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Journée mondiale du refus de la misère

C’est un paradoxe : Il y a, en France, près de 10 millions de pauvres. Mais les dividendes des grandes entreprises ne cessent d’augmenter et l’épargne des Français bat des records.

La Journée internationale pour la lutte contre la pauvreté commémore l’appel lancé le 17 octobre 1987 par le père Joseph Wresinski, fondateur de l’association ATD Quart Monde. C’était il y a 36 ans. Depuis, la pauvreté s’est aggravée dans tous les pays du monde. À la fin de 2022, 8,4 % de la population mondiale, soit 670 millions de personnes, vivaient dans l’extrême pauvreté.
En France, on compte environ 10 millions de pauvres, c’est-à-dire de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire, c’est-à-dire moins de 940 € par mois.

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Ceux qui n’ont rien

Apparemment les choses ne s’arrangent pas. L’inflation sur les produits de première nécessité provoque un choc depuis que les prix s’envolent dans les supermarchés. Les associations caritatives ont lancé un véritable cri d’alarme, en septembre 2023. Les restos du Cœur mais aussi le Secours Populaire Français, le Secours Catholique et d’autres ont alerté sur l’extrême précarité de nombreux Français dont certains ne prennent qu’un repas par jour. Les enfants sont les premières victimes de la pauvreté dans le pays. Et les plans de lutte conte la pauvreté sont largement insuffisants pour ceux qui n’ont rien !

Ceux qui ont tout

Au 1ᵉʳ trimestre 2023, le patrimoine financier des Français se compose de 3 677,7 milliards d’euros d’encours de produits de taux (dépôts à vue, épargne réglementée, assurance-vie en euros) et de 2 270,4 milliards d’euros d’encours de produits de fonds propres (actions cotées, non cotées, assurance-vie). Soit près de 6.000 milliards d’épargne.
Comment expliquer cet écart gigantesque entre ceux qui n’ont rien et ceux qui ont tout ? Les grandes entreprises françaises, notamment celles du CAC 40, versent de plus en plus de dividendes à leurs actionnaires au détriment, le plus souvent, des salariés.
Les Français qui ont un peu (ou beaucoup) d’argent préfèrent épargner dans la perspective de jours plus sombres. La pandémie de Covid-19, les guerres en Ukraine et en Israël incitent plus à épargner qu’à dépenser.
Ce faisant, il est vrai, l’écart se creuse inexorablement et fracture fortement et durablement la société. Les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Comme dans les pays du tiers monde où une infime minorité détient l’essentiel de la richesse du pays.

La Rédaction

 

Date de dernière mise à jour : 17/10/2023

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