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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE JOURNAL DES PATRIOTES

MÉDIAS - Radio France, propriété des syndicats de gauche

En septembre 2026, l’arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme chroniqueur politique le dimanche matin sur France Inter a provoqué une levée de boucliers immédiate. L’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SNJ, SUD, UNSA) a voté une motion de refus catégorique, déposé un préavis de grève et organisé des manifestations devant la Maison de la Radio. Le taux de participation de cette gréve est de 12 %.

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La direction invoque le pluralisme, mission constitutionnelle de l’audiovisuel public. Les syndicats répondent par la grève. Ce n’est pas un cas isolé. On a vu le même réflexe de protection autour de figures comme Guillaume Meurice (soutenu après ses propos antisémites, et devenu salarié protégé après sa candidature sur une liste SUD) ou Charline Vanhoenacker. À l’inverse, toute ouverture vers des sensibilités de droite ou de centre-droit est immédiatement qualifiée d’entrisme, de banalisation de l’extrême droite ou de rupture de confiance avec les salariés et les auditeurs.

Radio France n’est plus seulement un service public de l’information et de la culture. Elle est devenue, de facto, la propriété des syndicats de gauche et d’extrême gauche. Ce constat découle de faits observables, documentés par les rapports de la Cour des comptes, les auditions parlementaires, les résultats des élections professionnelles et le comportement quotidien des organisations syndicales. Grèves quasi systématiques contre tout ce qui sort du cadre idéologique dominant, avantages sociaux hors-norme, rigidité du dialogue social, protection des militants et censure des voix discordantes : tout cela forme un système cohérent. Deux organisations incarnent particulièrement cette captation : la CGT, force dominante, et SUD, son allié structurel. Et tout cela est financé, pour l’essentiel, par l’argent des contribuables.

Des syndicats d’extrême-gauche dominants

Lors des élections professionnelles de 2023, marquées par une forte abstention, la CGT est arrivée en tête plus d’1/4 des voix) , suivie de SUD (20 %), puis de l’UNSA, de la CFDT, du SNJ et de FO. Les organisations d’extrême gauche pèsent lourd dans les instances paritaires et dans la culture interne de l’entreprise. Résultat : une rédaction où la gauche et l’extrême gauche sont largement majoritaires. Les journalistes et animateurs qui s’écartent trop de la ligne dominante savent ce qui les attend : pression collective, censure, motions, grèves. En revanche protection statutaire pour ceux qui restent dans le rang idéologique de gauche.

Sur le terrain, la CGT et SUD agissent en parfaite coordination : opposition aux plans de suppressions d’emplois (2015, 2019, 2025), combat contre le projet de holding de l’audiovisuel public, soutien systématique à Meurice et Vanhoenacker, et refus catégorique de Charles Sapin. Ils se montrent aussi offensifs sur les dossiers sociaux (égalité professionnelle, paiement des heures de nuit et des heures supplémentaires, avec des avenants signés en 2026). Idéologiquement, ils se situent clairement à l’extrême gauche, avec une sensibilité radicale et altermondialiste.

Protection des fautes et statut de quasi-immunité

Les syndicats ne se contentent pas de dicter la ligne éditoriale. Ils protègent efficacement leurs affiliés. Les accords d’entreprise sur les collaborations extérieures, signés avec les organisations syndicales, ont créé un cadre extrêmement strict qui sert surtout de protection quand il s’agit de défendre les militants. La rigidité des statuts rend les licenciements ou les sanctions très difficiles. Dans un tel environnement, les fautes idéologiquement correctes sont relativisées, tandis que les idées de droite sont immédiatement sanctionnées par la pression collective. Guillaume Meurice a ainsi bénéficié d’un statut de salarié protégé après sa candidature sur une liste SUD, ce qui a compliqué toute procédure disciplinaire.

Cogestion de fait et avantages sociaux considérables

Radio France fonctionne en cogestion permanente. Les syndicats bloquent ou ralentissent presque toutes les réformes de structure, de temps de travail ou d’organisation. Les plans de suppressions d’emplois ou de modernisation se heurtent systématiquement à des grèves longues et dures. Le dialogue social n’est plus un outil de négociation : il est devenu un droit de veto.

Les avantages sociaux sont exceptionnels et documentés par la Cour des comptes et les rapports parlementaires. Les journalistes disposent, après quelques années d’ancienneté, d’environ 10,6 à 14 semaines de congés et RTT (selon les sources et les cycles de travail). La Cour des comptes a relevé que les journalistes avec plus de huit ans d’ancienneté totalisent jusqu’à 68 jours ouvrés de congés et RTT, soit près de 14 semaines, contre une moyenne de 12 semaines pour les autres salariés. Radio France elle-même indique un régime ordinaire de 10,6 semaines pour les journalistes (dont 4,8 de récupération), plus une semaine d’ancienneté. Les cadres techniques et administratifs sont plafonnés à 208 jours de travail par an. Le cadre conventionnel est foisonnant et rigide, avec une multiplication de primes (65 recensées par la Cour des comptes, allant de la prime de coiffure à l’indemnité sortie moto), de statuts et de règles qui complexifient à l’extrême la gestion des ressources humaines. Les primes de performance ne représentent que 1,1 % de la masse salariale brute. La mutuelle est très avantageuse, les activités sociales et culturelles généreusement subventionnées.

Ces acquis, arrachés au fil des décennies de négociations, sont aujourd’hui défendus comme un patrimoine intouchable, même quand l’entreprise doit faire face à des contraintes budgétaires. La CGT, première force syndicale, incarne cette logique de conservation des avantages acquis et de veto idéologique. SUD en constitue le second pilier, plus implanté hors des rédactions, mais tout aussi déterminé.

Une radio financée à plus de 84 % par l’argent public

Voici le point central, trop souvent occulté. Selon Radio France elle-même, le financement de l’entreprise provient à 84,65 % d’une dotation publique, soit 645,1 millions d’euros de fonctionnement en 2025. Les 15,35 % restants viennent de ressources propres (publicité et diversification).

Depuis 2022, cette dotation est prélevée sur une fraction de la TVA, c’est-à-dire sur l’ensemble des contribuables français, et non plus seulement sur les détenteurs d’un téléviseur. Pour 2026, le projet de loi de finances prévoit encore environ 648 millions d’euros. La masse salariale représente environ 54 à 55 % des charges d’exploitation. Autrement dit, l’essentiel de l’argent public sert à financer des conditions de travail exceptionnelles et un climat idéologique verrouillé par les syndicats.

Les Français paient donc, via leurs impôts, une institution qui s’autorise à censurer des voix au nom de valeurs définies par une minorité organisée de gauche et d’extrême gauche, tout en bénéficiant d’avantages sociaux que la plupart d’entre eux ne connaîtront jamais. Ils financent des grèves contre le pluralisme, des motions contre des chroniqueurs, et un système de protection qui transforme le service public en chasse gardée idéologique de journalistes de gauche et de l’extrême gauche, qui bénéficient pourtant de statuts et de rémunérations de cadres fonctionnaires.

Une entreprise publique captive

Le résultat est une Radio France où le pluralisme réel est devenu inexistant face à la défense d’un entre-soi idéologique et social. Les contribuables financent une institution qui s’autorise à censurer des voix au nom d’une idéologie définie par les syndicats eux-mêmes, tout en bénéficiant de conditions de travail que la plupart des Français regardent avec stupeur.

Ce n’est plus du dialogue social. C’est une appropriation progressive de l’outil public par une minorité organisée, politiquement orientée et socialement privilégiée, avec la CGT en tête et SUD en appui structurel, le tout sur le dos des contribuables. Tant que cette situation perdurera, l’indépendance et la crédibilité de Radio France resteront des vœux pieux.

Jean Lamolie

Date de dernière mise à jour : 16/09/2026

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