Jeudi 10 septembre, Beauvau a publié sur son site Internet les chiffres de la délinquance enregistrée en 2025 dans les réseaux de transports en commun. Mais, contrairement aux années précédentes, nulle mention cette fois-ci des statistiques sur la nationalité des individus mis en cause.

Moins d’une heure plus tard, sous la pression, les chiffres concernant la nationalité des mis en cause ont enfin été publiés par le ministère de l’Intérieur. Et ils sont accablants.
Des chiffres qui dérangent
Selon les données du ministère de l’Intérieur pour 2025, en Île-de-France :
87 % des mis en cause pour vols sans violence sont étrangers ;
80 % pour l’ensemble des vols ;
60 % pour les vols violents ;
61 % pour les violences sexuelles ;
38 % pour les agressions physiques.
À l’échelle nationale, les proportions restent massives : environ 76 % des mis en cause pour vols simples et 71 % pour l’ensemble des vols sont des étrangers. Les nationaux du Maghreb y figurent en tête, très loin devant leur poids démographique1.
Ces chiffres ne sont pas nouveaux. Ils confirment une surreprésentation structurelle déjà documentée les années précédentes. Pourtant, le ministère a d’abord choisi de les escamoter. Un oubli trop opportun pour être anodin, alors que Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, répète inlassablement qu’il ne fait pas de lien entre délinquance et immigration .
La double réalité des transports
Le bilan 2025 présente une face rassurante : 104 880 victimes de vols, violences ou escroqueries, soit le niveau le plus bas depuis 2016 (−2 % sur un an, −22 % par rapport à 2016). Les vols sans violence, qui représentent 77 % des faits, continuent de baisser.
Mais derrière cette vitrine se cache une autre réalité : les violences progressent.
Alors que les atteintes aux biens reculent, le nombre de victimes de violences physiques ou sexuelles a augmenté de +3 % en 2025. Les violences physiques hors cadre familial progressent de 3 % au niveau national et de 6 % en Île-de-France. Les violences sexuelles poursuivent leur hausse continue depuis 2016.
En d’autres termes : on vole un peu moins dans le métro et le RER, mais on y agresse davantage. Et ces agressions sont massivement le fait d’étrangers.
Le déni comme méthode
Laurent Nuñez, hier préfet de police de Paris, aujourd’hui ministre, a toujours pratiqué la même méthode : communiquer les chiffres lorsqu’il y est contraint, tout en refusant d’en tirer la moindre conclusion.
Cette posture n’est plus tenable. Quand 87 % des voleurs et 61 % des agresseurs sexuels dans les transports franciliens sont étrangers, continuer à parler de délinquance de façon abstraite revient à mentir par omission aux millions de Français qui prennent chaque jour le métro, le RER ou le bus.
Le premier réflexe du ministère, ce 10 septembre, a été de publier une étude amputée des données sur les nationalités. Ce n’est qu’après la réaction de Marc Vanguard, influenceur sur X, que les tableaux ont finalement été mis en ligne. Une manœuvre qui en dit long sur la volonté du régime Macron de ne pas trop éclairer une réalité trop dérangeante.
Jean Lamolie
1 Ces chiffres n’incluent pas bien entendu les « Français de papier »