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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE

 

SOCIÉTÉ - Que faire de cette jeunesse qui rejette notre passé et le détruit ?

Dans Richard III, de Shakespeare, on trouve cette réplique d’un citoyen de Londres : « Malheur au pays qui est gouverné par un enfant ! » Une réplique qui renvoie bien entendu à la Bible, particulièrement l’Ecclésiaste : « Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin ! »

Une semaine de blocages par Extinction Rebellion : « Les gamins qui ont 15  ans, on leur promet quoi dans 30 ans ? » - Basta!

Avertissement salutaire car l’enfance et la jeunesse en général ne sont pas, contrairement à l’imagerie mentale d’Épinal, seulement le refuge de l’innocence. William Golding l’avait bien compris lorsqu’il écrivit son chef-d’œuvre littéraire, Sa Majesté des mouches, où des enfants échoués sur une île déserte déploient une cruauté sans nom entre eux, abandonnant toute organisation sociale civilisée.

Lénine, Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, etc., l’avaient bien compris, qui se servaient de la jeunesse comme d’un terreau favorable entre tous pour y distiller leur fanatisme meurtrier. Ce sont d’ailleurs des enfants des jeunesses hitlériennes qui, parmi les derniers, résistèrent aux soviétiques dans les rues de Berlin en avril 1945, certains décorés par Hitler lors de sa dernière sortie publique avant son suicide dans son bunker.

Mais que faire lorsque, de nos jours, une société entière érige la jeunesse en vache sacrée qui aurait toujours raison, surtout contre ses aînés, dont elle se désolidarise plus ou moins violemment, refusant leur enseignement pour lui substituer une sorte de pensée primitive et tribale, et dont la violence s’exprime sans retenue en allant parfois jusqu’au meurtre ?

Ce déni de civilisation, on doit d’abord l’imputer à tous ces déconstructeurs qui, depuis plusieurs décennies, font table rase du passé et surtout : considèrent les « vieux » comme des êtres forcément mauvais qui, entre autres, « abîment la planète ».

Certains se souviennent peut-être de la publicité et « Angry Kid », de Greenpeace ( https://www.youtube.com/watch?v=BY7875_rv1s), qui faisait la leçon aux générations précédentes sur leur inaction écologique. Plus légèrement, les publicités infantilisant les adultes fleurissent çà et là et donnent aux jeunes un ascendant sur leurs parents, ce qui constitue un message déplorable. La réalisatrice Coline Serreau l’avait très bien illustré dans son film La Crise :

https://www.youtube.com/watch?v=-YPfdi4U3Aw

Dans cette surenchère d’inversion des valeurs, TotalEnergies remporte la palme avec un père immature et des enfants forcément adultes :

https://www.youtube.com/watch?v=I-CBBhiDbCc

Désormais, si les jeunes sont encore plus radicaux que leurs parents dans leur propre jeunesse, ils les influencent, inversant les valeurs et surtout l’idée de transmission, ainsi que l’explique un récent article de Valeurs actuelles.

https://www.valeursactuelles.com/societe/du-meme-bord-politique-mais-pas-au-meme-degre-dans-les-corteges-de-manifestants-ces-jeunes-plus-a-gauche-que-leurs-parents

Nous voici donc sous le coup de la tyrannie du jeunisme, laquelle se pose désormais ouvertement la question de « l’utilité » » des retraités, grimés en nantis, voire carrément en exploiteurs de ladite jeunesse. Même à droite, une certaine Aziliz Le Corre, du JDD, se permettait récemment d’agonir de récriminations les retraités, avec une suffisance assez pénible.

Vivre sous le joug de la jeunesse – de plus en plus enragée au passage et massivement –, c’est abolir le passé et donc faire disparaître notre civilisation, alors dépourvue de lien avec ce passé indispensable pour se construire un avenir. Et c’est précisément ce que veulent les jeunes ultragauchistes, qui l’ont « remarquablement » démontré en incendiant l’office de tourisme de Lyon ou l’hôtel de ville de Limoges, avec l’aide de vieux nihilistes qui excitent cette rage destructrice, pour se venger peut-être de leur vie insignifiante.

Gérard Collomb parlait de deux France face à face, mais pensait-il qu’il y aurait aussi un conflit générationnel à tendance très meurtrière et initié par certains jeunes pétris de haine pour ce qui les a précédés ? Heureusement, la jeunesse rurale est encore attachée à ses anciens, mais elle est malheureusement minoritaire.

Certes, que la jeunesse se révolte, cela ne date pas d’hier et relève de sa construction, mais aujourd’hui nous n’assistons pas à une révolte : c’est – pour reprendre le bon mot du duc de la Rochefoucauld-Liancourt répondant à Louis XVI apprenant la prise de la Bastille et croyant à une révolte – une révolution où il est question d’exterminer notre passé et tous ceux qui le défendent.

Rééduquer cette jeunesse ne sera pas chose facile car leur conditionnement idéologique est profondément enraciné. Or, sans jeunesse, nous n’aurons pas d’avenir et sans passé, aucune jeunesse ne pourra construire un avenir solide. Sauf à vouloir remplacer notre jeunesse par une autre qui, elle aussi, déteste notre identité culturelle et entend en proposer une qui réduira en cendres la civilisation de l’Occident chrétien…

Charles Demassieux

Date de dernière mise à jour : 28/10/2026

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