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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE

 

HISTOIRE - Charles Martel

« Tel au combat sera ce grand Martel

Qui, plein de gloire et d’honneur immortel,

Perdra du tout par mille beaux trophées

Des sarrasins les races étouffées,

Et des Français le nom victorieux

Par sa prouesse enverra jusqu’aux cieux… »

(Pierre de Ronsard, « La Franciade », 1572).

Bataille de Poitiers (732) : Charles Martel met fin aux invasions arabes

Il m’arrive de plus en plus fréquemment de ne pas avoir envie de commenter l’actualité  tant elle est déprimante. Notre pays s’enfonce dans les crises. Il n’est plus gouverné ou plus exactement si : il est dirigé par l’extrême gauche avec la complicité du pouvoir macronien. Et je me demande si les Français, mes concitoyens, sont conscients des dérives de leur pays qui, petit à petit, vire à la pire des dictatures. La liberté d’expression, le débat d’idées, sont en train de disparaître et ça n’émeut pas grand monde. Pourtant, comment ose-t-on encore parler de démocratie dans un pays où les dirigeants, les partis politiques, les médias, les sportifs, le show-biz, les intellectuels, les magistrats, les syndicats, n’ont qu’un seul mot d’ordre : faire barrage à l’ «extrême-drrooaaate ». Nous venons d’en avoir la démonstration avec l’odieux attentat de Trappes. L’avorton narcissique qui nous tient lieu de président – celui qui ne s’est jamais déplacé quand un Blanc est lardé au couteau par une racaille sous OQTF ; celui qui a refusé de marcher contre l’antisémitisme – s’est empressé de se rendre sur place et a osé dire qu’une telle horreur n’avait jamais été commise en France. Il occulte les …270 tués par l’islam radical depuis 2015. Ce type aura été, de très loin, le pire président de là V° République, et Dieu sait pourtant que la plupart de ses prédécesseurs ont été nocifs !

Ce qui est en train de se passer dans notre pays est gravissime. Il ne s’écoule pas une journée sans que nous subissions une nouvelle atteinte à notre liberté d’expression. En réalité, il nous est fait interdiction d’émettre des idées qui ne soient pas de gauche. Ceux qui penchent – fussent un peu ! – à droite, sont étiquetés dans la « fachosphère ». Ils deviennent des parias dans leur propre pays.

Ne vous y trompez pas, il existe une alliance objective entre Macron et Mélenchon. Même quand ils font semblant de s’opposer, ils ont, l’un comme l’autre, les mêmes visées mondialistes.

Depuis l’élection de Macron, puis la percée de LFI, le discours anti-droite s’est radicalisé  et les attaques contre notre camp sont de plus en plus fréquentes, de plus en plus insidieuses, de plus en plus vicieuses. Nous avons, tout près de chez nous, un avant-goût de ce qui nous attend demain, la Belgique francophone. Dans ce petit pays, l’islam impose sa loi et les médias ont purement et simplement effacé la droite. Elle existe encore mais n’a plus le droit de s’exprimer dans les journaux, radios et télés. Je pourrais aussi vous citer le Royaume-Uni qui accepte que les tribunaux appliquent la loi coranique, ou le Canada dont les dérives wokistes sont inquiétantes.

Au sein de nos lycées et de nos facultés, l’ultragauche fait régner sa loi. Le vieux rêve des socialistes d’accorder le Bac à 80% des jeunes est dépassé depuis longtemps. Aujourd’hui, c’est 95 ou 96% des postulants qui obtiennent ce diplôme, complètement dévalorisé, et tous ces bacheliers au rabais encombrent nos facs où, plutôt que d’étudier, ils font de la politique d’extrême gauche, car, depuis toujours, les aigris et les ratés penchent très naturellement à gauche. Les grandes écoles sont également gangrénées. La future élite de notre pays  est d’extrême gauche, et les naïfs qui pensent que Mélenchon n’arrivera jamais au pouvoir n’ont rien compris. Compte tenu de son âge, il ne sera peut-être jamais président de la République, mais ses idées, plus radicalisées, plus extrémistes, plus violentes, finiront par s’imposer – dans les urnes ou par la force – à tout un peuple qui, ne voulant pas voir la réalité en face, aura préféré la politique de l’autruche ; la tête dans le sable et le cul à l’air, prêt à recevoir les derniers outrages. À force de voir des fascistes partout, ils n’auront pas vu arriver les nouveaux « Khmers rouges » (et les « Khmers verts », leurs alliés tout aussi nocifs).

Pendant que la droite nationale fait tout pour devenir fréquentable, pour se « dédiaboliser », au risque de perdre son âme et ses valeurs, la gauche s’ancre un peu plus chaque jour à l’extrême gauche et rêve d’un grand soir.  Avec ses Blacks-blocs, ses Antifas et ses troupes islamisées issues des banlieues, elle veut le pouvoir ; un pouvoir avili par Macron, et qui sera à ramasser. Je n’ai plus envie de commenter cette descente aux enfers,  cette mort programmée de la France éternelle.

Aussi, aujourd’hui, je vais vous parler d’un grand moment de notre histoire, quand le pays des Francs luttait contre l’islam conquérant. Je vais vous parler de Charles Martel car, bien que la date ne soit pas certaine, c’est l’anniversaire de sa mort : en effet les historiens situent son décès « vers la fin du mois d’octobre 741 » à Quierzy, dans la Belgique actuelle. C’est aussi, à quelques jours près, l’anniversaire de la bataille de Poitiers. De nos jours, plusieurs historiens de gauche mettent en doute la victoire de Charles Martel à Poitiers. La détestation de notre passé va jusque là !

En évoquant Charles Martel, je pense à Jean-Marie Le Pen qui aimait autant les calembours que les provocations. Juste après l’attentat de « Charlie Hebdo », alors que la France pleurnicharde bramait des slogans niaiseux comme « Vous n’aurez pas ma haine », « Plus jamais ça ! » ou « Je suis Charlie », Jean-Marie Le Pen, interrogé sur ce drame, avait déclaré : « Je suis Charlie Martel ».

Disons un mot de ce chef franc qui mérite pourtant sa place dans notre histoire.

Charles Martel (« Carolus Martellus ») est né vers 688 à Andenne, en Belgique actuelle. Fils de Pépin de Herstal, Charles Martel affirme ses prétentions au pouvoir en successeur de son père, et en tant que maire du palais, dans la politique franque. Continuant l’œuvre de son père, il rétablit le gouvernement centralisé en Francie, et commence la série de campagnes militaires qui rétablit les Francs comme les maîtres incontestés de toute la Gaule. Après un travail pour établir l’unité en Gaule, son attention est tournée sur les conflits étrangers, et notamment l’avance des sarrasins en Europe de l’Ouest. Les forces arabes et berbères ont conquis la péninsule ibérique (711-726), franchi les Pyrénées (720) et occupé la Gaule narbonnaise. Depuis 711, les troupes des sarrasins avaient conquis la majeure partie de la péninsule Ibérique, et poursuivaient progressivement leur avancée vers le nord, au-delà des Pyrénées, si bien qu’à partir de 725, ayant déjà conquis la Septimanie, ils s’emparèrent de la vallée du Rhône, mirent à sac la ville d’Autun (le 22 août 725), et assiégèrent sans succès la ville de Sens. À la suite de l’intervention du duc d’Aquitaine et de Vasconie, Eudes, qui les arrêta une première fois à Toulouse, en 721, les premières tentatives furent repoussées. Fort de sa victoire, le duc d’Aquitaine voulut prévenir le retour des troupes sarrasines venues de la péninsule Ibérique en s’alliant à Munuza, gouverneur sarrasin de la Septimanie. Munuza était en révolte contre ses coreligionnaires. Mais Munuza fut tué en affrontant le gouverneur d’ « Al-Andalus » Abd el-Rahman qui, dans la foulée, lança une expédition punitive contre les Vascons. Il engagea donc en 732 une double offensive au sud de l’Aquitaine, du côté de la Vasconie, et dans la vallée du Rhône. Cette fois, le duc Eudes ne peut les arrêter seul, et demande à Charles de venir à son aide. Le 19 octobre 732, les armées de Charles et du duc réunies font face à la razzia à Moussais, sur l’actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, au sud de Châtellerault.

Charles fait tout pour éviter l’affrontement mais il encourage le pillage aux alentours, ce qui a pour effet de saturer de butin les sarrasins et de les rendre moins mobiles.

Après six jours d’observation, la bataille s’engagea le 25 octobre et fut assez brève. Charles tua leur chef Abd el-Rahman, ce qui décida les troupes sarrasines à prendre le chemin du retour. (Selon d’autres sources, Abd el-Rahman n’aurait pas été tué lors de  la bataille de Poitiers mais aurait reflué vers Narbonne. Poursuivi par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Loupchat, à proximité du village actuel de Martel, dans le Lot, en 733).

Selon certains historiens, c’est à la suite de cette victoire que Charles fut surnommé Martel (en ancien français et en occitan signifie « marteau »), le « marteau d’armes » étant une arme de combat. Les troupes sarrasines ne sont pas, pour autant, battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735, puis attaquent la Bourgogne. Beaucoup de seigneurs bourguignons et provençaux, dont le duc Mauronte, pactisent alors avec les sarrasins, mais Charles Martel parvint à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736. En 737, Charles Martel reprend Avignon avec son frère Childebrand, mais n’arrive pas à faire de même avec Narbonne.

Il remporte une importante victoire (bataille de la Berre) près de l’étang de Bages-Sigean, à l’embouchure de la rivière Berre, dans l’Aude, contre les troupes d’Omar ben Chaled. Cette victoire permit d’arrêter les incursions musulmanes dans le sud de la France et de réduire leur présence à Narbonne et à d’autres forteresses de Provence. En 739, il s’allie à Liutprand, roi des Lombards, pour reprendre la Provence. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les sarrasins sont châtiés et leurs biens sont donnés aux guerriers francs. Les sarrasins ne possèdent alors plus que Narbonne, qui sera prise en 759 par Pépin le Bref.

Le triomphe de Poitiers acheva de faire de Charles Martel le maître du royaume. Il en profita pour lui donner une solide organisation militaire. Jusqu’à lui, l’armée n’était qu’une une simple milice de fantassins, s’équipant à leurs frais, difficile à réunir et lente dans ses mouvements. Après Poitiers, Charles résolut de créer une cavalerie pour se porter rapidement au-devant de l’ennemi et remplacer l’avantage du nombre par celui de la mobilité. Mais on ne pouvait imposer aux hommes ni l’entretien d’un cheval, ni l’acquisition de l’équipement du cavalier, ni l’apprentissage du combat à cheval. Il fallait donc créer une classe de guerriers assez riches pour s’équiper. Une large distribution des terres fut faite aux vassaux « les plus robustes ». Charles Martel n’hésita pas à séculariser, à cette fin, bon nombre de biens d’Église. Chaque homme d’armes gratifié d’une « tenure » fut dans l’obligation d’y élever un cheval pour la guerre et de répondre à toute réquisition. Un serment de fidélité renforça encore ces obligations. Le vassal, qui n’était au départ qu’un serviteur, devint ainsi un soldat dont l’existence fut assurée par la possession d’un lopin de terre. Les immenses domaines de l’aristocratie permettaient à chacun de ses membres de se constituer une troupe de cavaliers. Le nom primitif de « tenure » fut remplacé par celui de « fief ». Mais l’organisation féodale, pour l’essentiel, se trouvait dans les mesures prises par Charles Martel. Ce fut la plus grande réforme militaire que l’Europe ait connue (avant l’apparition, beaucoup plus tard, des armées permanentes).

Charles Martel est donc celui qui a repoussé l’islam et a doté le royaume franc d’une armée efficace, ancêtre de la chevalerie. On comprend  mieux pourquoi la gauche le déteste.

Et bien moi, aujourd’hui – comme demain et après-demain – « je suis Charlie Martel ».

Eric de Verdelhan

Date de dernière mise à jour : 28/10/2026

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