
L'Allemagne a décidé de mettre fin au système de subventions accordées aux nouvelles installations éoliennes et solaires, avec l'objectif affiché de « responsabiliser » les producteurs d'électricité renouvelable. Ces derniers devront désormais être davantage exposés aux mécanismes du marché et aux fluctuations du prix de l'électricité, une rupture avec le modèle de soutien public qui accompagnait l'Energiewende depuis plus de vingt ans.
Berlin justifie cette réforme par la maturité atteinte par les filières éolienne et solaire, qui doivent désormais gagner en compétitivité sans dépendre systématiquement de l'argent public. Le gouvernement souhaite également réduire le coût des aides, alors que la multiplication des périodes de surproduction d'électricité renouvelable pèse sur l'équilibre du réseau et sur les finances publiques.
Les partisans de la réforme y voient une correction des excès d'un système très subventionné, tandis que ses détracteurs craignent un ralentissement des investissements dans les énergies décarbonées.
En France, l'État continue de soutenir largement le développement des énergies renouvelables à travers des mécanismes de soutien financier, notamment des compléments de rémunération et des appels d'offres garantissant des revenus aux producteurs. La décision allemande pourrait relancer le débat sur le coût des politiques de soutien aux énergies renouvelables et sur leur place dans le futur mix énergétique français.
La Rédaction