DRAME DE CRANS-MONTANA - 40 morts et 119 blessés dont 71 Suisses, suite pénale possible

«Nous avons conscience du côté insoutenable de chaque minute qui passe sans réponse», a souligné Mathias Reynard, sur le temps nécessaire à l'identification des victimes.

«Nous avons conscience du côté insoutenable de chaque minute qui passe sans réponse», a souligné Mathias Reynard, sur le temps nécessaire à l'identification des victimes.

Les autorités livrent les dernières informations sur l'incendie. Les bougies incandescentes sont pointées du doigt.

«Une quarantaine de personnes décédées et environ 115 personnes blessées, pour la plupart grièvement». Tel était le dernier bilan de la tragédie de Crans-Montana, annoncé jeudi en fin de journée. Il a été affiné. On dénombre pour l'heure exactement 40 personnes décédées et 119 blessés.

Les autorités valaisannes ont fait le point de la situation ce vendredi. La conférence de presse, qui s'est tenue à Sion, a débuté vers 15 h 15.

Le conseiller d’État Mathias Reynard a d'abord à nouveau adressé ses pensées aux familles et aux proches des victimes, au nom du gouvernement valaisan, dont il est le président. «Nous avons conscience du côté insoutenable de chaque minute qui passe sans réponse», a-t-il souligné, parlant du temps nécessaire à l'identification des défunts. Puis il a indiqué le dernier bilan, qui a été précisé: 40 morts.

«Le destin d'environ 160 personnes a basculé dans l'horreur», a ensuite lancé le commandant de la police cantonale Frédéric Gisler. Puis il a égrené les chiffres à sa disposition. 40 victimes. 119 blessés, dont 113 formellement identifiés. 71 sont des Suisses, 14 des Français, 11 des Italiens. Il y a aussi, parmi les blessés identifiés, 4 Serbes, un Bosnien, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.

«C'est notre priorité absolue»

Pour l'identification formelle des défunts, le travail des spécialistes se poursuit. «C'est notre priorité absolue», a insisté Frédéric Gisler.

Dans le communiqué de presse qui a suivi, il est expliqué, à propos des personnes décédées, que «des dossiers ante mortem ont été ouverts en lien avec plusieurs pays, dont la Suisse, la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, le Congo, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.»

La procureure générale Beatrice Pilloud a ensuite pris la parole. Elle a expliqué que, en l'état de l'avancement de l'enquête, «tout laisse à penser» que le feu est parti des bougies incandescentes sur les bouteilles de champagne, qui auraient été approchées trop près du plafond. La procureure a spécifié que la mousse, posée au plafond pour l'insonorisation, fait partie des éléments centraux des investigations. Mais elle a demandé de ne pas se perdre en hypothèses avant la fin de l'enquête.

Beatrice Pilloud a ajouté que les deux gérants français du Constellation ont été entendus, en tant que «personnes appelées à donner des renseignements», pour l'heure pour mieux comprendre la tragédie. Selon les résultats de l'enquête, elle a cependant noté que des responsabilités pénales pourraient être examinées, par exemple pour incendie par négligence ou homicide par négligence.

Une cérémonie sera organisée à Crans-Montana la semaine prochaine, le vendredi 9 janvier, pour rendre hommage aux victimes.

La police cantonale valaisanne a mis en place une helpline, destinée aux familles mais aussi aux blessés et aux témoins: 0848 112 117.

La Rédaction

Date de dernière mise à jour : 02/01/2026

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