
Le président n'a pas l'intention de démissionner et compte faire aboutir certaines réformes qui lui tiennent à cœur.
Emmanuel Macron a assuré mercredi soir qu’il irait jusqu’au bout de son mandat et resterait «jusqu’à la dernière seconde au travail», alors que des voix se sont élevées jusqu’au sein du camp présidentiel pour réclamer une présidentielle anticipée. «Je serai jusqu’à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d’être à la hauteur du mandat que vous m’avez confié», a déclaré le président lors de ses voeux aux Français pour 2026. En octobre, son ancien Premier ministre Edouard Philippe avait réclamé une présidentielle anticipée, estimant que «l’Etat n’est plus tenu».
Faire aboutir ses « derniers chantiers »
Le président a ajouté qu'il était «indispensable» que le gouvernement et le Parlement s’attellent «dès les premières semaines de l’année» 2026 à «bâtir des accords» pour «doter la Nation d’un budget», a affirmé Emmanuel Macron mercredi soir dans ses voeux aux Français. Le projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen au Parlement n’a pu être achevé avant le 31 décembre, doit revenir à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des Finances.
L’année 2026 «peut être et sera une année utile», a-t-il enchaîné, promettant de «veiller tout particulièrement à ce que plusieurs grands chantiers puissent aboutir» avant la fin de son second quinquennat.
Le chef de l’Etat a aussi évoqué «les premiers pas du service national pour l’engagement (des) jeunes», sur la base du volontariat à partir de septembre. Il a aussi promis de «protéger (les) enfants et (les) adolescents des réseaux sociaux et des écrans», via un projet de loi pour interdire les téléphones portables au lycée et l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans.
Une élection 2027 à l'abri des influences étrangères
Il s’est engagé à aller «au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie», promise lors de sa réélection à l’Elysée en 2022. Le texte, voté à l’Assemblée nationale, doit encore être examiné au Sénat à partir du 20 janvier.
Enfin, Emmanuel Macron a assuré qu’il ferait tout pour que la présidentielle de 2027 se déroule «à l’abri de toute ingérence étrangère». «Je ferai tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère», a déclaré le président français.
Les ingérences numériques étrangères, les tentatives de manipulation de l’opinion sur les réseaux sociaux et les actions de piratage se sont multipliées ces dernières années dans la plupart des campagnes électorales en France et les municipales de mars 2026 et la présidentielle de 2027 n’échapperont pas à la règle, selon le service Viginum, chargé de la lutte contre ces déstabilisations.
La Rédaction