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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE

 

NATION - Associations pro-migrants : elles combattent l‘État avec l’argent public

Samedi, les pro-migrants veulent contrer la manifestation du Parti de la  France à Ouistreham

Un rapport d’information de la commission des lois de l’Assemblée nationale (n° 3206), déposé le 30 septembre 2026 par les députés macronien Éric Martineau et UDR Sophie Ricourt Vaginay, révèle un système absurde, opaque et politiquement indéfendable. L’État français a confié une part majeure de sa politique migratoire à des associations, leur a versé des sommes colossales et a oublié de regarder ce qu’elles en faisaient.

Une opacité totale des financements

Le constat le plus grave n’est pas un détournement spectaculaire : l’État ignore purement et simplement où va une partie significative de l’argent public. Le rapport le dit sans détour : s’agissant des financements des collectivités territoriales aux associations liées à l’immigration, « la mission n’a pas été en mesure d’en proposer une estimation satisfaisante » à cause de « données extrêmement parcellaires ».

En 2025, le seul ministère de l’Intérieur a versé 918,9 millions d’euros à un millier d’associations en charge de l’immigration. C’est le triple du montant d’il y a dix ans. Mais ce chiffre ne représente qu’une partie de la réalité. Les financements des autres ministères, des opérateurs (sécurité sociale) et surtout des collectivités territoriales restent dans un angle mort total. Pendant que le gouvernement prêche la rigueur budgétaire aux Français, des centaines de millions d’euros s’évaporent dans un brouillard statistique que personne ne s’est donné la peine de dissiper.

Sur la période précédente, les chiffres du Sénat montraient déjà plus de 1,1 milliard d’euros en 2023 au titre de la mission « Immigration, asile et intégration », en hausse de 52 % par rapport à 2019. Coallia a encaissé, année après année, des montants vertigineux. France Terre d’Asile, présidée par l’ancienne ministre PS Najat Vallaud-Belkacem, a reçu des millions. L’État a externalisé sa politique migratoire sans jamais se doter d’un système de traçabilité digne de ce nom.

Financer ceux qui attaquent la politique de l’État : une absurdité assumée

Plus choquant encore : le vide juridique. Aucun texte n’impose explicitement aux associations financées par le contribuable un principe de neutralité. Résultat : une structure peut, le matin, exécuter une mission de service public payée par l’État, et l’après-midi, lancer des campagnes médiatiques et des contentieux contre la politique migratoire de ce même État.

Le rapport le constate que la relation partenariale n’exclut pas la réalisation d’actions de plaidoyer, voire l’introduction de recours contentieux dirigés contre les décisions de portée générale prises par l’administration. Traduction : l’État paie des organisations pour qu’elles l’attaquent.

L’exemple d’Utopia 56 est édifiant. En 2023, ses comptes affichaient plus de 700 000 euros de « concours publics et subventions d’exploitation ». En 2026, l’association affirmait pourtant à ses donateurs être entièrement financée par la société civile, sans aucune aide de l’État. Et elle ne publie plus ses comptes depuis 2024. Interrogée, elle a refusé de répondre. Ce type de double discours n’est pas un accident : c’est le symptôme d’un système où la transparence n’est même plus exigée.

Alors, que faire ?

Le scandale n’est pas que certaines associations soient « radicales ». Le scandale, c’est qu’un État qui se réclame de l’État de droit et de la transparence puisse transférer près d’un milliard d’euros (et probablement bien plus une fois les financements locaux intégrés) à des acteurs privés sans jamais imposer de véritable neutralité ni de traçabilité réelle.

Face à ce désordre, le rapport recommande de « mieux connaître, coordonner et contrôler les financements publics », de « renforcer la transparence financière » et d’« accroître l’efficacité des audits ». Ces formules prudentes disent en réalité une chose terrible : en 2026, l’État français doit encore se faire expliquer qu’il devrait savoir où va l’argent qu’il verse.

Les rapporteurs proposent même d’expérimenter le transfert de l’information juridique en centre de rétention à l’OFII, plutôt que de la laisser aux associations. C’est l’aveu implicite d’un conflit d’intérêts structurel : confier à des organisations militantes le soin d’informer les retenus de leurs droits n’est pas neutre. C’est confier la défense des droits à ceux qui font de l’opposition à la politique migratoire une raison d’être.

Parmi les solutions envisageables on peut en retenir deux qui paraissent indispensables :

Limiter les subventions des collectivités à SOS Méditerranée

Cette proposition vise à restreindre la capacité des collectivités locales (communes, départements, régions) à subventionner des actions humanitaires internationales, comme celles menées par SOS Méditerranée en mer.

Il s’agit une question de compétence juridique : la politique étrangère et l’action humanitaire internationale relèvent de l’État, pas des collectivités. L’argent des contribuables locaux ne devrait pas financer des opérations qui ne bénéficient pas directement aux populations locales. Le rapport indique que SOS Méditerranée a reçu environ 1,3 million d’euros de subventions publiques en 2025, provenant de plus d’une centaine de collectivités .

Inclure une clause de neutralité dans les conventions avec les associations

Une clause de neutralité devrait être systématiquement prévue dans les conventions, assortie de sanctions pouvant aller jusqu’à la restitution des fonds et à la résiliation du contrat, et accompagnée de la mise en place d’un mécanisme de signalement des manquements à la Direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur. Cela signifie que si une association mène des actions de plaidoyer ou de propagande politique lors de l’exécution de missions de service public, elle pourrait perdre son financement et voir son contrat résilié.

Jean Lamolie

Date de dernière mise à jour : 04/11/2026

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