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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE 2027

POLITIQUE - L’aristocratie élective

Aristocratie : définition et origine du mot

Rousseau établit un postulat démocratique adopté par les francs-maçons. La souveraineté populaire suppose l’intelligence du peuple, mais l’ignorance des masses est flagrante, un initié est le mieux placé pour le savoir.
Le postulat de la « volonté générale », base de la souveraineté du peuple, signifie que les lois votées par la majorité serviraient l’intérêt commun, car le peuple ne peut qu’avoir raison. Cette fiction, contredite par les faits, relève de la croyance au sens irrationnel. Aucun des postulats de Rousseau ne s’est réalisé.
Rousseau crée un mythe démocratique, un nouveau dieu fictif, le peuple en corps auquel est accordé une infaillibilité. La Révolution démocratique est fondée sur ce dogme. Derrière le politique, se cache une croyance religieuse.
Rousseau donne une clé de voûte à la Révolution démocratique, une « religion civile » fondée sur l’anticatholicisme. Il reprend tous les poncifs anticatholiques des Humanistes et des francs-maçons. Pour lui, le catholicisme serait « un culte purement intérieur du Dieu suprême » et une morale issue d’un « droit divin naturel ».

Au véritable christianisme, Rousseau substitue un christianisme originel à partir duquel il crée une « religion civile », devenue la religion de la Démocratie.
Cette religion civile est un culte de l’Etat : le citoyen doit servir l’Etat parce que celui-ci représente le peuple en corps. Le culte de l’Etat, la religion civile, l’emporte sur les autres religions. L’individu est soumis à l’Etat, y compris sur le plan religieux.
Rousseau rattache la soumission au paganisme antique. Il dit que la croyance en des dieux est plus tolérante que le monothéisme, ce qui est inexact historiquement : les païens ont persécuté les chrétiens. Les mensonges maçonniques sur l’Inquisition, les Croisades, les guerres de religion, ont persuadé les contemporains de l’intolérance du catholicisme, et seulement du catholicisme. Le catholicisme a montré quelques signes d’intolérance, mais c’est le monisme qui est foncièrement intolérant.
Rousseau vante la soumission du vaincu à la religion du vainqueur, ce qui supprime la liberté religieuse. Une telle soumission religieuse n’est pas chrétienne, mais calviniste et islamique.
Hobbes réunit en une seule main « les deux têtes de l’aigle ». Cette expression montre que Rousseau connaît le symbolisme des loges, car les deux têtes de l’aigle représentent l’Orient et l’Occident. Du temps de l’Empire romain, les initiés voulaient déjà réunir l’Orient et l’Occident. Ce symbole a été repris par les loges maçonniques. Ligou, article « Aigle bicéphale » : « En Maçonnerie, l’aigle bicéphale existe du 30e degré (Grand Élu Chevalier Kadosch) au 33e ». Rousseau n’a-t-il pas connu cet ésotérisme des Hauts Grades, grades Rose-Croix ? Ceci expliquerait le fait que l’Etat démocratique soit gouvernée par une « main cachée ».

L’Etat de Rousseau a à sa tête le peuple souverain, qui se dirige théoriquement lui-même. Le pouvoir est abstrait. Mais si un seul, le roi, peut être tenu responsable devant le peuple, tout peut être fait « au nom du peuple », tout et son contraire, dans une totale impunité. Le peuple divinisé est abstrait, un souverain irréel, donc irresponsable, hors de la justice.
Rousseau prône un nouveau despotisme, le despotisme d’un Tout, le peuple, dont la représentation concrète est l’Etat, et non le despotisme d’un seul, le despote. Il écrit : « L’Etat à l’égard de ses membres est maître de tous leurs biens par le contrat social, qui dans l’Etat sert de base à tous les droits ». Il légitime la dictature étatique, et aussi la collectivisation de la propriété par l’Etat.
Pour Rousseau, l’Etat doit niveler les richesses et égaliser les citoyens. Conséquence. « Chaque particulier ne se croit plus un mais partie du tout ». La Révolution démocratique marche vers le socialisme. L’individu est broyé par la machine étatique au nom de la religion cosmique des initiés orientaux. Rousseau présente le collectivisme comme une aspiration au Bien. Nicolas Berdiaev, philosophe russe (1874-1948), a fait une critique religieuse du communisme pour annoncer son échec futur. Berdiaev est-il enseigné aux étudiants ? C’est une question.

Après deux siècles de Révolution démocratique, la Démocratie sert d’alibi à la dictature mondialiste : une union des contraires politiques, la complicité du libéralisme avec les socialismes, y compris le communisme, et avec le gauchisme alter mondialiste, donc mondialiste. La Démocratie sert d’instrument à des forces occultes diaboliques.
La « religion civile » de Rousseau est commune à la Démocratie libérale et à la Démocratie socialiste, réunies dans une dictature visant à soumettre l’humanité entière. Soumission en voie d’achèvement.
La Démocratie, fondée sur un culte cosmique moniste, donc intolérant, la Démocratie antichrétienne, écrase l’individu pour le fondre dans le collectif. Elle fait perdre la liberté à l’individu.
Les étudiants ont-ils connaissance du culte cosmique moniste ? C’est une question.
Dans la Démocratie libérale, qui recourt à la démagogie, comme dans la Démocratie socialiste qui recourt à la force, le citoyen est l’esclave de l’Etat.
Rousseau bâtit sa conception de l’Etat sur l’ésotérisme. Ce dévoilement réduit à néant le politiquement correct contemporain, donc n’est pas prêt d’être révélé aux « gogos » de la Démocratie. L’université parle-t-elle aux étudiants de cet ésotérisme ? C’est une question. Les gens doivent continuer de croire au mythe Rousseau. Le « mythe Rousseau » participe au mensonge moderne.

En effet, l’histoire officielle fait de Rousseau un libérateur du peuple et un héros de la Démocratie. Le Rousseau réel appelle à la dictature étatique et au socialisme, c’est-à-dire à la soumission de l’individu à l’Etat. La lecture ésotérique dévoile ses intentions réelles. Le terme « homme » est restreint à celui d’homme « éclairé », le franc-maçon.
Pour Rousseau, l’homme libre est celui qui est né deux fois, c’est-à-dire l’initié. Son « homme social » devient l’égal de ses « Frères » par une initiation. Cette modification individuelle, une transmutation alchimique, prélude une modification sociale, la ré-volution. L’homme libre, libéré du dogme chrétien, est l’égal de ses « Frères ». Des Frères supérieurs à la populace. L’homme libre peut donc être fraternel avec ses Frères, mais pas avec toute la populace. « Liberté, égalité, fraternité », devise encyclopédique, devise maçonnique, devise de la République, mais fiction mensongère.

Rousseau sait parfaitement que le peuple est incapable de se diriger. Il est le théoricien d’une Démocratie égalisatrice, mais dans la pratique, il limite l’application de la « Démocratie pure » aux petits Etats. Pour les plus grands Etats, il prône une « aristocratie élective », ce sont ses termes. Il place cette aristocratie élective dans le cadre d’une République, le système voulu par les Rose-Croix. Rousseau exclut toute hérédité. Cette aristocratie n’a donc rien à voir avec l’ancienne. Mais elle a beaucoup à voir avec la caste bourgeoise actuelle qui détient le pouvoir sans partage, une caste faite de politiques, de journaleux, d’intellectuels, de scientifiques, de magistrats… Une caste qui méprise, humilie, repousse et exclut la populace.

Rousseau a conscience de la nécessité d’une élite pour diriger le peuple dans une République, l’Etat moderne qui doit réunir chacun dans un Grand Tout. Mais puisque la nouvelle société est égalitaire, cette élite doit se cacher. Francis Bacon, philosophe anglais (1561-1626), voulait une République dirigée en sous-main par les « savants », c’est-à-dire les initiés. Acceptons l’augure qu’une élite dirige le peuple. Mais cette élite doit être capable, sincère, proche du peuple, respectueuse du peuple, transmettre les « vérités » historiques, en particulier celles du monisme et de l’initiation. Nous avons affaire à une élite crapuleuse, criminelle, dévoyée, menteuse, parasite.

Pour Rousseau, l’élite a pour rôle d’éclairer la « volonté générale ». Il écrit : « la volonté générale est toujours droite, mais le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé ». Le particulier ou le public, « tous ont besoin de guides » pour apprendre au peuple à « connaître ce qu’il veut ». L’expression la souveraineté générale par le peuple est ramenée à l’écho de la voix de ses maîtres.
Une volonté générale infaillible. Mais le jugement du peuple doit être « éclairé », c’est-à-dire dicté par les illuminés, les francs-maçons. On apprend au peuple ce qu’il doit vouloir, puis il peut exprimer sa volonté. Le peuple en corps n’est donc souverain qu’en théorie. En fait, il n’y a pas de volonté générale. Il n’y a que des volontés particulières qui doivent se soumettre à l’Etat.
D’où le rôle important en République de l’éducation du citoyen. L’Education nationale et l’Université n’éduquent elles pas le citoyen ? Au sens d’endoctrinement.C’est une question.
L’ « homme social » doit être converti de force à la religion civile telle que l’entend Rousseau, c’est-à-dire la religion naturaliste des tenants des Lumières.

Rousseau invente l’Etat civil dirigé par une « élite éclairée », c’est-à-dire la République est sous la coupe de la Franc-Maçonnerie. Rousseau n’a que faire de l’homme, du pauvre bougre qui fait partie du peuple, comme l’intelligentsia actuelle. Les Droits de l’Homme, Droits de l’initié, sont un subterfuge pour soumettre le peuple.
Rousseau parle « au nom du peuple », mais de très loin et avec mépris, exactement comme nos politiques et intellectuels actuels. L’Etat républicain qu’il appelle de ses vœux n’a que faire du peuple.
Le « peuple en corps » est dirigé par une « aristocratie élective » qui est censée le représenter. Et Rousseau donne le critère de l’élection : « que les plus sages gouvernent la multitude ». Ce critère présuppose l’existence d’une autorité pour décider de qui détient la « sagesse ». Les Supérieurs inconnus ? La Loge-Mère ? L’élection est le résultat du suffrage universel, mais les partis et les médias sont contrôlés par la Franc-Maçonnerie et les milliardaires. L’élection est une mascarade.
La Franc-Maçonnerie et les riches sont devenus la fausse élite de la République, pour leur propre profit, et non pour le profit de la multitude, contre le profit de la multitude même.

Rousseau écrit : « le gouvernement démocratique » est réservé à un « peuple de dieux ». Dans le langage ésotérique, les « dieux » sont les initiés hermétiques. Les étudiants apprennent-ils le langage ésotérique ? C’est une question.
Rousseau a permis à la Franc-Maçonnerie de mettre la main sur la République. Pourtant, il a eu beaucoup d’ennuis avec les francs-maçons de l’Encyclopédie. Orgueil démesuré ? Caractère impossible ? Violence et immoralité ?

Faisait-il partie d’une organisation rivale d’illuminés ?

Au final, le peuple est le dindon de la Démocratie. Le peuple est méprisé, humilié, rabaissé, exploité. Et demain, avec les moyens technologiques mis en oeuvre, l’homme deviendra un zombie sans même qu’il s’en rende compte.

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 16/08/2026

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