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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE JOURNAL DES PATRIOTES

POLITIQUE - Mélenchon, Le Pen et une trentaine de candidats entre eux

La gauche radicale et l'extrême droite sont soudées autour d'une tête d'affiche. Entre eux, c'est l'émiettement.

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon et la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen.

Une trentaine de candidats déclarés ou pressentis: à huit mois de l’élection présidentielle française, les ambitions sont nombreuses pour investir l’espace entre extrême droite et gauche radicale qui attaquent, eux, la campagne soudés autour d’une personnalité forte.

Dans cette profusion, la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, 58 ans, fait figure de grande favorite dans les études d’opinion.

Candidate malheureuse de l’extrême droite aux trois dernières présidentielles, elle n’a jamais semblé aussi proche du pouvoir, malgré sa condamnation en appel pour détournements de fonds publics du Parlement européen. Elle s’est pourvue en cassation.

Les sondages, qui ont encore le temps d’évoluer, la donnent aujourd’hui largement en tête du premier tour (autour de 34% des voix) et gagnante au second, quel que soit son adversaire.

Derrière, deux figures au coude-au-coude: l’ancien premier ministre Édouard Philippe, 55 ans, qui veut rassembler droite et centre autour de son nom, et le leader de la France insoumise (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon, 75 ans.

Avec ce scrutin, prévu les 18 avril et 2 mai, qui se tient à la fin de «l’ère macronienne» s’ouvre une période «de chaos, dont on ne sait pas trop ce qui va émerger», analyse pour l’AFP Emilie Zapalski, experte en communication politique. Ces dix années ont «rebattu les cartes, gommé le clivage gauche-droite très structurant dans la politique et dans l’esprit des Français», dit-elle.

La multiplication des candidatures n’est pas inhabituelle à ce stade de «pré-campagne» qui permet à tous «de se montrer et de pouvoir s’exprimer» avant que primaires, sondages et désistements ne fassent le tri, ajoute-t-elle.

Professeur de science politique à l’université de Lille, Rémi Lefebvre voit dans cette prolifération de candidats un «syndrome» Macron «qui n’avait aucune chance et a été élu» en 2017 sans l’appui d’un parti politique puissant.

«Ça stimule les ambitions», estime-t-il auprès de l’AFP, surtout dans un «scrutin incertain», et des électeurs désormais moins fidèles à un parti et plus mobiles.

«  Émiettement »

Pour l’heure, c’est la division à droite et au centre.

Outre Édouard Philippe, se sont déclarés Gabriel Attal, également ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron, Bruno Retailleau, patron du parti de droite Les Républicains (LR), le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, lui aussi LR, ou le maire de Cannes, David Lisnard.

Face au risque de rater le second tour du fait d’une dispersion des voix, plusieurs personnalités militent désormais pour une primaire, un scénario rejeté par le favori, Édouard Philippe.

A gauche, face à M. Mélenchon qui se démarque avec sa quatrième candidature et un profil clivant, même parmi ses anciens électeurs, une quinzaine de candidats se sont déjà déclarés.

Un véritable «émiettement», juge Rémi Lefebvre. Il n’y a «jamais eu autant de partis, et jamais aussi faibles», explique le spécialiste de la gauche, en soulignant que la France est le pays d’Europe où ce camp est le plus morcelé.

Pour départager certains d’entre eux, une primaire se tiendra en octobre à laquelle participeront, après de longues tergiversations, le parti socialiste (PS) et Place publique, la formation de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.

Ce dernier a officialisé sa candidature à la fin de l’été et progresse dans les sondages. Il rassemblerait aujourd’hui 10 à 15% des suffrages. Il affrontera notamment Olivier Faure, le patron du PS, qui s’est déclaré ce week-end et plafonne entre 3,5 et 5% des intentions de vote.

En embuscade, d’autres envisagent une candidature, espérant faire figure de recours d’ici quelques mois. C’est le cas du socialiste François Hollande, président de la République (2012-2017) avant Emmanuel Macron.

Parmi les autres candidats déclarés à gauche, la cheffe des écologistes Marine Tondelier est créditée de moins de 5%. Son camp est divisé entre tentation d’une alliance avec M. Mélenchon, soutien à Raphaël Glucksmann ou candidature autonome, après un été marqué par des canicules extrêmes et des feux dévastateurs en France.

Le Livre Politique

Date de dernière mise à jour : 01/09/2026

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