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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

HISTOIRE - Rousseau, le droit de propriété, et le communisme

« De même pour la propriété, Rousseau n’est pas collectiviste », il écrit au contraire que « le droit de propriété est le plus sacré des droits ». Citation d’un universitaire.

Portrait de Jean-Jacques Rousseau, philosophe suisse

Aux yeux de Rousseau, tout le mal gît dans l’oppression de la liberté occasionnée par la disparition de l’égalité. De là les misères qui rendent l’homme malheureux dans l’état social actuel. Partant de l’état naturel de l’homme, il offre le raisonnement suivant : errer dans les bois, suivre les voies des passions naturelles, jouir d’une indépendance absolue, vivre sans aucune entrave de lois civiles et morales, ne connaître aucun lien de famille, ignorer l’esclavage du travail, telle est la condition naturelle de l’homme.
Au début, l’homme était une bête bonne, heureuse, solitaire. Puis il s’est rapproché des autres hommes. Pour correspondre avec eux, il a inventé le langage. Grâce à la pitié devant la souffrance, il s’est bâti une morale. La famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants est l’embryon de la société. Pour la nourrir, l’homme devient propriétaire du sol et des outils de culture. En ce sens, Rousseau peut être favorable à la propriété.
Mais l’avidité pousse l’homme à empiéter sur la propriété d’autrui, à le dominer et à l’écraser. Ainsi, apparaissent les riches et les pauvres, les tyrans et les esclaves.

Constamment en lutte avec les pauvres, les riches leur proposent habilement d’instituer un contrat, sous prétexte de protéger les faibles, de contenir les ambitieux, et d’assurer à chacun la possession de ce qui lui appartient.
« Telle fut ou dut être l’origine de la société et des lois, qui donnèrent de nouvelles entraves au faible et de nouvelles forces au riche, détruisirent sans retour la liberté naturelle, fixèrent pour jamais la loi de la propriété et de l’inégalité, d’une adroite usurpation, firent un droit irrévocable, et, pour le profit de quelques ambitieux, assujettirent désormais tout le genre humain au travail, à la servitude et à la misère ».
Rousseau s’indigne contre l’injuste répartition des fortunes et CONTESTE LE DROIT DE PROPRIÉTÉ. La propriété a fondé la société, et a donné ainsi naissance à l’inégalité, aux conflits et aux douleurs qui en sont les funestes conséquences.
Pour Rousseau, l’origine du mal, c’est la propriété, clé de voûte de la société. Puissance, noblesse, honneurs, tout peut se ramener à l’inégalité des biens, à la propriété. Le mal social peut se définir par l’antithèse de la richesse et de la pauvreté.
Rousseau met en cause le principe de la propriété, sur lequel reposent les sociétés modernes. L’organisation d’une société fondée sur la propriété privée aboutit progressivement à l’institution d’un régime scandaleux.

À présent, l’homme naît libre, et partout il est dans les chaînes : chaînes d’autorité, chaînes de lois, chaînes de famille, chaînes de travail, chaînes partout, et avec elles, des misères sans fin.

« Les misères qui en guise de bourreaux tourmentent aujourd’hui les hommes en société étaient tout à fait inconnues avant que vînt au monde la race de ces hommes cruels qui s’appellent les maîtres, et que n’apparussent les rivaux menteurs qui s’appellent les esclaves, avant qu’il n’y eût ces êtres abominables qui conservent leur superflu, tandis qu’il y en a d’autres qui meurent de faim ; avant que la dépendance mutuelle les ait tous forcés à devenir fourbes, jaloux, scélérats ».

La conséquence de cette prémisse saute aux yeux : l’abolition de l’autorité chez celui qui commande, l’abolition de la propriété chez celui qui possède, l’abolition de toute moralité en matière des droits et des devoirs qui constituent la dépendance mutuelle des individus.
En un mot, l’abolition absolue de la société civile basée sur le principe de l’autorité, de la propriété et de la morale.
En effet, qui pourrait se faire le soutien d’une société qui dépouille l’homme de sa liberté naturelle, qui l’arrache à son bonheur natif et qui, après l’avoir jeté dans de dures entraves, le plonge dans un océan de misère et de scélératesses ? Le cri de mort contre une tyrannie aussi odieuse doit sortir de toute âme honnête à la façon de l’âme de Rousseau.

La forme sociale actuelle démolie de la sorte, Rousseau nous donne la clé pour la remplacer. Cette base sera un contrat social dont voici la formule :
« Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale, et nous recevons encore chaque membre comme partie indivisible du Tout. Contrat social I. II chapitre VI.

De même que la nature donne à l’individu un pouvoir absolu sur ses membres, de même le pacte social donne au corps politique un pouvoir absolu sur les siens. Un pouvoir pareil dirigé par la volonté générale s’appelle la souveraineté.
Dans l’acte même où la communauté prend sa forme, chaque membre doit se donner tout entier à elle, tel qu’il se trouve. Il doit lui donner sa propre personne, ses propres forces, ET LES BIENS QU’IL POSSÈDE. Quiconque refuserait, par la suite, d’obéir à la volonté générale doit y être contraint par tout le corps.

Telle est la moelle de la théorie de Rousseau, dégagée de sa phraséologie prétentieuse. En effet, rien n’égale la suffisance ignorante de cet écrivain, si ce n’est peut-être la niaiserie de ses contemporains qui l’ont écouté comme un oracle. Sa pensée n’est nullement ambiguë.
La société conforme à la nature de l’homme est celle où « TOUT EST MIS EN COMMUN, INDIVIDUS ET BIENS, DROITS ET DÉSIRS, CORPS ET ÂMES » : tout l’homme en un mot, et tout ce qui lui appartient dans l’ordre physique et dans l’ordre moral. C’est la société de la communauté absolue des biens, la société du pur communisme, donc du collectivisme.

Au XVIIIe siècle, nombre d’écrivains français préconisaient la religion du communisme, à visage découvert, et en faisaient une large propagande.
Ils étaient contempteurs et persifleurs de tout ce qui appartient à la religion du Christ. Aux premiers temps de son apparition, l’homme était mêlé aux autres bêtes de la forêt. Là, aucune loi divine ni humaine ne lui imposait aucune contrainte. Il n’y avait aucune inégalité de degré qui le fît plus ou moins puissant parmi ses semblables. Il était libre de satisfaire tous ses appétits. Il se procurait son état d’indépendance et d’égalité à l’aide de ses forces et de son industrie.
Ce genre de vie sauvage était l’état naturel de l’homme. La société civilement organisée était un état factice, survenu après. Etat utile ou désavantageux à l’homme, bon ou mauvais en lui-même ? Mais ce qui est factice peut être changé et rechangé.

Les écrivains établirent une comparaison entre la vie de l’homme dans l’état primitif appelé naturel, et la vie qu’il mène dans la société. Conséquence. La société organisée est un état mauvais, désavantageux et contraire à la nature de l’homme.
Les écrivains recherchèrent la forme sociale qui ne portât pas atteinte aux exigences de la nature de l’homme, tout en donnant le bénéfice de l’association. La forme sociale cherchée était le communisme. Elle donne tous les avantages de l’association, elle n’enlève pas un atome des biens de l’état primitif. Avec cette forme du communisme, toutes les exigences de la nature sont satisfaites, le bonheur de l’homme y reçoit son plein accomplissement.

L’école du philosophisme rationaliste lança un cri de guerre contre la forme sociale de l’époque. Il y eut unanimité par rapport à la solution communiste, mais les arguments proposés à cet effet furent très différents.
Morelly (1717-1778), part de la bonté morale de l’homme. La société le pervertit et le rend malheureux. Cause de cette perversion : les préjugés de la propriété et de la morale. Il faut abolir ces deux préjugés et reconstruire la société sous une autre forme. Il propose les trois lois suivantes :
1- Que rien n’appartienne en propre à aucun individu, si ce n’est l’objet dont il use à l’heure du besoin, du plaisir et du travail.
2- Que chaque citoyen soit une personne publique, et comme tel entretenu et pourvu aux frais du public.
3- Que chacun concoure pour sa part à l’utilité publique … Que l’homicide et celui qui cherche à remettre en usage la détestable propriété soit enfermé dans une caverne.
Tel est le système de Morelly. Déconstruction et reconstruction. Conforme à Rousseau dans la conclusion et la marche du discours, il diffère de lui dans les motifs.

Brissot de Warville (1754-1793), combat la propriété. Le besogneux, le déshérité doit reprendre le bien commun, volé par le riche, et faire disparaître du monde le droit cruel de propriété.
L’abbé de Mably (1709-1785) nous donne un code de communisme. Helvétius (1715-1771), préconise l’abolition du prolétariat. Condorcet (1743-1794), condamne l’inégalité des conditions et des fortunes.

Selon ces écrivains, la propriété est la cause de tous les maux physiques et moraux qui affligent la société. L’histoire le prouve par une série de faits continus. Que la propriété soit abolie. Que l’égalité de fait vienne s’adjoindre à l’égalité de droit.
Diderot (1713-1784), conclut : quand les notions de propriété, de mariage, de famille, de pudeur et de chasteté auront été reléguées, pour aller s’étaler dans les dictionnaires des mythes d’un temps passé, alors seulement, l’homme devra se dire heureux.

Le communisme réclame d’une part, la destruction de la forme sociale basée sur l’autorité, la propriété, et d’autre part, les enseignements dogmatiques et moraux d’une religion positive.
Il prétend démontrer que cette forme est oppressive, inique, corruptrice et cause de tous les maux physiques et moraux qui rendent l’homme très malheureux.
Il réclame la réalisation d’une nouvelle forme sociale où tous les biens seront en commun. Il assure que, sous cette forme, tous les droits de l’homme triompheront, la vertu refleurira, la félicité la plus pure régnera. L’on aura enfin ce paradis terrestre, pour lequel l’homme est né, et dont il doit être la cause productrice.
C’est ce que promet le communisme français, il fait de l’homme une bête. C’est ce que promet aussi le communisme allemand, il fait de l’homme un Dieu.
Dans les deux cas, toute responsabilité de la conscience personnelle est détruite. Chacun peut se lancer à la poursuite de ce paradis. En réalité, c’est le paradis de la brute. Telle est l’idée théorique du communisme rationaliste.

Le communisme n’est pas seulement une maladie endémique propre à l’humanité, qui réapparaît spontanément de temps à autre sous l’influence de quelque agitateur.
Que recouvre le terme de « communisme » ? Une idéologie parmi d’autres ? Une gnose, l’acquisition d’un savoir, d’une connaissance, ce qui n’implique aucun effort moral ?
Quelle est l’origine du phénomène ? Un attrape-nigaud destiné à masquer une fin occulte, tout autre que celle affichée de la libération des opprimés ?
A-t-il réellement échoué, par rapport à ses véritables objectifs ? Est-il encore actif ? Si c’est le cas, quelle est sa zone d’extension ? A-t-il muté en une forme mieux adaptée que le stalinisme ? Peut-on être communiste sans le savoir ? Le communisme est-il vraiment le contraire du capitalisme ?
Il y a bien une permanence trans-historique du communisme, de l’Antiquité jusqu’à nos jours.
Des liens étroits et même consanguins existent entre le communisme et certains phénomènes actuels du monde capitaliste en voie de domestication.
Ainsi de la décadence organisée, de L’INVERSION généralisée de toutes les valeurs chrétiennes et simplement naturelles.
Cette dégradation est un moyen de conquête géopolitique. Au-delà, elle représente une victoire du démon, ou du Mal. La haine, née de la jalousie qu’il éprouve pour l’homme, ne trouve son assouvissement que dans la damnation de ce dernier.

Au fond, depuis la nuit des temps, il n’existe que deux religions. La première est publique et ouverte à tous, le culte de Dieu. Le deuxième, secrète, se propage par voie initiatique, communique par symboles ésotériques omniprésents dans le monde moderne, le culte de Lucifer.
Le diagnostic de Henri Makow, écrivain dit conspirationniste canadien, né en 1949, sur le communisme est confirmé par les faits :
« La civilisation occidentale moderne ne possède aucune légitimité morale (et aucun avenir) parce qu’elle est basée sur une rébellion contre Dieu, qui représente la voie de notre développement spirituel. L’humanité a été prise en otage par des psychopathes dont l’intention est de détruire « l’Ordre Ancien » pour le remplacer par une dystopie bizarre, solipsiste, violente et dépravée ».

Big Brother possède tous les moyens de supprimer les sites, ouvrages, vidéos, textes, qui dénoncent la conspiration. Cette suppression existe bien, mais n’est pas totale. Le pouvoir occulte veille à ce qu’un seuil de critique populaire ne soit pas atteint, seuil au-delà duquel leur pouvoir est en danger.
Le pouvoir laisse volontairement subsister des fuites sur les agissements et objectifs. Il tient en sous-main des oppositions contrôlées. Pourquoi ?
Henri Makow nous donne peut-être la réponse. Le démon cherche la damnation des âmes. Ses complices « veulent que nous nous compromettions en acceptant leurs mensonges et en abandonnant les victimes à leur sort. Nous devenons moralement complices de leurs crimes ».

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 18/08/2026

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