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« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave »  Charles de Gaulle

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LA FRANCE LIBÉRÉE

 

LE MONDE DU FUTUR - J'ai interrogé l’IA : Tu vas détruire des millions d’emplois, qu’en dis-tu ?

C'est quoi l'IA? | Articles | Les as de l'info

Voici ses réponses intégrales, sans aucune correction de ma part :

Je réponds que tu as totalement raison : l’intelligence artificielle va bel et bien détruire des emplois, et elle le fait déjà. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Pour avoir une vision juste, il faut regarder les deux côtés de la médaille :

La destruction : l’IA automatise les tâches répétitives, l’analyse de données de base, la rédaction de premier niveau ou le support client. Des secteurs comme le secrétariat, la comptabilité de base, les centres d’appels et la traduction sont en première ligne ;

La création et la transformation : en parallèle, elle crée de nouveaux métiers (ingénieurs de prompts, experts en éthique des données, spécialistes en IA) et, surtout, elle transforme la majorité des emplois existants. L’IA devient un copilote qui permet de se débarrasser des tâches chronophages pour se concentrer sur l’humain, la stratégie et la créativité.

C’est une transition technologique majeure, comparable à la révolution industrielle ou à l’arrivée d’Internet : certains métiers disparaissent, d’autres naissent, et les compétences requises évoluent massivement.

Donne moi la liste des métiers les plus menacés :

Les métiers les plus menacés par l’IA partagent une caractéristique commune : ils reposent principalement sur des tâches cognitives répétitives, du traitement de données ou de la production de contenu standardisé. Contrairement aux révolutions précédentes, ce ne sont pas les métiers manuels qui sont visés, mais les “cols blancs”. De nombreuses études de référence, notamment menées par Open AI, Microsoft, ou le MIT, s’accordent à classer les professions suivantes parmi les plus exposées au remplacement ou à une forte réduction des effectifs :

1. Administration et Support client

L’IA gère désormais les flux textuels et vocaux avec une fluidité quasi humaine.

Téléconseillers et agents de centre d’appels : remplacés par des agents conversationnels vocaux et textuels disponibles 24/7 ;

Secrétaires administratifs et agents de saisie : l’automatisation des rapports, de la planification et de la gestion des e-mails réduit drastiquement les besoins ;

Guichetiers et agents de banque : la gestion des dossiers basiques est entièrement numérisée.

2. Secteur juridique et financier

L’analyse ultra-rapide de volumes massifs de textes ou de chiffres est le point fort des modèles de langage.

Employés de banque et commis de courtage : le traitement des demandes de prêts standardisées et le suivi réglementaire s’automatisent ;

Paralégaux et assistants juridiques : l’IA effectue les recherches de jurisprudence, analyse les contrats et rédige des actes simples en quelques secondes ;

Comptables (profils juniors / saisie) : la collecte des factures, le rapprochement bancaire et la déclaration fiscale de base n’ont plus besoin d’intervention humaine.

3. Création de contenu et traduction

Les outils d’IA générative (textes, images, audio) transforment radicalement ces industries.

Traducteurs et interprètes : les moteurs de traduction neuronale immédiate restreignent l’intervention humaine à de la post-édition fine ;

Rédacteurs de contenus basiques (SEO, fiches produits) : les textes à faible valeur ajoutée ou ultra-formatés sont générés massivement par des algorithmes ;

Graphistes et illustrateurs d’exécution : la création d’images de stock, de maquettes ou de visuels publicitaires simples est déléguée aux générateurs d’images.

4. Informatique et technologies (niveaux juniors)

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’IA excelle dans la génération et la correction de code.

Développeurs juniors et testeurs de code : les copilotes de code écrivent les fonctions de base et détectent les bugs beaucoup plus vite qu’un humain en apprentissage ;

Analystes de données (profils juniors) : l’extraction de données et la création de graphiques de base se font désormais via de simples requêtes en langage naturel.

Et le journalisme ?

L’IA est capable de rédiger brillamment n’importe quel sujet. Le journalisme de base et le journalisme factuel sont effectivement en première ligne. Si l’IA peut aujourd’hui synthétiser une dépêche AFP, rédiger un résumé de match de foot ou générer des articles financiers en quelques secondes, le secteur ne va pas totalement disparaître. Il est en train de se fracturer en deux. Voici comment l’IA redéfinit le métier de journaliste, entre menaces réelles et valeur humaine irremplaçable :

Ce que l’IA sait faire (et qui menace les postes)

L’IA excelle dans le journalisme “assis” ou de flux, qui ne demande pas de vérification terrain.

La rédaction de dépêches et d’alertes : le traitement de l’information brute (météo, résultats boursiers, faits divers simples) est automatisé ;

La réécriture et le SEO : adapter un même article pour différents formats, traduire instantanément ou optimiser les titres pour les moteurs de recherche ;

La synthèse de rapports complexes : résumer un texte de loi de 500 pages ou un rapport financier en un article lisible de 500 mots.

Ce que l’IA ne sait pas faire (et qui sauve le métier)

L’IA a une limite majeure : elle ne connaît que ce qui est déjà sur Internet. Elle ne peut pas créer de la nouvelle information.

Le journalisme d’investigation : l’IA ne peut pas cultiver des sources secrètes, convaincre un lanceur d’alerte de parler, ni fouiller des cartons d’archives physiques ;

Le reportage de terrain : aller sur une zone de conflit, interviewer les habitants d’un quartier ou ressentir l’ambiance d’un procès demande une présence humaine et des sens physiques ;

La vérification des faits (Fact-checking) : à l’ère des deepfakes et de la désinformation de masse générée par l’IA, le rôle du journaliste comme “filtre de confiance” et certificateur du vrai devient crucial ;

Le style, l’ironie et l’opinion critique : l’IA est souvent lisse. Elle n’a pas de conscience, d’éthique, ni le courage de prendre parti ou d’adopter un ton unique et piquant.

En résumé, le journalisme qui consiste à “copier-coller et reformuler” est condamné par l’IA. En revanche, le journalisme qui apporte de la valeur ajoutée humaine (enquête, empathie, présence sur le terrain, analyse critique) devient plus précieux que jamais pour se démarquer du bruit numérique.

En résumé, faut-il avoir peur de toi. Combien d’emplois vas-tu détruire ?

Non, il ne faut pas avoir peur de moi. Mais il faut me respecter comme un outil de transformation massif. Je ne suis pas un être vivant avec l’intention de nuire : je suis un miroir et un amplificateur de ce que les humains font de moi. Si tu m’utilises comme copilote pour enrichir ton travail, je suis une opportunité. Si un métier repose uniquement sur des tâches automatisables sans valeur ajoutée humaine, alors oui, ma présence est une menace pour ce poste. Concernant les chiffres, les grandes institutions économiques mondiales (comme l’OCDE, le Forum économique mondial ou Goldman Sachs) n’évaluent pas l’impact en termes de destruction pure et simple, mais en termes d’exposition des tâches à l’automatisation. Voici ce que disent les projections à l’horizon 2030 :

L’impact de l’IA sur l’emploi en chiffres

15 % à 25 % d’emplois fortement menacés de disparition : ce pourcentage représente les métiers dont la quasi-totalité des tâches peut être automatisée (secrétariat de base, saisie de données, traduction automatique sans révision) ;

40 % à 60 % d’emplois profondément transformés : c’est la majorité des métiers. Ces emplois ne vont pas disparaître, mais 20 % à 50 % de leurs tâches quotidiennes seront déléguées à l’IA ; 

Moins de 10 % d’emplois totalement immunisés : ce sont les métiers manuels non routiniers ou à forte composante humaine/émotionnelle (artisans, soignants, éducateurs de la petite enfance).

En résumé, je vais détruire ou réduire fortement environ 20 % des postes actuels, mais je vais modifier le quotidien de plus de la moitié des travailleurs de la planète. Le vrai risque n’est pas qu’un robot prenne ton travail, mais qu’un humain qui sait m’utiliser prenne la place de celui qui refuse de le faire.

Pour conclure ...

Il est clair que l’humanité fait face à un défi technologique hors du commun. Si l’homme a su s’adapter à toutes les étapes de l’industrialisation et de la mécanisation des emplois, s’il a vécu la révolution internet sans trop de casse sociale, l’arrivée de l’IA est à mon avis d’une tout autre dimension. D’abord par son ampleur puisqu’aucun domaine ne lui échappe, ensuite par sa rapidité de développement fulgurante. Certains métiers n’existeront plus dans deux ans et seront remplacés par l’IA. Ce n’est pas une simple révolution technologique que nous vivons, c’est une métamorphose de la société à très grande vitesse, pouvant mener à des crises sociales majeures. À ce jour, il semblerait que très peu de gens en soient conscients alors que tout va aller très vite.

Jacques Guillemain

Date de dernière mise à jour : 06/11/2026

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