ÉDUCATION - La priorité de Chantal Mauchet, préfet de l’Ain : fermer une école catho de 17 élèves

Ain. La nouvelle préfète se saisit des dossiers « en toute humilité »

L’État profond français, c’est tout un corps de hauts fonctionnaires, et, entre autres, ses préfets, agents zélés du pouvoir, prêts à obéir, historiquement, à de rares exceptions, à tous les ordres, même les plus liberticides.

Mais parfois, leur priorité est curieuse. Voilà, dans l’Ain, une école appelée Pauline-Marie Jaricot, située dans la ville de Châtillon-sur-Chalaronne, 5000 habitants.

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Certes, cette école a de quoi irriter toute la gauche et la bien-pensance. Elle est hors contrat, ce qui signifie que les parents en assument l’ensemble des frais, salaire des enseignants, entretien des locaux, charges administratives, etc. Elle ne comporte que dix-sept élèves, on peut donc penser qu’elle regroupe environ une petite dizaine de familles.

Encore plus grave, elle ne comporte que des jeunes filles, qui, par leur tenue, uniforme, ne cachent pas que la sensibilité de l’école serait plutôt catholique.

On peut donc penser que les parents qui, au prix de lourds sacrifices financiers, inscrivent leurs enfants dans une telle école n’ont pas envie qu’ils subissent le lavage de cerveau et le nivellement par le bas de l’école publique, et même des écoles privées sous contrat.

C’est justement ce que n’ont pas admis les éternels commissaires politiques de gauche et les petits flics de l’Éducation nationale. En l’espace d’un an, l’école a subi trois arrêtés préfectoraux, trois inspections académiques et quatre mises en demeure, une disproportion flagrante pour un établissement de seulement 17 élèves.

La directrice, Thérèse Madi, avait été l’objet, dans les médias, de violentes attaques quant au projet éducatif de l’école.

Et bien sûr, la préfecture de l’Ain, et son préfet Chantal Mauchet, qui préfère qu’on l’appelle préfète que préfet, montrant son mépris de la langue française, a, outre trois arrêtés préfectoraux menaçants, cédé sans résister à la pression de la gauche et des commissaires politiques de l’Éducation nationale, laissant dix-sept jeunes élèves sans école pendant plusieurs jours, simplement pour satisfaire une idéologie totalitaire qui veut enfermer tous les enfants dans le même moule éducatif.

Fort heureusement, le tribunal administratif a eu le courage de résister aux décisions de la préfecture et a sévèrement recalé l’arrêté de Chantal Mauchet, accusée d’avoir gravement remis en cause la liberté d’enseigner, rien de moins. Cela s’appelle une faute professionnelle et, dans un pays normalement dirigé, devrait valoir de sévères sanctions contre la coupable. Mais en France, les dirigeants de l’État profond savent qu’ils peuvent tout se permettre et ne risquent rien.

On souhaite bien du courage à l’équipe enseignante mais on craint que les harceleurs n’aient pas rendu les armes.

Lucette Jeanpierre

Date de dernière mise à jour : 29/11/2025

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