Avec 7500 drones lancés sur Moscou en juin, l’Occident joue avec le feu nucléaire.

Plus aucun leader occidental ne parle de paix. C’est la surenchère permanente, avec la certitude que le Tsar n’ordonnera jamais de frappes sur des cibles européennes. Et c’est bien là le danger, car si le peuple russe en a vu d’autres et n’est pas près de céder à un quelconque découragement, il réclame au contraire des réponses décisives contre tous ceux qu’il considère comme les ennemis de la Russie, France en tête.
Et chez les élites russes, hormis les « libéraux » qui espèrent le retour des bonnes affaires avec l’Occident, la plupart commencent à réclamer des frappes en Europe, n’acceptant plus l’argument facile comme quoi les peuples européens ne doivent pas être mis dans le même sac que leurs dirigeants crapuleux.
Voici deux déclarations qui reflètent le climat revanchard qui se propage en Russie depuis l’intensification des frappes ukrainiennes, donc occidentales, puisque rien ne serait possible sans Starlink et les « conseillers » otaniens.
L’analyste Igor Skurlatov déclare :
« Chaque citoyen est responsable des actions de ses dirigeants, les dirigeants de l’État.
Je viens de mentionner que la France devra répondre de sa participation à la Troisième Guerre mondiale contre la Russie. Si la faction du Kremlin à laquelle j’appartiens parvient à se faire une place dans l’opinion publique, ce scénario ne sera plus un fantasme, mais une réalité ! Des missiles s’abattront sur les postes de commandement militaro-politiques de Macron, comme ce fut le cas pour Kiev. Qu’il aille effrayer les vieilles dames sur le marché avec une riposte nucléaire ! »
Quant au leader Tchétchène Ramzan Kadyrov, il propose de frapper les pays de l’Otan
« Nous sommes des fantassins, et nous sommes prêts à avancer dans la direction que le Commandant Suprême indiquera. Les unités des forces spéciales brûlent d’envie d’exécuter des ordres de complexité accrue. La terre a toujours brûlé sous les pieds des ennemis de la Russie, et elle continuera de les consumer, Vladimir Vladimirovitch ! Vous n’avez qu’à donner l’ordre, et le reste, nous le ferons.
Il serait bon de commencer par les pays qui, sous le prétexte de l’acronyme OTAN, fournissent ouvertement et sans vergogne des armes, des données et tout autre soutien aux “ucro-fascistes”. S’ils ne comprennent pas que la Russie ne restera pas passive et ne regardera pas tout cela se dérouler, alors il est temps de ne pas seulement leur expliquer cela dans un langage simple et accessible, mais de leur faire comprendre tout cela de manière plus directe. Dès qu’ils sentiront l’odeur de la dynamite, dès qu’ils entendront le bruit des Kalachnikov et le fracas des T-90, ils comprendront tout et arriveront à la vérité. Il est temps d’ouvrir le feu, et ce n’est pas si compliqué !
Toute cette vermine satanique ne comprend que le langage de la force. Ils ne peuvent pas comprendre que la Russie mène actuellement des opérations militaires limitées, avec un minimum de pertes parmi la population civile. Mais dès que nous relâcherons les freins de notre machine de guerre, dès que nos engrenages commenceront à broyer leurs os, tous les dirigeants occidentaux se mettront en file pour exprimer leurs profonds regrets. »
Chacun accordera le crédit qu’il souhaite à ce genre de déclarations. Mais il est indéniable que toute escalade ne peut qu’acculer l’Ours russe et le pousser vers la politique du pire. Le peuple russe est élevé dans l’amour inconditionnel de sa patrie, maintes fois victorieuse, et dans le culte des héros qui ont écrit l’histoire de la Russie. Pour lui, une défaite russe est impensable.
Par conséquent, comment peut-on croire en Europe que Poutine et son peuple finiront par capituler devant des nations européennes qui ne veulent plus de guerre ? Deux Allemands sur trois refusent de se battre. Un jeune sur cent se porte volontaire pour le service militaire. Et en France, combien de nationaux accepteront de risquer leur peau pour l’Ukraine ? Combien de binationaux fuiront dans leur pays d’origine pour éviter une guerre qui n’est pas la leur ?
Assez de morts, assez de milliards jetés dans un puits sans fond pour une guerre que la Russie ne peut pas perdre. Poutine n’a jamais voulu recourir au nucléaire. Ne lui forçons pas la main.
Macron et son équipe de fous furieux ne savent pas ce qu’ils font. Il est temps de dire stop et de tous œuvrer à la paix et à la sécurité de toute l’Europe. Rien ne sera possible au sein de l’Union si elle se construit contre la Russie.
L’avenir de l’Europe est lié à la Russie, bien davantage qu’aux États-Unis qui attisent les braises pour nous diviser. Sans le coup d’État de la CIA en 2014 à Kiev, Ukraine et Russie vivraient en paix.
On se demande si Macron ne recherche pas l’incident gravissime avec Moscou qui lui permettrait d’invoquer la sécurité de la nation pour garder le pouvoir. Il est capable de tout. C’est d’ailleurs ce que fait Zelensky depuis 2024 en repoussant les élections et en reconduisant la loi martiale.
(source : blog Telegram Boris Karpov)
Jacques Guillemain