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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

PAYSANS - Notre agriculture est condamnée à mort

« J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. » (Montesquieu)

« Il arrive, lorsqu’on est paysan, qu’on devienne bossu, mais il est rare qu’un bossu devienne paysan. » (Marcel Pagnol (1))

L'agriculture durable : définition, principes et approches existantes

Je n’ai pas de pouvoirs divinatoires ; je ne saurais prédire l’avenir et pourtant je suis certain que, dans quelques décennies, les historiens se pencheront avec le recul nécessaire sur l’histoire de notre pauvre France sous Macron, et que diront-ils de cette période (s’ils sont honnêtes) ? Que notre pays, qui fut jadis riche et puissant, a été dépecé, ruiné et livré durant des dizaines d’années aux diktats de minorités qui voulaient le détruire et qu’il en est mort.

Ils diront qu’il a connu une guerre civile larvée : les « racialistes » et les « décoloniaux », en guerre contre les « mâles blancs » ; les végans et végétariens, contre les amateurs de viande ; les écologistes, contre les chasseurs ; les bobos urbains, contre les « ploucs » qui roulent au diésel ; les LGBT+++, contre les hétéros ; les féministes, contre les machos libidineux ; les racailles, contre les flics ; les jeunes, contre les retraités…etc., etc., sans parler des Islamistes – qu’ils fussent radicalement modérés ou modérément radicaux – qui, eux, étaient en guerre contre à peu près tout le monde.

Ils diront sans doute que toutes ces divisions, qui fracturaient un peu plus la nation d’année en année, étaient entretenues par le pouvoir qui rêvait d’une France qui serait un simple « land » de l’Europe, étape indispensable, incontournable, vers une gouvernance mondiale.

Ils diront, les historiens, qu’au final, la victime expiatoire, celle qu’on accusait de tous les maux, était toujours la même : le « Gaulois », ce Franchouillard blanc, raciste, xénophobe, qui osait s’alarmer de l’arrivée massive d’une immigration (très majoritairement musulmane) ; qui aimait son pays pour son passé et ses traditions ; et qui s’entêtait – l’imbécile ! – à voter à droite. Définitivement rangé dans le camp de la « Fachosphère »  par les minorités qui faisaient la loi et l’opinion dans le pays, on ne lui autorisait plus que trois choses : travailler dur, raser les murs, et payer toujours plus d’impôts, lesquels servaient à assurer le train de vie de feignasses assistées, en majorité allogènes.

Ils diront aussi, ces historiens, que sous le bon roi Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, déclarait que « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », alors que sous Macron, « flicage et enfumage » avaient asséché et tari les mamelles du pays.

Ils diront que la paysannerie était à l’agonie, victime des normes, oukases et décrets d’une Union européenne soumise à l’hystérie des « Khmers verts », la toute puissante secte écologiste qui avait remplacé le catholicisme. Les paysans français étaient 1,4 million au début des années 1970 ; ils étaient moins de 400.000 en 2026. Les historiens raconteront la fin de notre civilisation et le dernier combat mené par quelques « culs-terreux » (2), pour leur survie, alors qu’ils étaient condamnés à disparaître depuis l’instauration de la « Politique Agricole Commune » (PAC) qui était une première étape de la mort programmée des nations au profit de l’Europe.

Il est indéniable que les malheurs de notre paysannerie ont commencé bien avant Macron. La PAC, prévue par le « Traité de Rome » (25 mars 1957) est entrée en vigueur le 30 juillet 1962. Elle est donc l’une des plus anciennes des politiques communes de l’UE.  Ses grandes lignes remontent à la conférence de Stresa (du 3 au 12 juillet 1958). Elle a été mise en place en 1962 avec pour objectifs : accroître la productivité agricole (3); assurer un niveau de vie « équitable » aux paysans ; stabiliser les marchés ; garantir la sécurité des approvisionnements ; et enfin, assurer des prix « raisonnables » aux consommateurs. À première vue, tout ceci paraissait louable. Les agriculteurs allaient bénéficier d’aides indirectes, les « prix garantis », qui leur assuraient un prix minimum pour leurs productions (cette disposition est actuellement en quasi-désuétude) ; et des aides directes au revenu depuis la réforme de 1992… Les réformes de 1992 et 1999 ont baissé les prix garantis et en les remplaçant par des aides directes. La réforme de 2003 a poursuivi dans le même sens en raison des difficultés de financement liées à l’élargissement de l’Europe. Le paysan vivait de subventions en fonction de ce qu’il produisait. Désormais, les aides ne sont plus liées à la production.

Les agriculteurs touchent un paiement unique par hectare, « à la condition de respecter des normes européennes en matière d’environnement et de sécurité alimentaire ».

La réforme intermédiaire de 2009 (bilan de santé) a confirmé cette direction.

Depuis 2003, le versement des aides compensatrices est soumis au respect de sacro-saints critères environnementaux : c’est l’« Écoconditionnalité », basée sur les : BCAE (Bonnes conditions agricoles et environnementales) ». Ce charabia technocratique renvoie à toute une série de normes indigestes.  En juin 2013, nouvelle réforme pour une répartition plus équilibrée des aides entre États membres, régions et agriculteurs ; on met en place des mesures de « verdissement »  et bien sûr… des nouvelles normes.  Le paysan n’est plus chez lui  dans sa ferme : Bruxelles lui impose tout et, s’il est bien sage, s’il obéit bien, s’il respecte ce qu’on lui impose, on le gratifie d’une aide financière pour qu’il ne meure pas trop vite !  Il ne vit plus de son travail mais de subventions. On le surveille avec des drones pour être certain qu’il ne dépasse pas les quotas qu’on lui impose. On le maintient sous perfusion comme un malade en phase terminale. En fait on attend qu’il crève et ça fonctionne plutôt bien puisqu’un paysan fait une tentative de suicide tous les deux jours. 300 environ réussissent leur coup chaque année. Et les campagnes, les forêts, les bois, laissés à l’abandon, deviennent des foyers d’incendie dès qu’arrive une canicule estivale ou un été un peu plus chaud que les précédents.

Je vous invite à lire, sur Internet, la quarantaine de pages concernant la PAC et les différents accords qui ont émaillé son développement au fil du temps, c’est assez ubuesque ! Si vous n’en avez pas le courage, retenez que « La Commission fixe le cadre réglementaire de la PAC mais ce sont les États membres qui appliquent cette politique (principe de subsidiarité). Régulièrement la Commission européenne conteste la manière dont ont été appliquées certaines politiques, souvent il s’agit de subventions non autorisées dans le cadre de la PAC ou une méthode de calcul conduisant à des paiements supérieurs à ce qu’ils auraient dû être… ». L’Europe régente tout ; nous ne sommes plus une nation : 80% des lois et décrets qui régissent notre vie quotidienne sont décidés par Bruxelles

Ils diront encore, les historiens, que notre agriculture a été tuée par des traités honteux de libre-échange comme le « Mercosur » qui créent une concurrence déloyale, car les pays importateurs ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales qui sont imposées à nos paysans. Peut-être diront-ils, les historiens, que la FNSEA est responsable, du moins en partie, d’une situation qui favorise surtout les très grosses exploitations agricoles ?

Les historiens diront aussi que les pêcheurs – ceux qui avaient survécu au « Plan Mellick » de 1991 (4) – étaient dans le collimateur de Bruxelles et que c’est pour cette raison qu’ils ont disparu. La France a tué son industrie, son agriculture, sa pêche…et son peuple. En effet, il est probable que les historiens diront que la Loi Veil, légalisant l’avortement, a tué 10 millions de petits Français depuis son adoption en 1975, et que Macron a tenu à ce que le droit d’avorter figure dans la Constitution.

Peut-être raconteront-ils que pendant que les « culs-terreux » menaient un combat pour leur survie, Macron annonçait une aide massive à l’Ukraine qui nous inondait de son blé, son maïs ou ses poulets exonérés de droits  de douane ?

Ils diront sans doute, pour finir, qu’une poignée de « Gaulois »  a essayé (avec ses modestes moyens) de lutter contre ce bradage, ce détricotage du tissu national, mais qu’il aura suffi de les bastonner quand ils manifestaient, de livrer leurs quartiers aux racailles et aux dealers, de les faire crouler sous les taxes et impôts divers et variés, et de les poursuivre devant les tribunaux, pour qu’ils rentrent dans le rang…

En fait, je ne sais pas vraiment ce que les historiens raconteront ? D’ailleurs, au train où vont les choses, il est bien possible et même probable que leurs écrits soient… en arabe.

 Eric de Verdelhan

1)- Dans « Jean de Florette ».

2)- Ce qualificatif peu flatteur ne révèle pas le fond de ma pensée, bien au contraire, mais c’est ainsi que les voient – et les qualifient –  les bobos de la « gauche caviar ».

3)- C’est à partir de là que le paysan est devenu un « exploitant agricole ».                                                                                                                                            

 4)- Le « plan Mellick » visait à réduire notre flotte de pêche pour répondre aux exigences de la CEE dans sa politique de gestion des ressources. Près de 1.000 bateaux sont partis à la casse en 1991. En fait beaucoup ont été vendus au gendre du roi du Maroc Mohamed VI, et ces navires marocains sont venus pêcher dans nos eaux territoriales.

Date de dernière mise à jour : 27/08/2026

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