COLLABORATION : Qui a été le pire collaborateur français de la période de l’occupation et comment a-t-il fini ?

Les petites chroniques de Charly Bronson

L’un des pires salauds de la collaboration française est certainement Robert Brasillach.

Esprit brillant, véritable intellectuel, romancier de renom, normalien, il a trahi la France et s’est fourvoyé.

Brasillach a mis sa plume au service de l’ennemi, encourageant toutes les violences à l’égard de ses opposants.

Même le régime de Vichy était pour lui trop « mou ».

Il était le rédacteur en chef du journal d’extrême droite Je suis partout, à seulement 28 ans.

Brasillach n’a jamais caché sa fascination pour le fascisme. Il était contre la république, contre les communistes, contre les juifs, contre les francs-maçons… Il accueille l’occupation allemande à bras ouverts et sert les intérêts de l’ennemi avec toute sa verve et son talent.

Lors de son procès, à la libération, on relira les textes immondes qu’il a couchés dans les pages de Je suis partout, parmi lesquels:

« Qu’attend-on pour fusiller les députés communistes ? C’est sans remords, mais au contraire plein d’une immense espérance, que nous vouons ces derniers au camp de concentration, sinon au poteau. »

« Il faut se séparer en bloc des juifs et ne pas garder de petits. »

De ses ennemis, il disait: « On les laissera crever sans sourciller. »

On pourra toutefois reconnaître à Brasillach un certain courage, car il ne se défausse pas face à ses juges.

« Je ne puis rien regretter de ce qui a été moi-même, » déclarera-t-il à son procès.

L’accusation réclame la peine de mort et cite notamment un article de l’intéressé, écrit en 1937 dans Je suis partout:

« Mourir pour une idée ne peut être un mal. Pour les conséquences, il faut les accepter toutes, comme il faut accepter la mort et la prison pour les œuvres de l’esprit. Rien ne paraît plus indigne que cette indulgence universelle qui, tenant les idées pour néant, s’étonne quand on veut faire porter les conséquences à ceux qui les ont professées. »

Dans ces conditions, et en l’absence de regret de la part de l’accusé, la condamnation à mort apparaît tout à fait logique.

Robert Brasillach est condamné à mort le 19 janvier 1945 pour intelligence avec l’ennemi, après un procès éclair qui ne durera que six heures.

Il est fusillé le 6 février 1945.

Ses derniers mots seront un refus d’avoir les yeux bandés.

Charly Bronson

Source: L’heure des comptes, de Pierre Vallaud (Acropole)

 

 

Date de dernière mise à jour : 12/04/2024

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