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  • LA MORT SOCIALE

    Pour sensibiliser à la mort sociale des personnes âgées, je vais sillonner les routes de France 

    "Vivre cette aventure m'a ouvert les yeux sur le monde de la vieillesse et j'ai envie de me battre pour faire bouger les lignes" explique cette jeune femme.

    VIEILLESSE - Vous avez dû entendre parler de l’histoire de ma grand-mère et moi, sur les routes en camping-car, jusqu’à ses 103 ans, 3 mois et 3 semaines, elle que j’ai récupéré à 100 ans condamnée à une semaine de vie.

    Vivre cette aventure m’a ouvert les yeux sur le monde de la vieillesse et j’ai envie de me battre pour faire bouger les lignes. Car, si ce n’est pas la jeunesse qui monte au créneau pour ses anciens, ceux-là même qui étaient présent pour les premiers pas de cette jeunesse, ce n’est certainement pas eux qui pourront hurler leur mal-être car, avant même d’ouvrir la bouche, on les musèlera.

    On m’avait dit une semaine pour ma grand-mère, on a vécu plus de trois années de folie, malgré son incontinence, malgré son déambulateur, et on a réussi en camping-car à lui redonner ce si joli sourire.

    Faire entendre ma voix pour les personnes âgées

    Pour faire entendre mon histoire, je vais sillonner les routes de la France pendant un an, menant des conférences, me rendant dans des associations aussi bien que dans des lycées, pour expliquer que la vieillesse n’est pas une sale maladie, bien au contraire, qu’on n’a pas le droit moral d’enterrer les vieux avant l’heure sous prétexte qu’ils n’ont rien à apporter à la société, qu’on devrait les écouter et les stimuler au lieu de leur offrir un mur blanc comme seul horizon, et que même à 102 ans, on peut assister à son premier concert à Tudela, près du désert des Bardenas, ou croiser un homme tout nu sur une plage hispanique, ou faire le chemin de St Jacques de Compostelle...

    Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide!

    Sachez qu’il faut agir maintenant car, on ne dirait pas comme ça, mais ce sera à notre tour, un jour, si on ne fait rien, d’être installé face à ce mur blanc.

    «Je ne recherche pas une révolution, simplement une évolution.»

    Habituellement je me débrouille seule, mais là, pour ce combat, pour replacer de l’humanité dans nos vies, pour que la prise de conscience soit étendue, pour toucher un maximum de gens, j’ai besoin de vous car je suis persuadée que, vous aussi, vous voulez d’un monde meilleur!

    Une annonce officielle

    À partir de maintenant et pendant un an, je pars en croisade (avec mes parents qui ont été convaincus par mes arguments) offrir plus de 2000 heures de mon temps pour me battre contre la mort sociale qui touche plus d’un demi million de personnes âgées.

    Un demi million, c’est un chiffre qui, à lui seul devrait motiver chacun de nous à trouver des solutions. Imaginez que si tout le monde offre une heure par an, donc 60 millions d’heures pour combattre cette mort sociale, ça fera bouger les lignes. Et une heure dans une année, je ne trouve pas que ce soit utopiste. Moi, à ma petite échelle, je vais sillonner les routes de France pour mener des conférences, aller dans les lycées, dans les associations, rencontrer des politiciens, des hommes religieux, car l’unité est le seul mot d’ordre pour cette cause qui, si on ne fait rien, si on continue à fermer les yeux, nous touchera dans dix, 15, 20 ans et fera de plus en plus de victimes.

    Je sais que je n’ai pas de leçons de morale à donner à qui que ce soit, que ce n’est pas en culpabilisant les gens pour changer leur regard que j’arriverai à faire entendre ce murmure de personnes qui meurent en silence, chez eux, dans la totale indifférence de tous ceux qui, pourtant, un jour, les ont côtoyés.

    Je ne recherche pas une révolution, simplement une évolution. Eux se sont battus en Mai 68, à nous de nous battre pour leur offrir autre chose que le SDMB (le Syndrome Du Mur Blanc) qui, à lui seul, fait beaucoup de dégâts.

    Ni politique, ni religion, car la mort sociale touche tout un chacun

    Merci d’avoir pris cinq minutes pour me lire, car si ce soir en rentrant chez vous, vous allez embrasser vos parents, vos grands-parents, votre vieux voisin, j’aurai déjà réussi à faire trembloter les lignes et si dans un an, on se retrouve et qu’ensemble on a réussi à sauver 10-15-20 mille personnes en mort sociale, on pourra tous se regarder dans un miroir et vous pourrez être fiers de vous.

    Nous étions donc à Paris le 18 mai pour mener ma première conférence aux Petits Frères des Pauvres avec Sylvain Tesson, à Niort le 21 mai pour la fête européenne du camping-car, à Luçon le 5 juin avec le Père Pedro.

    Fiola Lauriol*

    Pour aller plus loin :

    Si vous voulez nous rencontrer, nous offrir l’hospitalité, n’hésitez pas à nous contacter sur la page Facebook “101 ans mémé part en vadrouille”, et si vous voulez organiser une conférence, une rencontre avec des associations, une rencontre dans des lycées ou autres, pour parler du fléau qui est la mort sociale, touchant plus d’un demi millions de français retraités, nous sommes là.

    * Fiona a 39 ans. Après avoir investi dans l'immobilier pour avoir un revenu régulier, elle décide de s'occuper pleinement de sa grand-mère. Auto-entrepreneure, elle a écrit un livre, habitant à la Faute sur mer, lors de la tempête de 2010, Xynthia ("Xynthia, paroles de sinistrés"). Véritable touche-à-tout et aventurière, elle a également travaillé dans les écoles privées en Afrique, fait les marchés, s'est occupée de l'animation estivale pendant une vingtaine d'année en crachant du feu, en jouant les DJ, en pratiquant des sports mécaniques. Avec ses parents, elle a beaucoup voyagé à travers une cinquantaine de pays. Autodidacte et n'ayant pas sa langue dans sa poche, elle apprend les langues pour pouvoir s'exprimer un maximum avec les autochtones. On la décrit têtue, aventurière, passionnée, mais elle pense surtout que n'ayant qu'une vie, comme tout le monde, autant en profiter le plus possible et se frayer un chemin qui n'a pas encore été emprunté, comme partir avec sa grand-mère centenaire pour découvrir le monde et respirer à fond avant qu'il ne soit trop tard.

  • LA FOLIE ROUSSEAU

    Madame Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste et bien placée pour battre Yannick Jadot au second tour de cette élection, nous étonne, nous surprend et nous inquiète fortement. Elle démontre clairement son mépris pour les règles de notre société et pour les valeurs de la République.

    SANDRINE ROUSSEAU

    Mais ce n'est pas ce sujet que nous aborderons aujourd'hui. Nous reviendrons simplement sur la « folie » soudaine de Madame Rousseau qui voudrait installer en France, sans aucune contre-partie, un revenu universel qui permettrait à un grand nombre de citoyens et de citoyennes, de ne plus travailler et de vivre totalement, si ces derniers le souhaitent, dans le parfait désœuvrement, tandis que quelques-uns - les imbéciles de service - iraient travailler pour nourrir les oisifs et les paresseux ouverts à l'inaction, traînant l'hiver dans les bistrots ou les salles de « shoot », et l'été sur les plages pour s'adonner aux exercices de la « drague ».

    En apparence, Madame Rousseau semble avoir totalement oublié que les valeurs humaines se construisent essentiellement sur le travail qui représente les principales richesses d'une société tournée vers l'avenir.

    Depuis l'existence de l'homme sur cette Terre, sa vie est édifiée sur l'effort et le labeur. Si, de nos jours, nous profitons tous des plus hautes technologies en matière industrielle, scientifique et informatique, c'est grâce au travail acharné des hommes et des femmes qui ont su imaginer, construire et promouvoir les plus grandes inventions apparues depuis plus d'un siècle.

    En l'absence du génie intellectuel ou manuel de ceux et celles qui font la prospérité de la Nation, par leurs recherches et leurs actions, notre Pays reviendrait dans les temps moyenâgeux où la misère envahissait l'espace public.

    Madame Rousseau, dans ses délires effrayants, veut engager la France sur une voie de désastre qui, au final, serait la plus terrible de tous les temps.

    Ainsi, Madame Sandrine Rousseau est un véritable danger public. Il est fortement regrettable qu'elle soit parvenue à séduire une partie de l'électorat de gauche qui n'a pas vu jusqu'à ce jour, le péril qu'elle diffuse, de plus en plus menaçant.

    Il est donc très urgent que l'on mette un terme définitif aux hallucinations de cette personne dont la présence dans l'espace politique est d'une nocivité notoire. En quelques mots, qu'elle ne puisse pas remporter la primaire écologiste face à Yannick Jadot.

    Non pas que Madame Rousseau ne soit pas une personne intelligente, cultivée et compétente. Non pas que Madame Rousseau new soit aps une économiste de valeur et appréciée.

    Mais pour des raisons purement politiques et électorales, elle dérape sans cesse et ne voit même pas les conséquences douloureuses de ses actes dont la concrétisation serait absolument désastreuse.

    Paul Reynaud - Historien