La face cachée de la famille Schwab

Le «Grand Reset» a placé le fondateur du WEF au centre de l’intérêt médiatique. Où il est question d’industrie de guerre en Allemagne, de programmes nucléaires et de contrôle de la population.

Les médias autorisés le dépeignent en philanthrope au service du progrès de l’humanité, tandis que les réseaux sociaux le caricaturent comme le génie du mal sorti tout droit des meilleurs James Bond. Depuis l’annonce de la nécessité d’opérer un «Grand Reset» vers la 4ème révolution industrielle, comme unique porte de sortie de la pandémie, le président du Forum économique mondial  (ou WEF) est au centre de l’attention. Sa promotion constante d’une gouvernance globale technocratique et transhumaniste, ses phrases chocs telles que «vous ne posséderez rien et vous serez heureux», «la nouvelle révolution technologique ne changera pas le monde, c’est vous qu’elle changera de l’intérieur» ou encore l’annonce prochaine de la «fusion entre l’identité physique, biologique, numérique» des humains par l’insertion de micro-puces, n’ont pas laissé indifférent, pour ne pas dire qu’elles ont déchaîné de vives réactions. Si bien que de nombreux internautes s’intéressent désormais au passé de l’industriel allemand et de sa famille.  

Biographies laconiques

En février 2021, dans un article intitulé «Schwab Family values», le journaliste Johnny Vedmore s’est penché sur le passé de la famille Schwab dans l’Allemagne nazie. Cette publication a déchaîné le web et a donné lieu à de multiples commentaires et fact-checkings, et cela dans plusieurs langues.

Que sait-on vraiment de Klaus Schwab ? Les sources officielles sont étonnamment pauvres. À part sa date de naissance, la page du Forum économique mondial ne mentionne rien avant l’obtention de ses premiers diplômes en 1957. La page française de Wikipedia note :

«Les parents de Schwab s’installent en Suisse au début des années 1930. Avec la nomination d’Adolf Hitler comme chancelier du Reich, le père de Schwab est invité à défendre les intérêts de l’industrie suisse en Allemagne. La famille déménage à Ravensburg peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale et Klaus Schwab naît le 30 mars 1938 à Ravensburg».

Elle précise aussi que la famille était «surveillée par la Gestapo» (selon les dires de Schwab), une mention qui fait penser à une prise de distance face au régime nazi.

Mais la version anglaise de la même page amène un autre son de cloche, par une précision importante : «son père a assumé le rôle de directeur chez Escher-Wyss AG, une industrie qui travaillait pour le régime nazi». Quant à la version allemande de Wikipedia, elle fait l’impasse sur la Gestapo et ajoute que la famille bénéficiait d’un régime de faveur pendant la guerre.

Travailleurs forcés

Un post accusant Eugen Schwab d’avoir été un proche d’Hitler a beaucoup circulé sur le web et alimenté les rubriques des fact-checkers. À gauche, on reconnait Klaus Schwab, à droite «son père Eugen Schwab, industriel et fasciste, proche de Hitler». Le message dit aussi que «son père dirigeait la compagnie Escher-Wyss et avait son propre camp de concentration où les prisonniers devaient travailler pour rien».

Le débunkage de ce fake par l’Agence France Presse est assez intéressant. Il détaille longuement le montage photo pour montrer qu’il ne s’agit pas d’Eugen Schwab, mais d’un ancien militaire nommé Walter Dybilasz, dont on explique le parcours. Tout à la fin de l’article, l’AFP confirme de manière très sommaire le travail forcé dans la fameuse usine de Ravensburg en citant trois sources :

Silke Schoettle, responsable des archives municipales de Ravensburg, qui déclare que :

«Escher-Wyss, comme d’autres entreprises, a eu recours à des travailleurs forcés et étrangers provenant d’un camp nazi».

Peter Faessler, un historien allemand, pour qui : «les documents de la dénazification ne permettent pas de connaître les opinions politiques de Eugen Schwab».

Mais qui confirme également que le recours au travail forcé chez Escher-Wyss était certain.

Neils Weise, un historien de Munich, lequel estime que :

«Même si Escher-Wyss a apparemment participé à l’utilisation inhumaine du travail forcé dans l’économie de guerre nazie, cela ne peut certainement pas être attribué à une relation spéciale entre le directeur commercial et Hitler… Eugen Schwab n’avait pas son propre camp de concentration».

Tout cela n’est pas «rien» et mérite certainement un complément d’enquête.

Comme le relève Johnny Vedmore, Eugen Schwab employait effectivement des travailleurs forcés dans son entreprise. En août 2020, un rapport sur le travail forcé et les crimes de guerre ayant eu lieu dans les usines suisses en Allemagne a été adressé à l’ATS, l’agence nationale de la presse suisse. Il en ressort que la majorité de ces entreprises a utilisé des prisonniers de guerre, et que c’est aussi le cas d’Escher-Wyss, dans ses deux implantations de Ravensburg et Lindau. À Ravensburg, l‘archiviste de la ville, Andrea Schmuder, a noté que l’usine avait employé entre 198 et 203 travailleurs civils et prisonniers de guerre. Quant au «petit camp dans l’usine pour les travailleurs prisonniers», il est mentionné par Karl Schweizer, un historien local de Lindau, où la firme avait une seconde implantation.

​Escher-Wyss, des armes de guerre au nucléaire

Toujours selon cet article, durant la guerre, Escher-Wyss a des contrats avec la Wehrmacht pour produire différentes pièces et machines utiles à l’effort de guerre. Elle fabrique par exemple des pièces pour les avions de chasse allemands. Mais l’usine est surtout leader dans la technologie des grandes turbines. Celles-ci servent aux barrages hydroélectriques et centrales électriques. Escher-Wyss est chargée de la conception d’une turbine de 14 500 CV pour une usine hydroélectrique d’importance stratégique Norsk Hydro à Vemork en Norvège. Cette usine était la seule entreprise sous contrôle nazi capable de produire de l’eau lourde, un ingrédient essentiel à la fabrication du plutonium pour le programme de la bombe atomique. Les Allemands avaient investi d’énormes ressources dans la production d’eau lourde (aussi appelée deutérium), car ils savaient que l’arme nucléaire pourrait être un élément décisif dans l’issue de la guerre. Leur programme échoua pour diverses raisons, notamment une série d’attaques et de sabotages. En 1942 et 1943, Norsk Hydro fut la cible de raids aériens et plus de 400 bombes furent larguées sur les installations. Par la suite en 1944, des navires allemands tentèrent de ramener de l’eau lourde en Allemagne, mais la résistance norvégienne réussit à les couler.

Une information dont on parle moins sur les réseaux est le fait qu’après la guerre, et même après l’arrivée de Klaus Schwab à la direction de la firme, Sulzer Escher-Wyss a été impliquée dans la fabrication et l’installation de la technologie nucléaire, y compris dans le domaine des armes. En 1967, l’Afrique du Sud avait construit le SAFARI-2, un réacteur modéré à l’eau lourde (la même technologie qu’à l’époque nazie) dans le cadre d’un projet de production de plutonium à Pélindaba. Les Suisses et les Sud-Africains ont entretenu des relations étroites durant cette période de l’histoire, où il n’était guère facile pour le régime brutal de l’apartheid de trouver des alliés proches. Ces informations proviennent d’un rapport sur «les relations entre la Suisse et l’Afrique du Sud 1948-1994 – Rapport final du PFN 42+» mandaté par le Conseil fédéral suisse et dirigé par l’historien Georg Kreis, professeur émérite à l’université de Bâle. Dans le volet consacré à l’exploration des relations militaires entre les deux pays, l’historien Peter Hug a rapporté comment Sulzer AG a livré des composants essentiels à l’enrichissement de l’uranium sud-africain servant à la fabrication des six bombes atomiques produites par l’Afrique du Sud. Il affirme également que :

En 1977, la société Gebrüder Sulzer AG a clairement indiqué qu’elle fournirait une technologie hautement sensible au programme sud-africain d’enrichissement de l’uranium et a «expressément» rejeté «tout jugement politique». Comme il s’agissait d’un «marché de trois chiffres en millions de francs», Sulzer aurait été prête à «aller jusqu’au bout de ses possibilités juridiques».

À cette époque, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté la résolution 418 qui imposait un embargo obligatoire sur les armes à destination de l’Afrique du Sud, embargo qui ne serait pas entièrement levé avant 1994.

À la lecture du rapport Peter Hug, le président de la commission d’enquête Georg Kreis a pointé le fait que ces agissements avaient probablement bénéficié d’un certain laisser-faire de la part des autorités :

«Le fait que les autorités aient adopté une attitude de laisser-faire même après mai 1978 apparaît dans un échange de lettres entre le Mouvement Anti-Apartheid et la DFMA en octobre/décembre 1978. Comme l’explique l’étude de Hug, le Mouvement anti-apartheid de Suisse s’est appuyé sur des rapports allemands selon lesquels Sulzer Escher-Wyss et une société appelée BBC avaient fourni des pièces pour l’usine d’enrichissement d’uranium sud-africaine, et sur des crédits répétés à ESCOM, qui comprenaient également des contributions considérables de banques suisses. Ces affirmations ont conduit à se demander si le Conseil fédéral, compte tenu de son soutien fondamental à l’embargo de l’ONU, ne devrait pas inciter la Banque nationale à ne plus autoriser de crédits pour ESCOM».

L’ascension d’un technocrate

Au sortir de leur scolarité à Ravensburg, Klaus Schwab et son jeune frère Urs ont tous deux dû suivre les traces de leur grand-père, Gottfried, et de leur père, Eugen, en commençant une formation d’ingénieur en mécanique. Klaus entame un parcours d’études impressionnant où il obtient de nombreux diplômes, tout en se formant également dans l’industrie. De 1957 à 1967, il décroche un doctorat en ingénierie à l’École polytechnique fédérale de Zurich, un doctorat en économie à l’université de Fribourg et une maîtrise en administration publique de la John F. Kennedy School à Harvard, aux États-Unis.

À Harvard, il suit les cours de Henry Kissinger, qui deviendra son mentor et dont il dira plus tard qu’il fait partie des trois ou quatre personnalités qui ont le plus influencé sa pensée.

Henry Kissinger et son ancien élève, Klaus Schwab, accueillent l’ancien
Premier ministre britannique Ted Heath lors de la réunion annuelle
du WEF en 1980. Source : Forum économique mondial

En 1969, la firme suisse Sulzer achète 53% des parts de la société Escher-Wyss qui devient officiellement Sulzer AG. La même année, au retour de Harvard, Klaus Schwab fait son entrée officielle dans le monde des affaires en prenant la tête de la nouvelle société. Il contribue à en faire une entreprise qui ne se réduit pas à être un géant de la construction de machines, mais qui investit dans des nouvelles technologies, notamment dans le domaine médical.

Schwab introduit aussi un nouveau style de management pour inciter «tous les employés à accepter les impératifs de la motivation et d’assurer chez eux un sens de la flexibilité et de la manœuvrabilité» et s’empresse de le diffuser dans le milieu de l’industrie. Avec l’aide de la presse suisse, il organise une «Journée de presse sur l’industrie mécanique», pour présenter les nouveaux modèles de gestion d’entreprise. Au cours de cet événement, il déclare que les entreprises qui fonctionnent sur des modèles autoritaires sont incapables d’activer pleinement leur «capital humain». Cette notion de capital humain sera centrale à l’approche du «capitalisme des parties prenantes» (ou stakeholder capitalism), une notion selon laquelle la finalité de l’entreprise dépasse le seul bénéfice de ses actionnaires, mais doit se concevoir avec l’ensemble des acteurs du contrat social. Schwab en tire un ouvrage qui sera le fondement de la philosophie du Forum de Davos et de sa 4ème révolution industrielle.

​La fondation du Forum économique mondial

En 1970, le jeune Klaus Schwab écrit à la Commission européenne pour lui demander de l’aider à créer un «groupe de réflexion non commercial pour les chefs d’entreprise européens». La Commission européenne sponsorise l’événement et envoie le français Raymond Barre comme «mentor intellectuel» du forum. Raymond Barre, qui était à l’époque commissaire européen aux affaires économiques et financières, devient par la suite Premier ministre français (note : Barre fut accusé de tenir des propos antisémites pendant son mandat).

En 1971, la première réunion du Forum économique mondial – alors appelée «European Management Symposium» – a donc lieu à Davos, en Suisse. 444 participants de 31 pays prennent part à ce premier symposium européen sur le management, principalement  des dirigeants d’entreprises européennes, des politiciens et des universitaires américains. Otto von Habsburg, fils ainé de Karl Wilhelm, dernier empereur d’Autriche et roi de Hongrie, héritier en titre du quatrième Reich, y prononce le discours d’ouverture.

Bien qu’il ait toujours été présenté comme une initiative spontanée de Schwab, ce premier symposium européen n’était peut-être un projet si spontané ni original qu’on ne l’affirme. Il semble que l’influence d’Henry Kissinger et de John Kenneth Galbraith, les principaux économistes et conseillers du gouvernement américain de l’époque, y ait été pour beaucoup.

Dès les années 50, le séminaire international dirigé par Henry Kissinger servait de source de renseignement et d’influence à la politique étrangère des Américains à travers une collaboration et des financements de la CIA et du FBI. Au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont créé de manière proactive de nombreux programmes de ce type dans le but de former de jeunes dirigeants étrangers potentiels et de les installer à des postes de pouvoir, au sortir de diverses révolutions, souvent provoquées par leurs services. La raison principale de la création de ces programmes était ostensiblement de combattre et d’empêcher l’infiltration communiste dans les États étrangers, tout en s’assurant que les futurs dirigeants mondiaux seraient favorables aux intérêts américains. L’autre raison était une capture des ressources étrangères, pétrole et autres minerais devant assurer la subsistance et la prospérité des États-Unis.

Henry Kissinger est resté l’éminence grise de Davos jusqu’à sa fin

Technocratie et vision malthusienne

En parallèle au séminaire de Kissinger, l’autre forum influent qui a suscité la création du symposium de Klaus Schwab est le Club de Rome. Il s’agit d’un groupe de réflexion de l’élite financière et intellectuelle qui reflète le Forum économique mondial à bien des égards, notamment dans sa promotion d’un modèle de gouvernance mondiale dirigé par une élite technocratique. Le Club avait été fondé en 1968 par l’industriel italien Aurelio Peccei et le chimiste écossais Alexander King, lors d’une réunion privée dans une résidence appartenant à la famille Rockefeller à Bellagio, en Italie.

«The Limits to Growth» (Les limites de la croissance), un livre publié en 1972, en résumait la philosophie. Il traitait essentiellement de la notion de surpopulation mondiale et avertissait que «si les modes de consommation et la croissance démographique du monde se poursuivaient au même rythme, la terre atteindrait ses limites d’ici un siècle». Ce fut le sujet principal de la troisième réunion du Forum économique mondial en 1973, au cours de laquelle Peccei y défendit ses arguments. La même année, le Club de Rome publia aussi un rapport proposant un modèle «adaptatif» de gouvernance mondiale qui diviserait le monde en dix régions économiques/politiques interconnectées.

Le Club de Rome a longtemps été controversé pour son obsession à vouloir réduire la population mondiale, que les critiques estiment influencées par l’eugénisme et le néo-malthusianisme. Dans un autre ouvrage du Club de Rome, The First Global Revolution, publié en 1991, il déclara que de telles politiques pourraient obtenir un soutien populaire si les masses étaient capables de les associer à une lutte existentielle contre un ennemi commun.

La première révolution mondiale contient un passage éclairant à ce propos, intitulé «L’ennemi commun de l’humanité est l’Homme» :

«En cherchant un ennemi commun contre lequel nous pourrions nous unir, nous avons eu l’idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d’eau, la famine et d’autres phénomènes de ce genre, feraient l’affaire. Dans leur ensemble et leurs interactions, ces phénomènes constituent effectivement une menace commune qui doit être affrontée tous ensemble. Mais en désignant ces dangers comme l’ennemi, nous tombons dans le piège, dont nous avons déjà averti nos lecteurs, à savoir confondre les symptômes avec les causes. Tous ces dangers sont dus à l’intervention de l’homme dans les processus naturels, et ce n’est qu’en changeant d’attitude et de comportement qu’on peut les surmonter. Le véritable ennemi est donc l’humanité elle-même».

Dans les années qui ont suivi, l’élite commune à ces forums a fréquemment soutenu que les méthodes de contrôle de la population sont également essentielles pour protéger l’environnement (on pense aux discours d’Al Gore ou de Bill Gates innovating to zero). Il n’est donc pas surprenant que le Forum économique mondial utilise aujourd’hui de la même manière les questions du climat et de l’environnement pour faire valoir la nécessité de politiques autrement impopulaires, comme celles du Grand Reset.

Aurelio Peccei a également promu ses thèses à la 3ème assemblée du WWF

Cette vision malthusienne était aussi largement partagée par Henry Kissinger, le mentor de Schwab. En 1974, en tant que conseiller à la sécurité nationale du président Nixon, il supervise la rédaction d’un mémo surnommé «le Kissinger report», qui a fait du contrôle de la population une arme de «guerre froide». L’argument majeur qu’il développe est que la sécurité nationale des États-Unis dépend du contrôle démographique des populations et que cela nécessite la promotion de l’avortement, de la stérilisation et de la contraception dans le monde entier.

Fruit d’une collaboration entre la NSA, la CIA, le département d’État et le Pentagone, Le National Security Study Memorandum 200 (NSSM 200) ou «Rapport Kissinger» a été gardé secret jusqu’en 1989. La croissance rapide de la population mondiale y est présentée comme une menace pour la sécurité des États-Unis, car elle entraînerait une concurrence pour les matières premières nécessaires à l’économie américaine et offrirait à l’Union soviétique et à la Chine la possibilité de promouvoir des révolutions communistes et de recruter des États-clients.

C’est ainsi que le contrôle de la population a été pris en compte comme une «arme de guerre froide». Le résultat immédiat a été une augmentation considérable des dépenses consacrées au contrôle de la population par les États-Unis et leurs alliés, notamment via des programmes d’aide au développement et aux politiques de la santé globale menées avec USAID et l’Organisation mondiale de la santé. Des dizaines de pays dans le monde ont été identifiés comme cibles, en particulier ceux qui étaient considérés comme vulnérables aux insurrections communistes, tels que la Thaïlande et les Philippines, et ceux qui étaient riches en métaux précieux, comme les pays du sud de l’Afrique.

​Un continuum idéologique ?

Vera Sharav aux 75 ans de Nuremberg. À 86 ans, cette rescapée des camps
a réalisé une série pour avertir le monde d’un retour totalitaire

Sortie en 2023, la série «Plus jamais ça, c’est maintenant et mondial» réalisée par Vera Sharav, une ancienne rescapée des camps nazis, montre comment les mesures qui ont été mises en place lors de la montée du nazisme en 1933 sont étonnamment proches des «mesures de lutte» et de sortie de crise mises en place durant et après la pandémie. Ces descendants de la Shoah ont rappelé que les discriminations et le contrôle sans cesse renforcés ont tout d’abord été pris par «peur des maladies», sous prétexte d’hygiène et que l’un des grands leitmotiv de la propagande hitlérienne était aussi le «lebensraum», la nécessité pour les Allemands de mener une politique expansionniste basée sur le besoin de ressources et de la supériorité du peuple allemand à les gérer. Cette vision malthusienne, certes poussée à l’extrême par les nazis, a de nombreux points communs avec les politiques qui ont été prônées par le Club de Rome et l’Amérique de Kissinger.

C’est dans ce contexte que l’on peut situer les appels croissants des participants au Forum de Davos à la constitution d’une gouvernance mondiale, cette fois non pas sous le joug d’une nation, mais sous le contrôle des grands acteurs du «stakeholder capitalism», grands fonds d’investissement, grandes corporations et organisations internationales. Klaus Schwab se vante d’avoir infiltré les cabinets politiques de nombreux pays et la plupart des dirigeants actuels sont «formés» à son école de Young Global leaders.

Et pour terminer, il ne faut pas non plus oublier les interventions répétées de Yuval Noah Harari, l’un des principaux représentants de la philosophie transhumaniste, considéré comme l’un des nouveaux maîtres à penser du Forum économique mondial. Entre le surhomme d’hier et l’homme augmenté d’aujourd’hui, le parallèle est évident. Sa vision de l’avenir est celle d’un totalitarisme absolu sur les peuples et les individus par la technologie l’intelligence artificielle. Harari prédit un système plus efficace que les régimes de Staline et d’Hitler, où les êtres humains seront contrôlés jusque dans leurs pensées et jusque ‘sous la peau’. Elle traduit aussi un parfait mépris pour «les masses de gens inutiles» pour qui la seule issue sera sans doute «la drogue et les jeux vidéos».

Dans la vidéo «Klaus Schwab est-il l’homme le plus dangereux du monde ?» l’humoriste Russel Brand reprend de nombreux extraits de Klaus Schwab et de Yuval Noah Harari.

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Date de dernière mise à jour : 18/01/2024

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