Une excellente nouvelle. Il n’y en a pas beaucoup, aussi autant en profiter et se réjouir : Eric Ciotti an

Il s’agit de donner de la visibilité aux symboles nationaux dans les établissements scolaires. On est en France, que diable ! Ici c’est le drapeau français qui seul compte… et non le drapeau algérien ou turc ! Encore moins palestinien !
Et au-delà de cette installation, Eric Ciotti souhaite organiser des cérémonies régulières, avec levée des couleurs et bien sûr, la Marseillaise.
C’est une excellente décision. Il est grand temps d’apprendre à nos enfants à honorer le drapeau français et notre hymne national. Il est consternant de voir, ou plutôt d’entendre, que beaucoup de nos compatriotes adultes ne savent pas chanter correctement la Marseillaise. Trop souvent on entend les premières notes, puis s’ensuit un gloubiboulga inaudible, incompréhensible, et qui tourne court. Quelle honte.
Quant à nos drapeaux, quant on en voit, ils sont trop souvent salis par les intempéries, et pendent misérablement, sans aucune tenue.
Apprendre aux Français (et même, de toutes générations et pas seulement aux élèves de l’école primaire) à chanter correctement la Marseillaise, en y mettant du cœur, quelle bonne idée. Leur apprendre à respecter et aimer notre drapeau, une riche idée également.
Je vais vous raconter que j’ai vécu deux ans au Canada, il y a plus de quarante ans. Dans une province anglophone, la Nouvelle Ecosse (Nova Scotia). Comme à cette époque mon anglais était très mauvais, je me suis plongée dans cette langue et inscrite à plusieurs cours qui se complétaient les uns les autres.
Dans un de ces cours, prodigués par la municipalité de Halifax, il y avait régulièrement des pauses cafés, comme les aiment tous les Canadiens. Avec une animation radio. Alors très étonnée j’ai découvert qu’il fallait se taire, cesser de manger son morceau de pudding, et mieux, se lever lorsque passait l’hymne national canadien. Il passait souvent. Presque tous les jours. Et pas question de déroger ! On ne nous disait rien mais ne pas se lever était très mal vu. Les Canadiens savent faire respecter par les étrangers leur hymne national.
C’est ainsi que j’ai appris et sais toujours par cœur l’hymne national canadien, surtout en anglais, plus de quarante ans après. J’ai même rêvé une nuit qu’on le chantait dans une église, lors d’une cérémonie !…
J’ai admiré les Canadiens de faire preuve de tant de ténacité. Silencieuse, mais efficace. Tout cela sans faire la morale, juste en le vivant. En le vivant ! Et nous, en France ? Comment vivons nous notre drapeau, notre hymne ?
Je suis rentrée en France et j’ai pu faire la comparaison, qui n’était pas à notre avantage. Personnes qui restent assises à discuter quand par hasard et très rarement on entend la Marseillaise à la radio. Citoyens pourtant français qui sont incapables de la chanter sans l’ânonner misérablement, le font avec des fausses notes, et terminent parfois en se marrant vulgairement. Pas de quoi rire de leur lamentable performance ! Ils ne savent même pas les paroles par cœur. Le drapeau quant à lui est remisé, méprisé.
Et qu’on ne vienne pas me raconter en guise d’excuse que les paroles de la Marseillaise, écrite par Rouget de Lisle en 1792, sont sanguinaires et doivent être changées. Elles sont, c’est tout. Et elles ont accompagné tant de batailles, de cérémonies, d’enterrements de patriotes, et j’en passe, que c’est notre hymne et il faut l’aimer tel quel.
Idem pour notre drapeau. Il est né pendant la révolution française et a été adopté définitivement par Louis-Philippe. C’est notre histoire.
Alors bravo Eric Ciotti. Si seulement cette initiative pouvait se multiplier et exister dans la France entière, voilà qui serait une excellente remise à niveau. Car il est grand temps que tous prennent conscience des symboles de la France, de ce qu’est la France, que certains veulent faire disparaître.
Il y a aussi le drapeau de l’Europe un peu partout. Certains d’entre nous en sont véritablement excédés, au point que quelques maires l’enlèvent de leur mairie. Comme ils ont raison. La France, c’est la France, ce n’est pas l’Europe, toute jeune construction de rêveurs complètement naïfs et légèrement pervers qui veulent la fin de notre vieux pays. Ils n’y arriveront pas.
Sophie Durand