Félicitations au rapporteur de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public

Audiovisuel public : «Je crois que les députés ont vu que le rapport était  inattaquable», confie Charles Alloncle

Sans le soutien idéologique de l’Audiovisuel public, la Gauche, ne serait plus que l’ombre d’elle-même.

Malgré un budget de 4 milliards, son déficit annuel qui a atteint presque la centaine de millions d’euros aura alerté nos élus de l’hémicycle. Pour cette entreprise de 9000 salariés : sa mauvaise gestion, ainsi que le gaspillage excessif des deniers publics. Toutes ces causes graves l’auront conduite à expliquer, à justifier, à rendre des comptes aux élus du public, à faire tomber le voile opaque par la voie d’une Commission d’enquête issue de l’Assemblée nationale. Nous verrons que les exigences de transparence et de responsabilité ne sont pas au rendez-vous, ce qui posera le problème de la privatisation de ce service public.

Le jeune rapporteur nommé pour orchestrer cette Commission s’appelle Charles Alloncle. Il s’agit d’un député de droite, élu depuis un an et demi, très courageux, admirable pour sa rigueur et sa probité ; il faut y voir une révélation très prometteuse, une sorte de perle rare pour le public de droite, issu du parti UDR, d’Éric Ciotti, devenu depuis les municipales, le maire de Nice.

Après 70 auditions et 230 personnes entendues, le bilan de cette Commission d’enquête sur l’audiovisuel public révèle un système opaque qu’il faut nécessairement faire remonter à la surface pour informer le public en droit de savoir comment est dépensé (dans ce cas gaspillé) son argent. Le mot est faible dès lors que des milliers d’euros sont accordées hors de tout cadre légal.

C’est l’utilisation, la gestion si vous préférez des 4 milliards d’euros d’argent public qui a interpellé le rapporteur de cette commission, le tout sur fond de conflits d’intérêts, de favoritisme, de dépenses somptuaires. Jamais une telle enquête sur ce sujet n’avait eu lieu à un tel niveau, après 6 mois de travaux. France Télévisions et Radio France captent les deux tiers de la dotation publique.

En particulier, sur le budget de base initial cité, France Télévisions déroute un milliard d’euros par an vers des sociétés privées de sous-traitance, ce qui représente un gouffre injustifiable. Le JDD du 26 avril, rapporte des surfacturations aux profits de sociétés de production, d’indemnités de départ très élevées, du maintien du système d’animateurs-producteurs malgré les alertes de cumuls problématiques répétées par la Cour des comptes.

Il est même rapporté le cas d’une collaboratrice, N. Darrigrand, qui après avoir attribué des contrats importants à la société Together rejoindra cette société quelques mois après avoir bénéficié d’une indemnité de départ d’environ 400.000 euros ! Autre exemple de conflit d’intérêts, celui d’Anne Holmes, directrice de la fiction, qui a reconnu passer ses vacances chez un producteur travaillant pour le groupe. Le cas de BHL pose la question de copinage et d’externalisation massive, dès lors que la chaîne Arte a acquis pour 750.000 euros de documentaires de BHL depuis une décennie.

On constatera des montants considérables pour produire des contenus aisément abordables en interne par 9000 salariés compétents. Cette externalisation dénoncée au cœur des investissements ressemble à s’y méprendre à un copinage politique. Cette externalisation fragilise la cohésion du groupe et de ses 9000 salariés. Derrière ces dysfonctionnements, France 5 avance que 80 % des émissions sont confiées à deux sociétés privées : Mediawan et Together liées aux milliardaires de gauche Mathieu Pigasse et Xavier Niel. Ensuite, vouloir parler d’exigence de neutralité de l’audiovisuel public n’a plus aucun sens.

France Télévisions incarne une bureaucratie d’influence de type soviétique : lourde, avec des doublons, des niches pour planqués, des gaspillages d’argent public, des pratiques excessives, des dépenses somptuaires.  Par exemple le rapport de la Commission révèle qu’un directeur Arnaud Ngatcha rémunéré plus de 100.000 euros nets par mois, cumulait une fonction d’adjoint à la Mairie de Paris. Ses missions restent encore floues, opaques et injustifiables.

Quant à Delphine Ernotte, alors que la situation financière de FR TV, est jugée extrêmement critique, accumule un déficit de 80 millions d’euros entre 2017 et 2024, soit une trésorerie négative que le contribuable co-actionnaire de sa télévision paiera. Ben voyons !…

La gabegie continue lorsque des animateurs, après avoir bénéficié d’indemnités de départ très confortables continuent à animer la même émission pour FR TV. Parfois après le départ d’animateurs indemnisés copieusement, l’émission continue sous une autre forme, via même une structure privée. La ruse étant de réduire en apparence la masse salariale pour donner l’illusion de réformes en profondeur.

Dans ce cadre, des témoins ou victimes d’agressions sexuelles ont bénéficié d’indemnités de départ pour acheter leur silence, non sans signer une clause de confidentialité. Il y a aussi des histoires de discrimination dans les licenciements. Souvenez-vous du nombre de suicides hallucinants à France Télécom ? Devinez qui était à sa tête à l’époque ?… Celle que vous retrouvez à FR-TV.

Autre scandale qui a défrayé la chronique de ce média public, c’est l’affaire France TV Slash. Cette plateforme destinée aux jeunes aura diffusé des contenus très orientés sur la drogue, la pornographie transsexuelle, des thèses racialistes sur le privilège blanc, un appel aux dons pour le Comité Justice Adama Traoré. Delphine Ernotte a d’abord assumé ces choix avant de reconnaître certaines erreurs de fond liées au Comité de pilotage de cette machinerie de décervélisation. Là encore nous observons comment la fausse neutralité du Service public devient un outil de propagande militante du gauchisme affirmé.

La question que beaucoup d’entre nous se posent : combien de temps va-t-on continuer à financer ce modèle devenu illégitime par son manque de neutralité et d’universalisme ? Sa mission d’informer, de cultiver, d’enquêter, de transmettre ne semble pas réalisée. Son rôle est-il de reproduire des programmes ou des fictions que les chaînes privées assument déjà ? Il faut y voir un dévoiement une déroute manifeste de l’attente des français rehaussé d’un esprit de destruction de la cohésion nationale, de son unité. Dans cette gigantesque entreprise publique, il reste des milliers de salariés sincères, compétents, rigoureux, attachés à leur mission de service public. Que deviendront-ils après la folie des grandeurs de leur hiérarchie autoritaire et harceleuse ?

Ce rapport de la Commission d’enquête doit marquer la fin de faire ce que l’on veut sans rendre des comptes en toute impunité, sans contrôle, ni objectif clair et public. Des centaines de millions d’euros de contrats annuels, signés pour financer une sphère de privilégiés qui se sont enrichis grâce au service public et au renvoi d’ascenseur au sein de la caste, des décennies durant, et touchant des intérêts considérables.

Mettre le nez dans ces sociétés de production, dénoncer leurs privilèges, leur opacité, leurs agissements indus ont conduit à des réactions d’une violence inouïe. Charles Alloncle raconte dans le JDD qu’il a fait l’objet d’attaques publiques par Nagui, sur sa famille, des attaques diffamatoires. Parfois de perte de sang-froid de la part de Xavier Niel, le milliardaire. Ces réactions outrancières – si elles sont regrettables – auront permis de détourner l’attention médiatique de l’essentiel, soit 5 mois de travaux, des dizaines d’auditions, des centaines de personnes entendues, des milliers de documents analysés. Un même constat : l’argent public mérite le respect, et mieux que l’opacité, les artifices comptables et les arrangements entre initiés.

Le vote de 12 voix pour l’adoption du rapport de cette commission, et 10 voix de gauche contre le rapport est adopté. Contrairement à un autre rapport de Commission d’enquête, il y a 15 ans, que la gauche n’avait pas souhaité mettre au jour. Il s’agissait de masquer au public un trésor de 4 milliards d’euros détenu par les syndicats de gauche qui ne voulaient pas visiblement que l’on se mêle de leurs affaires. Et ce rapport fut enterré.

De profondis morpio nibus.

Le rapport de Charle Alloncle, une fois voté et accepté, vise à sauver l’audiovisuel public mais pour cela devra être suivi de faits.

Patrick Granville

Date de dernière mise à jour : 28/04/2026

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