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MÉDIAS - Quand France Inter invite un influenceur suspecté d’apologie du terrorisme

 

Les meilleurs films de 2025 - Mehdi Maizi - YouTube

Un invité à la légitimité pour le moins douteuse. Ce lundi 29 décembre, la radio France Inter recevait un certain « Regelegorilla » dans l’émission À la régulière, animée par Mehdi Maïzi. Le jeune homme y était invité pour commenter l’actualité cinématographique et révéler ses coups de cœur de 2025. « Je suis passé chez France Inter pendant une heure pour parler des films de l’année ! », a-t-il ensuite fanfaronné sur ses réseaux sociaux.

Il faut dire que l’invitation n’allait pas vraiment de soi. Si ce « Regelegorilla » - Riad, de son vrai prénom - reste un parfait inconnu pour le grand public, les utilisateurs de la plateforme X n’ont pas cette chance. Les tweets haineux du jeune youtubeur lui ont valu une notoriété dépassant les frontières des réseaux d’extrême gauche. Après l’assassinat de Charlie Kirk aux États-Unis, par exemple, il s’était distingué par son indécence, qualifiant le défunt de « véritable fils de pute ». « Que le corps soit encore chaud ou pas, il faut rappeler que Charlie Kirk était une grosse merde », avait-il encore éructé, dans une vidéo nauséabonde. Il avait ensuite agi de la même manière le 28 décembre dernier, après la mort de Brigitte Bardot, « une connasse » selon ses termes. « J’ai du mal à respecter les racistes (…) Elle vraiment, c’était la vieille conne raciste », avait-il déclaré, quelques heures à peine avant d’être invité sur France Inter…

« Appelez au meurtre, au harcèlement, au terrorisme, vous ouvre des portes et des opportunité commerciales... Quand vous êtes de gauche », a exprimé un internaute averti, surpris de voir un tel profil être complaisamment mis en avant. Ce « Regelegorilla » a en effet une fâcheuse tendance à traiter de « nazi » et de « raciste » quiconque ne partage pas ses opinions politiques. Le 24 octobre, il ciblait une nouvelle fois les « racistes, nazis, fachos et autres membres du KKK », indignes selon lui de son empathie. « Leurs avis ne sont pas légitimes politiquement, ce ne sont pas juste des avis différents », expliquait-il à ses - trop - nombreux followers. Le mois précédent, il était allé encore plus loin en qualifiant la féministe Marguerite Stern de « putain de nazie de merde ». Des termes injurieux et potentiellement dangereux, dans la mesure où chacun sait quel châtiment méritent les « nazis »…

Des propos signalés à la justice

Le jeune homme cible à longueur de tweets les « racistes » et les « nazis », mais ne semble pas opposé à une certaine forme d'épuration ethnique. Le 29 septembre, il s’était ainsi réjoui de ne voir plus « aucun blanc (sic) » dans les rues de Londres, « la ville cosmopolite par excellence dont devrait s’inspirer la France ». Pour se rendre compte de la vilénie d’une telle déclaration, il faut la placer dans le contexte opposé : imaginez un influenceur de droite qui appellerait de ses vœux la disparition des Noirs dans une ville d’Afrique. La gauche y verrait - à raison - des propos racistes.

L’influenceur dénonce par ailleurs les dangers de l’extrême droite, mais n’est peut-être pas contre toute forme de violence. Le 19 octobre, il avait comparé Vincent Bolloré à Adolf Hitler et appelé de manière suggestive à la lutte contre le rachat d’UGC par Canal+. « Ce qu'on va devoir faire dans les cinémas UGC en 2028 », avait-il alors indiqué en commentaire d’une image tirée du film Inglorious Bastards de Quentin Tarantino représentant la préparation d'un massacre dans un cinéma… « Cette publication visible par un large public détourne une scène de fiction à des fins d'incitation politiques violentes. En évoquant une "tuerie" à venir dans un lieu public réel, elle peut être perçue comme une provocation directe à la violence et comme une menace grave à l'ordre public, avait écrit le député RN Alexandre Allegret-Pilot dans une lettre adressée à la procureur de la République de Paris. Leur banalisation sous couvert de lutte contre un nazisme imaginaire serait de nature à fragiliser la société ».

La venue de ce sinistre personnage sur les antennes de Radio France souligne une nouvelle fois la prise en otage de l’audiovisuel public par l’extrême gauche. Pendant que les Michel Onfray, Philippe de Villiers ou Gilles-William Goldnadel restent blacklistés, des individus de la pire espèce y ont micro ouvert. Cette invitation illustre également l’inexorable chute du niveau intellectuel des médias d’État. On avait fait le deuil des émissions réellement instructives, on s’était habitué aux « experts » militants et autres pseudo scientifiques, il faudra désormais faire avec les youtubeurs sans éducation et les influenceurs bas du front.

Jean Kast

Date de dernière mise à jour : 02/01/2026

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