
« … Le choix sera bientôt clair entre l’entrée en dhimmitude… et le renoncement à la culture multiséculaire des vieilles nations de l’Occident. Une partie l’acceptera… Le deuxième choix sera la remise en question de la philosophie et des impératifs moraux qui ont permis la victoire intellectuelle des « décoloniaux ». Donc le basculement dans un paradigme de survie identitaire qui répudiera les vieilles lunes idéologiques universalistes…. » (Bernard Lugan).
« S’il n’y a pas de préférence nationale, il n’y a pas de nation. C’est simple : si on ne préfère pas les siens aux étrangers, il n’y a plus de nation… » (Éric Zemmour).
Marine Le Pen est en campagne et, même si je pense qu’elle n’a pas les convictions droitières et les capacités intellectuelles de son père, je dois avouer qu’elle démarre plutôt bien. Elle caracole encore en tête des sondages mais nous savons trop bien que les sondages à sept mois d’une élection présidentielle ne veulent rien dire. Marine pratique une démagogie racoleuse que certains trouvent payante alors qu’elle s’apparente bien souvent au « en même temps » de Macron. Elle alterne des mesures économiques de gauche – pour rafler l’électorat populaire à Mélenchon – et des prises de positions très marquées à droite, comme le port du voile et l’arrêt de l’immigration.
Elle vient de provoquer la colère et l’indignation sur-jouée des bien-pensants en remettant à l’ordre du jour la « préférence nationale ». C’est une vieille lune qu’on nous ressort à chaque élection présidentielle, qui fait couler beaucoup d’encre et mobilise les gens de gauche, show-biz en tête. Une fois de plus, tous ces gens – qui n’hébergeraient sous aucun prétexte un migrant sous leur toit – nous expliquent que nous sommes un pays odieusement raciste, xénophobe, islamophobe ; bref, le pire des peuples. Si tel est le cas, je voudrais comprendre la démarche masochiste qui consiste à quitter des « paradis » africains (surtout depuis qu’ils sont indépendants) pour venir vivre dans un pays dont on refuse les lois, les coutumes, les traditions, les mœurs vestimentaires ou alimentaires, et dans lequel on est ghettoïsé, discriminé, tyrannisé, brutalisé et/ou contrôlé « au faciès » par une police qui, à les en croire, serait raciste (1) et ferait du zèle au service d’un État lui-même raciste. Il est vrai que, pour l’allogène, ce pays épouvantablement xénophobe ne lésine pas sur les allocations, aides diverses, soins gratuits, logements sociaux et autres mannes financières que le Souchien n’arrive pas à obtenir, même s’il est sous-payé, sous-smicard, et qu’il tire la diable par la queue.
Ainsi, nous serions une nation peu accueillante pour l’immigré, et ce serait un phénomène récent : le début des années 60, qui marque la fin de notre Empire. Mais de qui se moque-t-on ?
L’inventeur de la préférence nationale qui choque tant les bonnes consciences de gauche, ce n’est pas Jean-Marie Le Pen, comme on se plaît à le faire croire, mais… Léon Blum, président du Conseil sous le Front Populaire. Dès l’été 1936, Roger Salengro, ministre de l’Intérieur, s’écriait :
« Le gouvernement ne saurait tolérer que des étrangers abusent de l’asile qui leur est offert » et Maurice Thorez, patron du PCF, clamait, le 28 septembre 1938 : « La France aux Français ! ». De son côté, le bon radical-socialiste Edouard Herriot invitait la France à mettre dehors les « indésirables ». En 1938, Daladier promulguait une loi permettant d’emprisonner les Français qui aideraient des clandestins. De nos jours, pour avoir aidé des migrants à passer clandestinement la frontière italienne, le berger écolo-gaucho Cédric Herrou a été… ovationné au Festival de Cannes, puis relaxé par la justice sous les applaudissements. Le 12 novembre 1938, une loi donnait l’autorisation de dénaturaliser (sans intervention d’un juge) tout citoyen d’origine étrangère. L’article 22 stipulait que « pour des actes contraires à l’ordre public… les étrangers perdront leur nationalité ». Retrait qui pouvait s’étendre « à la femme et aux enfants mineurs » (2). Citons encore, juste pour mémoire, le décret-loi du 3 mai 1938, qui autorisait les préfets à expulser les étrangers, même ceux ayant un permis de séjour. Donc, les chances pour la France, qui s’estiment discriminées, stigmatisées, ostracisées, feraient mieux d’arrêter leurs pleurnichailleries victimaires ; qu’elles apprennent NOTRE histoire. La France d’avant-guerre n’a pas été plus tendre, plus complaisante, plus accueillante, avec les Ruskoffs blancs, les Polaks, les Macaronis (ou Ritals) ou les Espingouins qu’avec les Musulmans. Mais, à l’époque, les Hussards noirs de la République comme les curés délivraient aux nouveaux arrivants le même message :
Leur intégration devait passer par l’apprentissage de la langue, le respect des lois, us et coutumes, et l’amour de leur nouvelle patrie. Même pour les gens de gauche, la France avait des racines chrétiennes et n’entendait pas se voir imposer la charia.
Les Gaulois ne sont absolument pas racistes mais ils veulent défendre leurs valeurs, leurs traditions, leur histoire, bref, ce qui a fait la France ; c’est-à-dire LEUR pays !
De nos jours, la moindre parole peut vous envoyer en Correctionnelle ; on ne peut plus rien dire. La liberté d’expression (et l’opinion) est quasiment morte !
Au début des années 80, sous François Mitterrand, je résidais près d’une sous-préfecture de Saintonge. Il y avait un seul pressing, tenu par un maghrébin parfaitement intégré qu’on surnommait le raton-laveur. Il nous traitait de cagouillards ou de ventrachoux en rigolant, c’était sans la moindre méchanceté. Puis les socialistes ont fomenté en sous-main SOS-racisme et quelques dizaines d’officines antiracistes (financées par NOS impôts). C’est l’époque ou Delorme, curaillon de gauche officiant aux Minguettes, une banlieue au sud de Lyon, organisait la fameuse marche des beurs jusqu’à Paris. Cette marche avait adopté un slogan aussi idiot que racoleur : « La France c’est comme les mobylettes ; ça marche au mélange. » Jean-Marie Le Pen, très en verve, avait rétorqué : « Oui mais au-delà de 4 %, ça crache, ça fume et ça s’encrasse » ; l’argument est imparable !
Il arrive, c’est vrai, que le Français de souche soit xénophobe (du grec xénos, étranger, et phobos, peur) mais on peut comprendre sa peur. Est-ce de sa faute si (presque) tous les attentats commis sur son sol, ainsi que les massacres perpétrés par Boko-haram, Al Qaïda ou Daech sont des crimes islamistes. On a beau lui bassiner que l’islam est une belle religion « de tolérance, d’amour et paix », il a forcément du mal à s’en convaincre ; les preuves ne sont pas flagrantes. Chaque semaine ou presque, un OQTF généralement fiché S et/ou connu des services de police, assassine au couteau (pour ne pas dire « égorge ») un quelconque quidam au cri d’Allah Akbar, mais Dupond- Moretti a reproché aux Français de créer eux-mêmes un « sentiment d’insécurité » ou de faire de la récupération politique. Chaque surinage, chaque fait divers tragique, donne du grain à moudre aux médias de gauche (3) qui nous expliquent que l’assassin est un déséquilibré et que ce n’est pas un crime commis au nom de l’islam. Ma sagacité, un brin machiavélique, m’amène à noter que le meurtrier n’est jamais un Breton ou un Auvergnat. Je sais aussi que « l’incitation à la haine raciale (ou religieuse) » est sévèrement punie par la loi. Mais c’est surtout vrai du Blanc au Noir (ou au musulman) car les appels à la haine des chanteurs de Rap, eux, ne sont jamais sanctionnés.
On me dit que nos procédures en matière d’expulsion sont trop complexes. Il aura fallu 30 lois pour… ne rien régler du tout. Le maréchal Lyautey disait : « Lorsque le bon sens et le règlement sont en conflit, c’est le bon sens qui doit l’emporter ». Or, je ne vois pas en quoi le fait d’expulser un délinquant devenu criminel s’apparente à du racisme ? On nous répète à l’envi que « le racisme n’est pas une opinion, mais un délit », mais c’est uniquement pour juguler notre légitime indignation, pour étouffer notre colère, pour nous faire peur, et surtout pour nous faire taire.
Mes écrits ne contiennent pas une once de racisme ou d’islamophobie ; j’ai souvent défendu les harkis abandonnés par la France ; plusieurs de mes livres rendent hommage à l’armée d’Afrique et à nos tirailleurs – sénégalais ou maghrébins ; je n’ai donc pas de leçons d’antiracisme à recevoir, surtout venant de « bobos » de la « gauche-caviar » qui, pour rien au monde, n’oseraient s’aventurer dans les banlieues de non-droit (4) même pour acheter la « coke » qu’ils reniflent ; mais ils posent un certain nombre de questions dont celles-ci : pour ne pas passer pour raciste ou islamophobe, doit-on se forcer à aimer des allogènes haineux et agressifs qui rejettent nos coutumes, nos traditions, notre mode de vie, nos croyances et, enfin, nos lois ? Doit-on renoncer à nos racines pour se voir imposer celles des nouveaux arrivants ? Doit-on remplacer notre identité pour laisser place à une société inclusive ? Faut-il apprendre l’arabe (ou le wolof) pour se faire comprendre de celui qui, sur notre sol, refuse d’apprendre le français ? Sincèrement, je pense que NON, c’est mon droit le plus strict !
Je ne comprends pas ce comportement suicidaire et masochiste, cette veulerie servile, et, disons-le, collaborationniste à l’égard de ceux qui veulent tuer notre culture et notre identité, voiler nos femmes, nous interdire l’alcool, la charcuterie, la musique, pour nous imposer la charia.
En terre d’islam, c’est le Coran qui régente la vie des citoyens, mais, que je sache, nous ne sommes pas (pas encore !) un pays musulman ? Je peux en dire autant de ceux qui nous traitent d’esclavagistes, veulent réécrire notre histoire, nous faire payer notre passé colonial, et déboulonner les statues de nos grands hommes.
Nos pantins politiques refusent de reconnaître les racines chrétiennes de l’Europe mais, n’en déplaise à feu Jacques Chirac, la France n’est pas une grande nation musulmane, enfin, pas encore ! Et elle n’a aucune envie (et aucun besoin) de devenir une colonie de peuplement de ses anciennes colonies. D’ailleurs, pourquoi devrions-nous accueillir toute la misère du monde ? Si ces pauvres gens sont si malheureux chez nous, dans ce pays peuplé de racistes au front bas, qu’ils retournent dans leur brousse, leur douar ou leur bled. Ils ont voulu leur indépendance, qu’ils la prennent ! Nous savons tous que, pour régler, ne serait-ce que partiellement, nos problèmes liés à l’immigration, il faudrait supprimer le jus soli et ce fichu regroupement familial que l’on doit au funeste tandem Giscard-Chirac (5). Mais ne rêvons pas, nous n’en sommes déjà plus là.
Pendant que nos politiciens font semblant de s’étriller, l’Union européenne a décidé que les États-membres se répartiraient les milliers de migrants qui débarquent sur nos côtes, et qu’en cas de refus, le pays récalcitrant serait puni d’une amende de… 20.000 euros par migrant, une paille !
« Et en même temps » comme dirait Macron, le MEDEF collabo nous annonçait qu’il nous faudra accueillir… 4 millions de migrants dans les années qui viennent. Non, vous ne rêvez pas !
Si nous ne pratiquons pas la préférence nationale et si nous continuons à laisser entrer très massivement une immigration de peuplement (majoritairement afro-maghrébine), dans quelques années nous fêterons le Ramaḍān (رَمَضَان?),l’Aïd al-Adha ( عيد الأضحى), l’Aïd el-Kebir (عيد الكبير) et l’Aïd al–Fitr (عِيدُ ٱلْفِطْر). Pardonnez-moi si j’en oublie. C’est juste un rappel destiné à ceux qui considèrent la prochaine venue du pape comme une atteinte à la laïcité républicaine.
Eric de Verdelhan
1) En France il y a plus de flics et de gendarmes blessés par des allogènes que de bavures policières.
2) Aujourd’hui, on accorde l’asile à des mineurs isolés qui ne sont ni mineurs ni isolés.
3) Selon un sondage ancien (il date de 2002) 92 % de journalistes déclarent être de gauche ou « avoir une sensibilité de gauche », et on ose encore parler de « pluralité de l’information ».
4) Quand j’étais encore en activité j’ai souvent eu l’occasion d’aller dans les « territoires perdus de la République » à Marseille, Nice ou Roubaix, je sais donc de quoi je parle !
5) Sur la fin de leur vie, ces deux satrapes ont reconnu que le regroupement familial était une grave erreur, mais le mal est fait ; leurs regrets tardifs ne servent à rien.