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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE JOURNAL DES PATRIOTES

La volonté de faire taire la parole dissidente est de plus en plus manifeste au sein de la macronie.

RT France, pluralisme, propagande : Xenia Fedorova signe un plaidoyer choc

Le duel à distance entre le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et la journaliste Xenia Fedorova prend une tournure inquiétante pour le débat public. En s’indignant des interventions en visioconférence de la chroniqueuse russe sur CNews, le ministre fait de l’ingérence politique dans les choix éditoriaux d’un média indépendant. Cela s’apparente fort à une tentative de reprise en main du récit médiatique. C’est la négation du pluralisme le plus élémentaire. Mais avant de développer le point de vue d’un simple citoyen profondément attaché à la liberté d’expression, il me parait utile de rappeler quelques évidences. Voici les positions lues et entendues ça et là, au cours du débat qui a suivi l’étonnante expulsion de Xenia Federova et qui s’opposent totalement à celle du ministre des Affaires étrangères.

« Sur le plan pénal, cette mesure d’expulsion ne repose sur aucun fait délictuel ou criminel, mais uniquement sur un délit d’opinion. »

« Sur le plan du droit, rien dans la législation française n’interdit à un citoyen étranger, fût-il sous le coup d’une mesure d’éloignement territorial, de s’exprimer par les canaux numériques. »

« Sur l’indépendance des médias, il n’appartient pas au ministère des Affaires étrangères de dicter la liste des invités ou des chroniqueurs sur les antennes d’une chaîne »

« Sur la nature du débat public, le pluralisme ne consiste pas à inviter uniquement des personnes qui partagent le point de vue du gouvernement. »

« Sur le contrôle de l’information, en qualifiant de « propagande » toute analyse qui s’écarte du récit officiel de l’Otan, le pouvoir politique s’octroie un droit de veto inacceptable sur l’information. »

À la lumière de ces constats, essayons d’analyser la situation

La défense de Xenia Fedorova repose sur des principes juridiques et sur le statut de sa profession. Elle n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale pour diffamation, provocation à la haine ou trahison. L’expulsion repose sur une décision purement administrative liée à l’ordre public. Pour ses conseils, cette mesure s’apparente à une décision politique attentatoire aux libertés individuelles plutôt qu’à une sanction juridique légitime. Ensuite, restreindre la parole d’une éditorialiste au seul motif que ses analyses diffèrent de la ligne officielle s’apparente à une censure pure et simple, en totale contradiction avec les principes de la Charte de Munich sur les droits des journalistes. Enfin, si Xenia Fedorova n’a plus le droit de séjourner en France, rien ne lui interdit de communiquer à distance par visioconférence depuis l’étranger.

Refuser le récit unique est un droit fondamental, garanti par l’indépendance des médias.

Interdire à une chaîne privée de donner la parole à une chroniqueuse est le signe d’une ingérence politique majeure. Les médias privés revendiquent leur totale souveraineté quant au choix de leurs intervenants et de leurs grilles de programmes. S’y opposer, c’est nier le principe constitutionnel de la liberté de la presse. Par ailleurs, le pluralisme est une exigence démocratique qui protège le débat contradictoire, lequel permet au citoyen de se forger sa propre opinion.

Le narratif alternatif est indispensable pour comprendre cette guerre 

C’est pourquoi la parole de Xenia Fedorova est essentielle au pluralisme. On ne peut reprocher à une journaliste russe d’opposer un narratif argumenté au récit otanien, qui met sous le tapis toutes les vérités historiques qui dérangent, afin de mieux manipuler l’opinion pour qu’elle adhère à un conflit qui n’est pas le nôtre. Les analyses de cette journaliste s’inscrivent dans une contestation méthodique du récit occidental dominant sur les crises contemporaines. Chez RL nous avons toujours soulevé le tapis pour parler vrai. Rappel des faits qui ont mené à la guerre.

L’expansion sans fin de l’Otan depuis 1991 : il y a bien eu rupture des engagements occidentaux après la fin de la guerre froide. Lors de la réunification allemande en 1990-1991, des assurances verbales avaient été données à Moscou selon lesquelles l’Otan ne s’étendrait pas « d’un pouce vers l’Est ». L’intégration successive des anciens pays du bloc de l’Est et les velléités d’adhésion de l’Ukraine sont ainsi analysées comme une stratégie d’encerclement militaire menaçant directement la sécurité nationale russe. Tout cela est documenté.

Le traitement de la crise ukrainienne de 2014 : contrairement au discours otanien, les événements du Maïdan en 2014 ne constituent pas une révolution populaire spontanée, mais un véritable coup d’État activement soutenu, financé et orchestré par les services secrets occidentaux, notamment la CIA. L’objectif était bien d’installer à Kiev un régime résolument hostile aux intérêts russes. On en mesure aujourd’hui les conséquences..

Le sabotage des accords de Minsk : l’Ukraine et ses parrains occidentaux, la France et l’Allemagne, n’ont jamais eu l’intention d’appliquer les accords de paix de Minsk (2014-2015). Les déclarations ultérieures de dirigeants européens affirmant que ces accords avaient surtout servi à « gagner du temps » pour armer l’Ukraine viennent donc corroborer cette mauvaise foi. Le simple respect de ces accords aurait évité la guerre.

Le sabordage des solutions diplomatiques en 2022 : les négociations de paix menées à Istanbul au printemps 2022 ont été torpillées par les Anglo-Saxons. Un projet d’accord garantissant la neutralité de l’Ukraine était alors sur le point d’aboutir. La rupture brutale de ces discussions est due à l’intervention directe de l’ancien Premier ministre britannique BorisMÉDIAS- Depuis la Russie, Xenia Fedorova résiste, Barrot fulmine Johnson, agissant sous l’influence de Washington pour pousser Kiev à la guerre, afin d’affaiblir stratégiquement la Russie.

Conclusion 

Le combat pour la défense du pluralisme face à la dictature de la pensée unique, est vital.

En définitive, qualifier la parole de Xenia Fedorova de simple « propagande » pour justifier sa censure revient à refuser le débat sur les causes profondes et historiques des conflits géopolitiques actuels. Dans une société démocratique, le rôle des médias n’est pas de relayer le récit officiel des gouvernements, mais d’offrir une tribune aux différentes grilles de lecture du monde. C’est à cette seule condition que la liberté d’expression conserve tout son sens.

La vassalisation de l’Europe à  Washington, doublée d’une russophobie infinie chez nos dirigeants, nous a conduits dans une impasse totale. Non seulement la Russie occupe toujours 20 % du territoire ukrainien, oblasts qu’elle ne lâchera jamais, mais après plus de 500 milliards engloutis dans une guerre ingagnable, l’Occident n’a aucune solution. Il ne fait que s’obstiner dans une escalade sans fin pour repousser son inéluctable défaite. Ce jour là, l’heure de rendre des comptes aux peuples européens, menés en bateau durant des années, aura sonné. Quant à l’Ukraine et à son peuple saigné à mort, ils seront les grands perdants de cette sinistre et sanglante aventure, fomentée depuis la chute du Mur par les faucons du Pentagone pour affaiblir la Russie, leur ennemie jurée depuis 1945.

Jacques Guillemain

Date de dernière mise à jour : 07/09/2026

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