Après l’attaque à Arras et la nouvelle crise au ProcheOrient, le patron des JO de Paris 2024 a rappelé que la candidature française a été élaborée en pleine période d’attentat en France.

Après l’attaque à Arras et la nouvelle crise au Proche-Orient, le patron des JO de Paris 2024 a rappelé que la candidature française a été élaborée en pleine période d’attentat en France.

C’est une question qui méritait d’être posée après la résurgence de la menace terroriste en France et l’augmentation significative des conflits à travers le monde. Ce lundi 16 octobre, le président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 a donc été questionné sur le risque terroriste lors de cérémonie d’ouverture des Jeux, organisés sur et aux abords de la Seine.

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Alors en Inde pour un grand oral devant les membres du CIO pour faire état de l’avancement du chantier JO et répondre aux éventuelles inquiétudes des membres du comité, Tony Estanguet est revenu ensuite face à la presse sur l’aspect sécuritaire de cette cérémonie inédite, comme le rapporte le journal L’Équipe ce lundi.

L’occasion de rappeler que les Jeux de Paris 2024 n’ont clairement pas de plan B en cas de menace terroriste trop importante en juillet 2024. « Non, il n’y a pas d’alternative pour la cérémonie d’ouverture. Cela n’a jamais été envisagé. On a pris plus d’un an pour prendre la décision de faire la cérémonie d’ouverture à cet endroit pour garantir la sécurité ».

Bien conscient du défi sécuritaire énorme que représente la première cérémonie d’ouverture des JO en dehors d’un stade, l’ancien champion olympique devenu VRP des Jeux, estime qu’« à partir de là, on sait que c’est possible et après, comme pour le reste, on adaptera ».

L’ex-céiste ajoute d’ailleurs qu’il serait impensable de « changer nos plans en fonction de ce qui arrive en ce moment parce que, depuis le début, nous sommes au meilleur niveau en matière de sécurité ».

La confiance comme mot d’ordre

Une confiance particulièrement solide dans son dispositif de sécurité qui permet de rappeler que « la sécurité est partie intégrante » du projet de la France pour ses JO. L’occasion pour Tony Estanguet de rappeler que la candidature française a été élaborée « à un moment où la France avait été attaquée », faisant ici référence aux attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan en 2015.

Raison pour laquelle, « depuis le début, les autorités et Paris 2024 font en sorte que la sécurité soit la priorité numéro 1 pour le succès des Jeux (...) chaque décision que nous prenons est partagée avec les plus hautes autorités pour s’assurer que la sécurité est garantie ». De quoi effacer quelques doutes, même si les moyens déployés pour assurer la sécurité de l’ensemble des spectateurs qui assisteront à cet événement international risquent d’être colossaux.

En marge d’une visite en Nouvelle-Calédonie, pile un an avant les Jeux de Paris, Emmanuel Macron s’était déjà montré confiant, prédisant que la France « sera prête à coup sûr » pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024.

Et s’il reconnaissait un « défi d’organisation », il avait également assuré que la France était préparée « à tous les scénarios ». « C’est une France fière d’elle-même, une France qui rayonne et une France qui va montrer qu’elle est capable du plus grand, grâce à un spectacle formidable, qu’on va finaliser à la rentrée et qui sera celui, dans un an, de cette cérémonie d’ouverture », avait-il avancé durant l’été 2023.

La Rédaction

 

Date de dernière mise à jour : 17/10/2023

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