypse (XIII, 11), « qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau et qui parlait comme un dragon ».
5- La fin de l’histoire humaine devait être précédée de « guerres et de révolutions ». Le vingtième siècle a connu plusieurs révolutions et deux guerres mondiales. Le XXIe siècle peut connaître une troisième, plus terrible encore que les deux autres.
6- Par la mise en place progressive de Super-Etats, comme l’Union européenne, l’humanité s’achemine inexorablement vers l’unité monstrueuse dénoncée par Aldous Huxley, George Orwell, Vladimir Soloviev. L’Eglise moderne approuve l’Union européenne et le mondialisme.
« L’interruption du sacrifice Perpétuel » et « l’Abomination de la Désolation » se déroulent sous nos yeux, selon les prescriptions de l’Eglise, et non sous la domination de l’Antéchrist, pas encore.
Il ressort des faits que l’Histoire n’est pas cyclique. De l’Incarnation au Jugement dernier, elle se déploie selon un schéma ponctué par la réalisation des prophéties.
Comme l’annonçait l’Apocalypse, après l’âge des martyrs, l’Eglise a connu son triomphe, elle a régné mille ans et son règne a été marqué par la réussite que fut la Chrétienté.
Puis sont venus les Temps modernes, inaugurés par l’Humanisme, la Renaissance et le Protestantisme, origines lointaines mais incontestables de la Révolution. Nous sommes passés de l’Europe chrétienne au monde antithéiste d’aujourd’hui. C’est le résultat d’une intervention humaine. Ce travail de destruction systématique, commencé voilà un demi-millénaire, fut l’oeuvre d’initiés dont l’objectif réel était l’édification d’un empire planétaire de type sacral. Objectif contrarié, contrecarré par les BRICS. Mais tous les pays du monde s’entendent pour asservir l’humanité, surveiller et contrôler à outrance les hommes sur la terre.
Depuis le milieu du XXe siècle, et en particulier depuis Vatican II, la Chrétienté recherche une fusion cultuelle avec les autres confessions.
Selon la formule d’un cardinal, franc-maçon devant l’Etre suprême, le cardinal belge Louis-Joseph Suenens (1904-1996), « Vatican II a été 1789 dans l’Eglise ». 1789 DANS L’ÉGLISE. Ce n’est pas moi qui le dis. Etre Suprême que l’on retrouve dans le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme.
Selon le Père Congar (1904-1995), au Concile, « L’Eglise a fait sa Révolution d’Octobre ». RÉVOLUTION D’OCTOBRE. Ce n’est pas moi qui parle.
Selon le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, « Vatican II fut un anti-Syllabus ». Le Syllabus, texte écrit par Pie XI en 1864, condamnait les erreurs du temps selon l’Eglise en quatre-vingts propositions : le rationalisme hérité de Descartes et de Kant, l’étatisme qui ambitionne le monopole de l’enseignement, le socialisme qui assure l’emprise de l’Etat sur la famille, les doctrines économiques qui recherchent l’accumulation de richesses matérielles sans souci du bien commun, le Naturalisme qui a un seul principe, la Nature, et qui célèbre les cultes du Cosmos, le libéralisme moderne qui promeut une conception relativiste de la liberté, la Franc-Maçonnerie, le panthéisme…
Le panthéisme, c’est-çà-dire il n’y a qu’un seul Etre, la substance. La nature lui est interne. C’est un monisme spiritualiste : la Création n’a pas d’Etre. Ce Dieu est à la fois abstrait, la substance, et matériel, la Nature. La Nature est la manifestation d’un Etre unique. Le Dieu est un Grand Tout. Dieu est identifié au monde. Dieu est immanent à l’Univers. C’est la traduction de la vieille croyance inhérente à l’ésotérisme juif compromis avec l’ésotérisme égyptien.
« VATICAN II FUT UN ANTI-SYLLABUS ». Ce n’est pas moi qui l’affirme.
Par déduction, on peut donc penser que l’Eglise issue de Vatican II approuve le rationalisme philosophique, faux rationalisme, le socialisme, le libéralisme, première gauche historique, qui a exploité atrocement les ouvriers et les enfants au XIXe siècle, libéralisme devenu néo-libéralisme, ou capitalisme financier au service des puissants, contre les peuples, le Naturalisme, le relativisme, le panthéisme, la Franc-Maçonnerie…
L’Eglise traditionnelle d’autrefois a commis des excès et des abus. L’Eglise traditionnelle actuelle commet des excès et des abus. Je ne le nie pas. Mais au moins, l’Eglise traditionnelle essaie de respecter l’enseignement du Christ, particulièrement le refus de la magie, de la sorcellerie, du sacrificiel, du Veau d’or. De ménager une certaine morale. De transmettre les rites, les dogmes ancestraux et immémoriaux. Et d’honorer une certaine liberté.
L’Eglise issue de Vatican II trahit l’enseignement du Christ. Par ses relations avec les mondialistes, avec les gens de la finance, elle permet, en tout cas elle passe sous silence le retour à la magie, à la sorcellerie, au sacrificiel, au Veau d’or, et au satanisme. Elle évolue dans un monde amoral et immoral. Dans un monde de l’Argent, où les seigneurs accaparent et volent les richesses de la terre, en toute impunité, et sans réaction de l’Eglise officielle. Elle déforme et dénature les rites, les dogmes séculaires et éternels. Elle tait les atteintes à la liberté. Les prestations de Barbara Butch, égérie branchée du LGBTisme, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, et en maints autres endroits, le remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc à Notre-Dame de Paris par des vitraux sataniques laissent l’Eglise issue de Vatican II de marbre, sinon obtiennent son acquiescement.
À propos du Veau d’or et du culte de l’Argent, le pape François a lancé un appel pour un capitalisme plus équitable, durable, et moralement responsable. En réponse à cet appel, Lynn Forester de Rothschild, cousine d’Ariane de Rothschild, impliquée dans l’affaire Epstein, a lancé officiellement un partenariat le 8 Décembre 2020. Elle est la fondatrice et la pilote principale du « Conseil pour un capitalisme inclusif avec le Vatican ».
Ce Conseil est dirigé par un groupe de responsables mondiaux, connus sous le nom de « Gardiens du capitalisme inclusif ». Il réunit des chefs d’entreprise, des investisseurs et des représentants syndicaux influents. Les membres du Conseil incarnent plus de 10,5 billions de dollars d’actifs sous gestion, 200 millions de travailleurs dans plus de 163 pays et des entreprises avec une capitalisation boursière dépassant 2,1 billions de dollars.
Ces connivences du Vatican avec le capitalisme financier, avec la Bourse, avec les Rothschild, en un mot avec l’Argent, est-ce bien catholique ? Catholique au sens propre de religieux, comme au sens figuré de douteux, non-conforme aux règles morales.
Le christianisme originel est universaliste en ce qu’il offre le salut à tous les humains. Il s’étend à tous, mais respecte le particulier. En politique, le Christ demande de convertir les nations, non de les éliminer.
Le christianisme de l’Eglise issue de vatican II est oecuménique, immigrationniste, donc tend au cosmopolitisme. Or, le cosmopolitisme est un politique lié au culte du Cosmos. Il fond le particulier dans un Tout qui implique un monisme métaphysique, un Etre Un. Il est donc le contraire de l’universalisme. Il ne respecte pas le particulier. Il demande d’éliminer les nations.
Avec une telle Eglise issue de Vatican II, il n’est donc pas étonnant que le mondialisme avance à grands pas, et mette en oeuvre toutes les doctrines en isme, contraires à l’épanouissement, à la liberté et au bonheur de l’homme.
Jean Saunier