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Le corps de Marie Curie est toujours radioactif

L' histoire surprenante

Le corps de Marie Curie est toujours radioactif

Marie Curie était tellement radioactive qu'elle a été enterrée dans un  cercueil doublé de plomb.

Marie Curie (1867-1934) est la seule personne à avoir remporté des prix Nobel dans deux disciplines scientifiques différentes : elle a reçu son premier prix Nobel de physique en 1903 pour ses travaux sur les rayonnements, et un autre prix Nobel en 1911, de chimie cette fois pour sa découverte et ses travaux sur le radium et polonium.

Presque un siècle après sa mort d’une leucémie radio-induite en 1934, les objets lui ayant appartenu sont toujours radioactifs et dangereux. De ses cahiers aux choses du quotidien comme les livres de cuisine, toutes ses affaires ont dû être rangées dans des boîtes doublées de plomb. Il faudra environ 1500 ans pour que les effets de Marie Curie puissent de nouveau être manipulés sans risque. Son corps (ou plutôt on cercueil) est aussi toujours radioactif.

Marie Prieur Auteur

Extrait de Sido, de Colette.

"Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuits... Car j'aimais tant l'aube, déjà, que ma mère me l'accordait en récompense: J'obtenais qu'elle m'éveillât à trois heures et demie, et je m'en allais, un panier vide à chaque bras, vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière, vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues.

A trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus, et quand je descendais le chemin de sable, le brouillard retenu par mon poids baignait d'abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres, mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps… J'allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers. C'est sur ce chemin, c'est à cette heure que je prenais conscience de mon prix, d'un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru, le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion…

Ma mère me laissait partir, après m'avoir nommée " Beauté, Joyau-tout-en-or "; elle regardait courir et décroître - sur la pente son oeuvre - " chef-d'ceuvre ", disait-elle. J'étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temp-là ne sont pas toujours d'accord... Je l'étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu'à mon retour, et de ma supériorité d'enfant éveillée sur les autres enfants endormis."

Sido, Colette, le portrait de Sido : analyse linéaire [BAC]

Date de dernière mise à jour : 02/02/2024

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